Twilight – Chapitre 3 : Hésitation de David Slade (2010) par Tootsif

DE PIRE VAMPIRE

Des morts suspectes dans les environs de Seattle laissent présager une nouvelle menace pour Bella. Victoria cherche toujours à assouvir sa vengeance contre elle et rassemble une armée. Malgré leur haine ancestrale, les Cullen et les Quileutes vont devoir faire une trêve et s’associer pour avoir une chance de la sauver. Mais Bella est obligée de choisir entre son amour pour Edward et son amitié pour Jacob tout en sachant que sa décision risque de relancer la guerre entre les deux clans. Alors que l’armée de Victoria approche, Bella est confrontée à la plus importante décision de sa vie.

Prétentieux, de mauvaise foi, râleur sont les termes les plus souvent usités pour me qualifier. Bref, pas des qualités mais je n’en suis pas peu fier pour autant. Et, au milieu de cet amas de défauts surnagent tant bien que mal quelques qualités, petites lueurs d’espoir d’une âme peut être pas totalement pervertie……

Et parmi ces petites lumières qui éclairent faiblement les tréfonds de ma petite personne, il y a la persévérance.

La persévérance. Voilà bien l’une des (trop) rares qualités dont je suis affublé. Cette dernière me permet d’affronter les jeux au gameplay pourris et à la difficulté insurmontables, les livres au style trop lourd, les films a priori pourris et autres médias moribonds en espérant qu’à un moment ou un autre la situation va s’améliorer et que derrière ces tares incommensurables il y a peut être quelque chose à sauver. Bref comme Luke parlant de son père, je crois qu’ « il y a encore du bon en lui ».

Cette persévérance (ou cette naïveté ?) ne va naturellement pas sans s’accompagner de cris de rage, de soupirs d’ennui, mais parfois elle paie et un naufrage annoncé se transforme parfois en divine surprise. Et on est content.

Seulement, je dis bien parfois. Car, hélas, dans la majorité des cas cette persévérance ne sert à rien et je m’inflige inutilement des bouzasses que j’aurais pu (du) éviter.

Et pire encore, dans des cas très spécifiques, cette persévérance se transforme en masochisme pur et simple.

Et c’est le cas de la saga Twilight. Comment en suis-je arrivé à m’infliger un tel supplice ? Naturellement un pari débile avec une amie est à l’origine de cet enfer : oui je suis capable de supporter sans broncher (ou pas) de la guimauve pour midinettes (et même pas de bonne qualité) !

Et, si le premier épisode m’avait plutôt surpris en ne se foutant pas de la gueule du public cible grâce à une jolie direction artistique, le second opus me conduisit à deux doigts de la dépression en touchant les rivages du néant absolu.

Dans un cas comme ça, j’aurais du dire stop ! Plus jamais ça ! Mais non, quand je commence quelque chose je vais généralement jusqu’au bout du truc, quitte à y perdre ma santé mentale (j’ai fait exactement la même chose pour l’autre petit con de magicien binoclard) !

Donc j’ai maté Twilight 3.

Et je l’ai maté en espérant un sursaut par rapport au 2eme opus.

Deux raisons me laissaient penser que le niveau allait être supérieur à ses grands frères : le choix du réalisateur et le pitch.

En effet, on retrouve ici à la manœuvre le réal David Slade, auteur du plus que correct et sanguinolent 30 jours de nuit. Ce choix laissait en effet penser que, un, on allait cette fois voir des vrais vampires (parce que si dans Twilight y en a, je les cherche encore), et deux, que le rythme allait être plus nerveux (en même temps ce ne serait pas bien difficile) avec une tension accrue (ce qui là aussi n’était pas bien difficile) par rapport à ses prédécesseurs.

L’autre chose qui me laissait espérer un film plus à même de moins m’emmerder (je vais pas dire plaire, faut pas abuser quand même) c’est que d’après ce que l’on m’avait dit dans cette épisode il pourrait y avoir plus de tension. Une tension accrue tant sur le rythme que sur le plan sexuel.

En effet, a priori cet épisode devait mettre en scène des bastons entre vampires et loups garous. Bref une atmosphère guerrière devait surplomber la tranquille et molle bourgade de Forks et l’odeur du sang enfin planer (un comble pour un film avec des vampires).

Par ailleurs une tension sexuelle devait aussi s’instaurer puisque la pauvre miss regard de veau mort est partagée entre son vampire verlainien et son loup-garou camionneur. L’heure des choix, des tentations, des erreurs devait donc approcher à grand pas.

Donc tout était réuni pour redonner (ou même donner) à la saga Twilight une orientation plus nerveuse et conduire la franchise vers une direction plus à même de me plaire.

Mais naturellement la persévérance qui me fit tenir jusqu’à ce 3ème opus ne paya puisque c’est tout le contraire qui se produisit.

Et oui car Twilight 3, malgré ses promesses sur le papier, se paie le luxe d’être encore plus pourri que son triste prédécesseur !

Déjà la patte Slade est invisible à l’écran. On se retrouve devant la même réalisation proche d’un téléfilm ou d’un épisode des feux de l’amour. Si si, pour s’en assurer il suffit de regarder les passages de dialogue d’une mollesse sans nom et ultra convenus, et les passages dans les champs fleuris d’une niaiserie inimaginable.

Bon de ce côté ci, je savais bien que David Slade n’avait pas son mot à dire et qu’il devrait respecter le cahier des charges Twilight à coup de dialogues cul cul la praline et tout le toutim mais je pensais que du côté de la tension tant guerrière que sexuelle il allait dynamiser la chose mais là aussi que dalle.

On ne sent pas la tension monter avec l’arrivée imminente d’une guerre entre vampire tout comme l’alliance contre nature entre vampires et loups garous qui se fait tranquillement limite dans la joie et la bonne humeur (manquerait plus qu’ils aillent faire un pique-nique ensemble). Bon on se dit que ça peut passer si lors du combat tant attendu (ou pas) il y a du rythme mais là aussi que dalle, c’est d’une platitude sans nom.

Et comme du côté de notre trio de « héros » la tension sexuelle est plus proche d’un épisode d’High School Musical que de l‘Empire des sens (je sais je choisis un peu des extrêmes mais c’est pour vous montrer ce qu’un Twilight hard-boiled pourrait donner), l’ennui, voire l’endormissement, m’a rapidement gagné.

Ajoutez à cela des acteurs au jeu toujours aussi lamentables (Ah le regard « expressif » de Kristen Stewart me fera toujours hurler de rire à défaut de m’émouvoir), des relents religieux évangélistes dignes de Sarah Palin (en même temps ils veulent partir étudier en Alaska), Muse qui fait sa pub (en appuyant bien le fait que c’est leur chanson pourrave qui passe) et on obtient au final un épisode encore plus lamentable que le précédent, chose que je croyais inimaginable après le visionnage du deuxième épisode.

A ce niveau là le quatrième bouquin (que ces enculés de producteurs avides de pépètes ont décidé de diviser comme le dernier Harry Potter en 2 volets pour faire durer le calvaire, euh pardon, le plaisir) risque de percer la croute terrestre de l’autre côté du globe. Effrayant non ?

Tootsif.

 

« Twilight – Chapitre 3 : Hésitation » de David Slade. Avec : Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner. Distribué par : SND. Durée : 02 H 04.
Fuyez pauvres fous!!


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2 commentaires

    • C’est clair qu’avec toi et Laure, je peux enfin donner libre court à mes plus vils instincts en regardant des sagas (comme H.P et Twilight) qu’habituellement je fuis comme la peste.
      Du fond du coeur merci ^^

      J'aime

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