Un jour sans fin (1993) de Harold Ramis par Flow

Leçon de vie.

Je ne me souvenais que très vaguement de ce film, aperçu au cours de mon enfance. Ce fut donc une agréable surprise que de découvrir un long-métrage assez intelligent sur le sens de la vie et ce qu’on en fait.

Phill Connors est un présentateur météo aigri et misanthrope. Détesté par tous ses collègues, il le leur rend bien. Comme tous les ans, il doit couvrir un événement qu’il exècre: le jour de la marmotte (une marmotte prédit la fin de l’hiver) dans une petite ville paumée comme il en existe tant aux États-Unis. Alors qu’il ne souhaite rien d’autre que quitter la ville, il est bloqué dans une boucle temporelle et forcé de revivre indéfiniment la même journée.

Plusieurs films en un.

La première réussite du film tient au fait qu’il n’est pas limité par sa structure répétitive. Le même jour recommence mais les possibilités sont variées et infinies (nous y reviendrons). Tour à tour film d’action, comédie, comédie romantique et même comédie dramatique. Le réalisateur est toujours à l’aise et on ne ressent jamais la lassitude. On voit toute une vie dans une unité de lieu restreinte.

De même, la perception de l’environnement varie considérablement. D’abord, lieu hostile, pleins de pouilleux et de simples d’esprit, il devient petit à petit un lieu accueillant et pittoresque, avec ses habitants paisibles et simples. Un travail consciencieux.

Bill Murray.

Inutile de préciser que le film repose essentiellement sur les épaules de cet acteur talentueux. Il offre une prestation de haute volée, capable de passer du rire aux larmes en quelques secondes. Il confère un charisme étonnant à son personnage de connard repenti.

Métaphore.

Le film est en fait une métaphore sur le sens de la vie. Au début, Connors est un connard prétentieux et renfermé. Cette expérience lui permet de s’ouvrir au monde. Il revit le même jour mais comme dit un autochtone: «j’ai l’impression que c’est ma vie». La métaphore est facilement compréhensible. Revivre le même jour, la routine qui en découle, c’est le fardeau de tout un chacun. Afin d’y échapper, il faut vivre au jour le jour, essayer plein de choses, vivre dangereusement, s’ouvrir aux gens qui nous entourent. C’est le seul moyen de briser la boucle et d’avoir enfin l’impression de vivre des jours différents. C’est une leçon de vie candide mais essentielle.

Un excellent film. Bill Murray le marque de son empreinte, la structure n’est pas routinière et il est ensuite impossible d’écouter I got you babe sans penser à cette belle leçon de vie.

Un vrai bon film!!« Un jour sans fin » de Harold Ramis. Distribué par Columbia Pictures. Avec Bill Murray, Andie McDowell. Durée: 1H41.

Un jour sans fin (B.A) par moidixmois

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5 commentaires

    • Je dirais que dans certains films comme celui-ci c’est plutôt la comédie qui anime l’ensemble et si tu balance de l’explication tu perds de cette légèreté et de cette magie qui nous font apprécier ce film ovni.

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