Le Sang des Templiers de Jonathan English (2011) par Tootsif

CECI EST MA CHAIR, CECI EST MON SANG ET ÇA…..C’EST MON ÉPÉE A DEUX MAINS DANS TA GUEULE !

En 1215, le roi d’Angleterre, Jean, a été contraint de signer la Magna Carta, un document qui assure la liberté du peuple et constitue désormais la base du droit commun en Angleterre. Furieux d’y avoir été forcé, il lève une armée de mercenaires et commence à piller le pays pour reprendre le pouvoir. Il est sur le point d’atteindre Londres et de remporter la victoire, mais un dernier obstacle se dresse encore sur sa route : le château de Rochester. À l’intérieur, rassemblée par le baron Albany, une petite bande de guerriers rebelles s’est jurée de retenir le roi Jean jusqu’à l’arrivée des renforts. Elle compte un chevalier Templier ; Isabel, la dame du château, mais aussi des mercenaires endurcis comme Beckett et des jeunes soldats tels Guy, qui va goûter à la bataille pour la première fois – et peut-être bien la dernière. Chacun a ses espoirs, ses démons et ses secrets. De part et d’autre de la muraille, les deux camps sont prêts à tout pour l’emporter et l’heure de l’affrontement approche…

Aller voir un film choisi par l’ami Antonin n’est pas franchement la meilleure idée qui peut traverser mon cerveau pourtant, en toute modestie, surpuissant. Ben, oui, quoi le mec est capable de vous dire en plein visionnage de Dragon Ball Evolution que franchement c’est pas si mal, de vous tanner pour voir Transformers 3, de vous obliger à mater Fighter in the wind lors de votre soirée d’anniversaire (Pachinko colocolo ahhhhhhhhhh !) alors quand il me dit « tiens, et si on allait voir Le Sang des Croisés ? » le doute m’habite et je me précipite sur internet voir la fiche du film pour savoir ce que je vais devoir supporter.

Alors voyons, voyons à quoi je dois m’attendre ? Mmmhh des templiers bon ça c’est cool je suis fan des croisades et de l’époque médiévale, Ah tiens y a James Purefoy il est cool dans Rome et dans Solomon Kane plutôt crédible dans son rôle de guerrier christique alors en templier ça peut le faire….Bon ok le père Antonin j’en suis !

Et, pour une fois, et Dieu sait que ça me coûte de le dire, j’ai bien fait de l’écouter ! Alors oui, Le Sang des Templiers n’est pas un putain de grand film mais une très bonne série B, et par les temps qui courent ça fait bien plaisir ma brave dame !

D’abord le contexte historique, qu’il soit réaliste ou non je n’ai pas été vérifié, est une vraie bonne trouvaille. En effet le Roi Jean qui a été obligé de signer la Magna Carta (go to see le moyen Robin des Bois de Ridley Scott pour voir une version cinéma de la chose) a un peu les boules et décide d’en faire baver à ses barons pour l’affront subi. Armé d’une armée (et ouais et en plus cette armée elle a des armes, dingue non ???) de vikings il décide de reconquérir son royaume en zigouillant les impudents barons.

Mais pour pouvoir récupérer tout son royaume il va devoir passer par le château de Rochester où le baron D’Albany a décidé de livrer bataille pour faire gagner du temps à la rébellion. Et pour ce faire il s’est entouré de guerriers aux capacités et caractères forts différents, et parmi eux il y a un templier.

Bref la base de départ est plutôt sympa et nous rappelle les films comme Fort Alamo, les Sept Samouraïs ou les Sept Mercenaires (d’ailleurs en y faisant gaffe la petite troupe du baron D’Albany compte 7 hommes) où des hommes en infériorité numérique font tout pour défendre un lieu.

Ici un château dans lequel ils se sont réfugiés. Ils sont 7 entourés de quelques hommes d’armes bon à faire de la chair à canon. En face ? Une horde d’environ 200 vikings dont la stratégie n’est pas un point fort et un roi paré au plus pressé. Le résultat ? Une boucherie d’une violence comme l’on n’en voit trop peu à l’écran (comme dit l’ami Antonin quand le templier manie son épée à 2 mains « c’est pas Jojo le rigolo  ! » car le spectacle est généreux en crânes fracassés, os broyés et gerbes de sang). Pendant environ 1 heure 30 la horde viking se jette à l’assaut des remparts que le Croisé et D’Albany défendent sans relâche, comme des morts de faim.

Et la caméra de Jonathan English nous plonge en plein cour de cette mêlée sanglante. Nerveuse sans être clipesque elle nous transporte aux 4 coins du château pour ne rien rater des affrontements et nous épargner aucun des horreurs de cette bataille.

Et si le manque de moyen fait que l’on est loin de l’impression de masse de batailles telles que celle du gouffre de Helm dans Le Seigneur des Anneaux (ben ouais 20 contre 200 c’est pas 2000 contre 20000), l’utilisation intelligente de l’art de la guerre moyenâgeux à base de trébuchets, échelle d’assaut et poix dans la gueule fait que l’on vibre à ces sanglants affrontements.

Et comme en outre le monsieur sait aussi nous montrer de belles images lors des moments plus calmes et que les acteurs tout en « gueule » (dont James Purefoy qui, dans un rôle assez proche de celui de Solomon Kane, fait preuve d’une vraie présence physique lors des scènes d’affrontement, pour le reste j’y reviendrai) font le boulot on passe un moment bien jouissif pour les fanas de causes guerrières désespérées.

Malheureusement le film n’est pas exempt de défauts pour autant, faisant ainsi qu’il ne dépasse pas le statut de bonne petite série B.

Le film se présente comme un film de siège, on devrait donc sentir le poids du temps qui passe sur les assiégés, l’abattement, la faim qui s’installe malgré le rationnement, les nerfs qui craquent et si effectivement ces thèmes sont bien abordés on n’a pas l’impression que le siège dure depuis des jours et des jours (un peu comme le film Troie où son titre semble plus indiquer la durée de la guerre que le nom de la ville).

L’autre souci, c’est qu’English ne s’est pas contenté de faire un sympathique film de siège et qu’il a voulu développer un background à son histoire, chose qui n’était pas forcément nécessaire (ben ouais de la bête action ça me suffisait), d’autant plus que ce dernier n’est pas une franche réussite.

English décide d’approfondir le personnage du croisé interprété par James Purefoy. En effet, ce dernier semble proche du fanatique religieux avant de voir sa vie d’ascète remise en cause par une gente demoiselle. Et si le jeu de Purefoy colle parfaitement dans le rôle de guerrier « fou de Dieu », on ne peut pas dire que ce soit aussi le cas pour l’interprétation des tourments intérieurs et du doute spirituel. Il suffit en effet que la vile tentatrice lui balance 2/3 paroles remettant en cause son mode de vie et panse ses blessures pour que notre croisé craque (NDLR: Plus deux caresses sur la main quand même!! Franchement, à la rédac’ ça nous ferait craquer après dix années sans coït!!!).

Mouai, les tourments de notre croisé qui auraient pu être un vrai plus pour le métrage nous gonflent au final devant leurs développements poussifs limite chiants nous poussant ainsi à nous demander quand les vikings vont enfin lancer un nouvel assaut.

Ainsi si l’on n’atteint pas la profondeur d’un Black Death, Le Sang des Templiers vaut quand même son petit pesant de cacahouètes de par la violence et le rythme de ses combats.

Un film moyen

« Le Sang des Templiers » de Jonathan English (2011). Avec : James Purefoy, Paul Giamatti, Kate Mara, Brian Cox. Distribué par Metropolitan FilmExport. Durée : 02 H 01.

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4 commentaires

  1. J’ai trouvé ce film vraiment sympa même si, faut le dire quand même, ça ne vole pas très très haut, mais ce qui m’a plu ce sont les scènes de batailles: comment que ça casse de la tête avec des morceaux de partout!!!! WTF!!!

    Un bon divertissement avec un soupçon de fond et un contexte historique sympa même si, moi aussi, je n’ai pas été vérifié la véracité des événements!! On s’en fout finalement!! Mdr!!

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    • Clair que niveau broyage d’os il y va pas de mains mortes notre croisé avec son épée à 2 mains. Franchement ça m’a surpris de voir qu le film était que – de 12 alors qu’il est quand même bien sanguinolent

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  2. Bon,
    je suis le coupable, et finalement bonne soirée ciné mon petit aurel.
    s’il l’on peux critiquer le côté romance, je dirais qu’il faut bien consoler la petite amie du type fan de gros film d’actions qui fait pas dans la dentelle.
    Par ailleurs tout le scénar et les liens grossiers entre persos ne sont que des bouts de ficelles (faut bien une excuse) pour apprécier le meilleur: LE bon coup d’épée à 2 mains (sainte épée) qui tranche les cottes (et les côtes) de maille comme si c’était des parts de quiche. J’en redemande!

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  3. clair une excellente au soirée au final malgré la branlée au bowling (compensée par 2 belles victoires au billard ^^)

    Et merci pour ta légendaire finesse !

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