Doomsday de Neil Marshall (2003) par Tootsif

GLOUBIBOULGA POST-APO.

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Un virus extrêmement meurtrier dévaste 90% de la population en Ecosse. Afin d’éviter la propagation de l’épidémie, le gouvernement anglais décide de bâtir un mur infranchissable. L’Ecosse est ainsi laissée à son triste sort et devient un no man’s land. 30 ans plus tard, le même virus réapparaît à Londres et des survivants sont aperçus en Ecosse. Un commando est alors envoyé de l’autre côté du mur afin d’établir le contact et surtout de trouver un vaccin à ce terrible virus.

 Je l’avoue, j’aime les films post-apocalyptiques. L’ambiance fin du monde, la sauvagerie émergente et  toute l’imagerie afférente à ce type d’univers ont toujours provoqué chez moi un émoi indéfinissable.

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Problème, excepté de rares cas, c’est souvent des daubes voire pire (qui a dit les guerriers du Bronx et les nouveaux barbares ?). Cependant, le genre n’est pas mort, au contraire, il a même le vent en poupe aujourd’hui, je pense notamment au Livre d’Eli  ou encore à La route, pourtant là, c’est autre chose sur lequel j’ai jeté mon dévolu : Doomsday .

Bon, je l’accorde, le titre claque ! Il a le mérite d’être clair, c’est le bordel, la fin du monde, l’Armageddon : un virus dégueulasse décime la populace écossaise et le gouvernement anglais décide de les emmurer, le temps de les laisser crever. Bien fait pour leurs gueules à ces sales écossais !

Manque de bol, 30 ans plus tard rebelote mais à Londres ce coup-ci et donc on envoie un commando de l’autre côté du mur chopper des survivants (car il en reste) pour avoir le vaccin, parce que ça fait 30 ans qu’ils foutent rien en Angleterre en cas de retour du virus.

Doomsday

Là, je l’avoue, je me suis dis « cool, du post apo et peut-être du zomblard, ça va charcler dans la joie et la bonne humeur », en plus le casting est bien sympa, voyez plutôt : la jolie Rhona Mitra (qui a pas mal vieilli faut l’avouer), Bob Hoskins et même Malcolm McDowell. Cool !!

Bref, ça sentait bon sur le papier, d’autant plus que Neill Marshall aux commandes, ça reste correct (The Descent notamment).

Ben non…. C’est pourri… pas de bol, hein…

Et pourtant, j’y ai cru au début, tout partait bien !! C’était shooté comme 28 jours plus tard, l’ambiance était bien trippante, bref, une bonne entrée en matière !

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30 ans plus tard, on est retombé dans un visuel plus resident evilien faisant apparaître les trous dans le budget.

Le hangar dans lequel c’est filmé commence à montrer le bout de ses murs, les répliques « bad ass » pointent le bout de leur nez, ça sent le pâté mais bon je suis tolérant, ça peut rester fun.

Et là, boom !!! De Resident Evil, on passe à Mad Max, sans avertissement préalable avec un brin de cannibalisme pour éviter le piège du film gentillet et essayer de choquer le public.

Bon, faut être honnête, j’ai beau aimé ça, là ça le fait pas, mais bordel, il va où !!!

Les tenues sont ridicules, les acteurs aussi, on a même droit à un petit spectacle musical histoire de meubler avant une petite séquence de dégustation de marines. Quand je dis que c’est n’importe quoi !!

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Et le pire, c’est que ce n’est pas tout !

Dans sa fuite désespérée à la recherche du vaccin, la belle Rhona  tombe nez-à-nez avec de joyeux médiévaux qui veulent aussi lui faire la peau, pensez bien.

On passe de Mad Max à Braveheart en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et le tout dans l’incompréhension du spectateur la plus totale.

Oh, je vous rassure, y a une justification à tout ça, on nous explique le pourquoi du comment, que c’est un choix de vie, l’affrontement entre deux perceptions du monde, mais…. mais non, ça va pas du tout !! Sérieux, ça commence à sentir le digest de films connus là, non ?

28 Max plus tard, vous avez dit ? La découverte du concept du 3 films pour 1 ?

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Alors forcément, malgré une action plutôt rythmée (simple, ça  arrête jamais), des effets spéciaux pas mal gaulés, rien n’y fait, ça passe pas.

Trop granguignolesque, le tout s’enchaîne sans queue ni tête et fait qu’au bout d’un certain temps, arrive ce qui devait arriver, on se lasse.

On se fout de la trame, les séquences d’actions deviennent indigestes, fatigantes et on ne demande qu’une chose que tout ça s’arrête.

Bon, un point positif, à l’heure des films de trois plombes, Doomsday a le mérite de ne durer qu’1h45, soit environ 30 minutes par film.

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En conclusion, Doomsday ça le fait pas trop. Je suis plutôt sympa, mais là non. Je ne dis pas qu’à certains moments je n’ai pas éprouvé un petit plaisir coupable lors de certaines séquences et j’avoue même que la course-poursuite finale est plutôt fun, mais c’est… trop !!

C’est bourré ras la gueule de séquences sans aucun lien, sans aucune logique et forcément on décroche, on se fout de ce qu’il se passe ponctuant le tout de quelques « n’importe quoi » biens sentis.

Dommage, j’y croyais d’où ma déception. Rendez-moi Mad Max siouplaît…

Vraiment très mauvais
Vraiment très mauvais

« Doomsday » de Neil Marshall (2003). Avec : Rhona Mitra, Bob Hoskins, Malcom McDowell, Adrian Lester. Distribué par SND. Durée : 01 H 45.

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6 commentaires

  1. Marshall n’a pas su transformer l’essai après ‘the Descent’ qui pompait déjà pas mal des classiques du ciné de genre, un peu comme un Tobe Hopper il sera surement le réal d’un seul film, tant ses méfaits comme Doomsday ou Centurion sont ‘portnawak-esque’..

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    • Non pas spécialement mal luné mais j’ai trouvé le mélange des genres franchement indigeste.

      Ca bouffe à tous les râteliers en enquillant les séquences références avec des liens hautement improbables donc si effectivement on peut trouver ça fun en le regardant au 10ème degré moi le gloubiboulga m’a franchement gavé

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  2. Franchement, je suis d’accord, l’enchaînement des punks cannibales, du train et des chevaliers ont fait franchir à ce film un point de non retour, celui de décrochage du spectateur.

    Y a nawak et nawak, et là ça le fait presque avec sérieux, c’est ça le problème.

    Y a du Uwe Boll dans ce film.

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  3. Alors, là, franchement je suis d’accord avec ta critique. Le film est pour inintéressant, de l’action à vomir debout, des acteurs ni charismatique et sans talent De plus, des protagonistes qui retournent 30 ans après là où le virus a commencé, ça aurait pu donné quelque chose et là rien… rien ne se passe… Tout s’enchaine avec maladresse, des répliques badass pourris et surtout avec des mélanges de genres vraiment sans aucun sens. Ils nous ont pondus une daube.

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