Tour du monde de la censure au cinéma – Partie 1: La France

Nous avons décidé de vous faire un dossier béton, qui se déroulera tout au long de l’année sur La Pellicule Brûle, en faisant le tour du monde de la censure au cinéma. Un boulot énorme je vous l’accorde mais très intéressant finalement car c’est bien beau de regarder des films mais c’est bien de savoir aussi ce qu’on aurait pu voir mais qui a été délibérément censuré ou classé de sorte que ça ne sorte jamais au cinéma. Comment la censure cinématographique a évolué dans le monde? Et s’exerce t-elle encore à l’heure actuelle? C’est ce que vous découvrirez en nous suivant régulièrement.

Tout le monde le sait: La France est le pays de la Liberté mais….pas complètement en fait. Et c’est pourquoi j’ai décidé de commencer par ce grand voyage par notre beau pays.


Sortir un film en France:

Pour être diffusé en France, un film doit obtenir une autorisation administrative délivrée par le ministère de la Culture. C’est la Commission de classification du Centre National du Cinéma et de l’image (CNC) qui visionne les films (et les bandes-annonces!!) et donne ses recommandations pour l’attribution d’un visa d’exploitation par le ministère (un premier examen devant la sous commission, un second devant la commission plénière et enfin l’avis du Ministre de la culture et de la communication). Hors interdiction totale, ce visa d’exploitation peut être assorti d’un certain nombre de contraintes :

  • tous publics (ne pouvant pas perturber l’enfant).
  • interdiction aux moins de douze ans (par exemple pour les films abordant le suicide ou la drogue et susceptibles de porter atteinte à l’équilibre du jeune public qui pourrait s’identifier au personnage du film).
  • interdiction aux moins de seize ans (généralement pour des films érotiques ou particulièrement violents L’adolescent peut en être touché et déstabilisé).
  • interdiction aux moins de 18 ans mais non classés X (présentant une succession de scènes de trop grande violence) et classement X et interdiction aux moins de 18 ans (pour un film pornographique): L’État taxe plus lourdement ces films que les autres, et les exclut, ainsi que les salles qui les diffusent, de toute subvention publique. On se souvient du cas du film Martyrs subissant cette classification comme un véritable drame économique (pas beaucoup de salles, programmation restreinte à la télévision et pas de dvd dans les rayons des grandes surfaces) et entrainant des manifestations qui aboutiront à une reclassification du film.

 

Baise Moi: Un film qui aura fait couler beaucoup d’encre

Les critères de classification retenus sont: la violence des scènes du film, les comportements dangereux ou délinquants, l’usage de drogues, les repères de comportement, l’évocation de thèmes difficiles, la représentation des actes sexuels, les références culturelles et sociales, le climat de l’œuvre, la place que fait le film au spectateur. Ces éléments ne sont pas appréciés individuellement et de manière stricte mais ils le sont au regard du contexte et de l’ensemble du film.

Naissance de la Commission de Classification:

La première commission est née en 1916. Elle a été remaniée plusieurs fois pour savoir qui allait s’en charger et de qui elle serait composée. C’est sous la 5ème République qu’elle est enfin confiée au ministère de la Culture.

Sa composition est primordiale puisqu’elle va déterminer sa politique et ses prises de décisions. Ce n’est seulement qu’en 1928 qu’elle intègre des professionnels grâce au décret Herriot. Les professionnels se verront bannir de la commission à plusieurs reprises: de 1936 à 1946 (je vous rappelle que la guerre est passée par là!) puis de 1961 jusqu’à 1968.

1990: Une réforme rééquilibre la commission en y intégrant des représentants des professions du cinéma (producteurs, exploitant de salles, réalisateurs, critiques…), des représentants des ministères et administrations (Affaires sociales, Culture, Intérieur, Justice, Santé, Éducation nationale, Défenseur des Enfants, AMF, ADF…) et des personnalités qualifiées issues du monde de la protection de l’enfance ou de l’éducation. La commission française est, actuellement, une des plus libérale au monde et n’applique plus l’interdiction totale depuis bien longtemps.

La Garçonne: Une des première victime de la censure

Politique générale de censure:

La censure politique est depuis longtemps (et quelque soit le média) le reflet de la politique nationale s’adaptant à une conjoncture particulière. Ainsi la censure va s’acharner sur des périodes critiques comme sur l’entre deux guerres interdisant tout film comique ou d’espionnage. Après 1945, la guerre froide (avec l’interdiction de tous les films venant de l’U.R.S.S) et les guerres de décolonisation sont des événements propices à l’intervention de la commission de censure.

Les années 60 verront la censure politique laisser une place à la censure morale. Rappelons tout de même que moralité et politique vont de paire avec le gouvernement conservateur de l’époque garant de la moralité du pays. S’ajoute à cela une censure économique dans les années 80 avec l’arrivée des groupes télévisuels dont le cinéma français dépend, dorénavant, financièrement.

Censure Municipale:

Aussi fou que cela puisse paraître les maires possèdent la capacité de demander la censure d’un film sur leur territoire depuis 1884. L’État a délégué ce pouvoir afin de régler les problèmes liés aux troubles de l’ordre public. Les maires se retrouvent plus comme des garants, en matière de censure, de l’ordre moral laissant la censure politique à l’État.

En 1974, la censure municipale trouve même son héros avec Jean Royer, maire de Tours, qui se battra pour l’ordre moral et contre l’explosion du cinéma érotique et pornographique. Mais les mœurs évoluent et la censure municipale se fait moins entendre. D’ailleurs la plupart des actions de censure menées par des associations (souvent familiales) se retrouvent au placard.

Les Sentiers de la Gloire: Quand Kubrick subit les foudres de la censure française

Pour résumer:

La censure cinématographique en France est double avec l’État à travers des décisions préfectorales et/ou ministérielles et la commission de classification (composée de 62 personnes réparties en sous groupe) du CNC puis la censure municipale. La censure politique émane plutôt de l’État, la censure morale plutôt des maires sous l’impulsion d’associations diverses.

On peut aussi dire qu’elle est une des moins dure du monde mais je reste toujours un peu dubitatif devant cette « grande tolérance ». Est-ce la commission de censure qui est laxiste ou sont-ce les films proposés à l’exploitation qui sont moins subversifs? Les réalisateurs actuels ne se censureraient-ils pas eux même pour éviter tout problème? Ou encore pire: les boîtes de production, toujours en mal d’argent, ne demanderaient-elles pas aux réals d’être « légers » pour que le film soit classé « tous publics »? Beaucoup de questions demeurent en suspens….

A serbian film: un jour en salle en France?

Liste de quelques films censurés en France

  • David Griffith, Intolérance (1916), interdit pendant trois ans à cause de scènes avec le Klu Klux Klan.
  • Armand du Plessy, La Garçonne rebaptisé Anne Corlac(1923), pour « attouchements indécents » et « danses lubriques ».
  • Jean Vigo, Zéro de conduite (1933), censuré jusqu’en 1945.
  • Gil Joseph Wolman, L’Anticoncept (1951), toujours censuré à l’heure actuelle pour une forme de « film sans image » et un texte cru.
  • Paul Carpita, Le Rendez-vous des quais (1955), censuré jusqu’en 1990 pour des raisons politiques (la question du syndicalisme durant la guerre d’Indochine).
  • Stanley Kubrick, Les sentiers de la gloire (1957), censuré jusqu’en 1987 pour être « réputé attentatoire à la dignité de l’armée française » à cause de la dénonciation des « fusillés pour l’exemple ».
  • Jean-Luc Godard, Le Petit Soldat (1960), censuré jusqu’en 1963 à cause de la présence d’un déserteur pendant la guerre d’Algérie et des tortures perpétrées par les deux camps.
  • Gillo Pontecorvo, La Bataille d’Alger (1965), censuré jusqu’en 1971.
  • Jacques Rivette, Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot (1966), censuré jusqu’en 1967 après avoir provoqué de vives réactions au sein des politiques et des professionnels.
  • Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse, (1974) interdit de salle jusqu’en 1982.
  • Serge Korber, L’Essayeuse (1975), d’abord autorisé, classé X, puis censuré, le réalisateur et les acteurs condamnés à des amendes pour outrages aux bonnes mœurs ; la condamnation est confirmée et amplifiée en appel le 10 juin 1977, la cour d’appel ordonnant « la saisie et la destruction du négatif et de toutes les copies du film ayant servi à commettre le délit ».
  • Signalons A Serbian Film (2010) de Srdan Golubovic qui n’a toujours pas de visa d’exploitation en France (demandé ou pas?) et qui, à mon avis, ne risque pas de sortir en salle un jour (déjà interdit dans certains pays). Je vous signale aussi qu’un film qui passe en festival n’a pas besoin de visa d’exploitation ce qui fait que certains petits malins ont pu le voir!!

Pour terminer je fais l’impasse sur certains films comme Philosophy of a knife (2007) qui restent dans l’ombre et dont les producteurs n’ont même pas osé demander un visa d’exploitation…Un choix judicieux? Sûrement.

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24 commentaires

  1. Nice article boss !

    Mouais ça va niveau censure en France on a pas trop à se plaindre (et ce quelque soit le média) comparé à d’autres « belles » démocraties comme l’Australie, l’Allemagne, certains pays nordiques (entre les films et les jeux vidéos certains y vont forts)

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    • Disons que pour moi c’ est encore trop, c’ est aux parents de s’ occuper de ça, j’ en ai marre que l’ état infantilise ses citoyens.
      Et devant l’ offre internet je ne comprend même plus son utilité, à part placer (et dédommager) des asso, des « copains », et pro….. + ou – proche des cercles du pouvoir. Sans compter que les pro se lattent entre eux réglant leur compte perso….
      Pour moi 2 classes suffisent (encore que….): Porno / pas porno, pour baise moi, pas de polémiques, il y a des scènes porno….donc censure ciné économique (l’ arme absolue)…..

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      • Je te rappelle que l’Etat est là pour protéger ses citoyens….Après il est clair qu’un enfant laissé seul face à des films hardcore est un enfant qui a des parents irresponsables. Après tu vas pas me dire que tu n’as pas regardé des films de tarés à un âge où tu aurais dû regarder des dessins animés? Et pourtant tu n’es pas plus cinglé qu’un autre!……..En fait je retire cette dernière phrase!! Mdr!!

        La question du porno se retrouve d’ailleurs sur un film qui sort ce mois-ci « Q »: est ce un film artistique avec du cul au service de l’histoire, et là bizarrement on ne le censure pas plus que -16 ans, ou n’est qu’un film qui balance du cul pour le cul et là on le classe en X? La barrière est parfois floue…..En tout cas il est à l’affiche au cinéma….

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      • A ce moment là l’ état devrait se comporter comme la Chine et contrôler internet, avec par exemple des restrictions sur les horaires où les contenus violent/porno etc… serait disponible.
        Et je rappelle que l’ Etat a aidé des assos (financièrement) pour qu’ ils attaquent des médias (le mag zoo, le film Baise moi….).
        Et par le financement (CNC, région….) l’ Etat soutient plus souvent des oeuvres consensuelles (même en peinture!!) au détriment des autres.
        Alors oui les institutions devraient protéger les citoyens, mais comme il n’ est pas impartial ça ne fonctionne pas comme cela devrait. En France il y a une censure, elle est insidieuse, caché, et très performante (car très ciblé) même si beaucoup de choses sont accessibles.

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      • je suis bien d’accord avec toi Marc: le système est corrompu mais c’est comme ça et on n’y peut rien et que tu claque la droite ou la gauche au pouvoir n’y changera rien….

        Il n’y a aucun système politique ou gouvernement à l’heure actuelle qui ne soit pas corrompu alors on peut se contenter de ce qu’on a déjà et puis comme Churchill a dit: »La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres »

        Tu verras au fur et à mesure de ce tour du monde de la censure que finalement ici c’est quand même relax.

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    • merci!!

      En tout cas c’est clair qu’en France, au fil de mes recherches, je me suis aperçu qu’on avait pas à se plaindre. En même temps la censure se fait plutôt au niveau des choix des financements de films au travers des producteurs et non pas au niveau de l’état. Finalement c’est de la censure artistique inconsciente….

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    • Les parents sont égoïstes et irresponsables….Nos grands parents doivent halluciner devant cette hégémonie de l’enfant-roi livré à lui-même et à sa volonté. Je pense que l’état, de la même manière qu’il nous impose la ceinture de sécurité en bagnole, doit protéger ses citoyens les plus faibles quand il le peut.

      Personnellement c’est plus la censure pour raisons politiques qui me choque le plus….les gens ont le droit de savoir ou de voir les différentes visions d’un événement même quand il s’agit d’un épisode sombre et honteux de notre histoire.

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    • Merci et encore merci pour ces liens intéressants j’y jetterais un oeil ce week-end (je manque de temps en semaine!! désolé!) et te ferais part de mon ressenti.

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  2. Un film aurait été « censuré » avant même d’être monté et diffusé… D’après certaines sources (Johh Ralmon dans Film Quarterly en 1977 et Joseph Zsuffa dans son livre « Béla Balazs, The Man and the Artist » publié en 1987), le film « La Lionne », tourné en 1930 par le réalisateur Jean de Kuharski avec un scénario de Béla Balazs sur la base d’un roman de Ferdinand Ossendowski, aurait été saisi et détruit par la douane française à Alger en février 1931 au retour du réalisateur vers la France. Le film aurait eu, paraît-il, des aspects anticolonialistes… Existe-t-il des traces administratives de ce haut-fait de la censure ?

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    • Salut!! Alors là je ne sais pas mais je vais essayer de choper les infos à ce sujet et si un douanier ayant un peu de pouvoir traîne dans les parages je l’invite à nous rendre service!! 🙂 (après avoir brièvement cherché sur le net je ne trouve même pas cette anecdote…ça me rend encore plus interrogatif!!).

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    • Merci!! D’ailleurs c’est un documentaire que j’aurais aimé voir même si j’ai entendu qu’il avait quelques lacunes….Bof, pas grave car le tout était d’expliquer ce qu’il en était en France et pour le côté philosophique du truc et bien je laisse ça aux autres!! 😉

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  3. Comme quoi tu aurais pu réaliser le documentaire 🙂 et en mieux. Je parlais juste du schéma et des thèmes abordés mais t’as + développés. Si tu le veux je l’ai. Je peux te l’envoyer sur un serveur.

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    • Merci c’est super sympa et flatteur mais je me suis débrouillé pour l’avoir d’ici ce week-end! 😉

      J’espère que je me démerderais aussi bien pour les autres pays.

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  4. Excellent article, j’ai hâte de voir la suite! J’ai l’impression que beaucoup de metteurs en scène tentent de pousser le système de la censure jusque dans leurs derniers retranchements, c’est le cas avec A serbian Film ou Human Centipede 2… Personnellement c’est pas trop ma tasse de thé, et je respecte la liberté artistique, mais on en arrive à certaines extrémités qui ne semblent exister que pour choquer… J’ai lu le résumé d’A serbian Film, qui me tentait quand même un peu, mais quand j’ai lu le contenu d’une scène particulière, j’ai trouvé ça tellement abject que je me demande même comment on peut avoir envie de mettre ça en scène… Encore une fois, je ne juge pas le contenu hein, je ne l’ai pas vu! Mais je trouve que la tendance est véritablement à l’excès ces dernières années, et je ne pense pas que ce soit la partie la plus intéressante que le cinéma ait à offrir. Du coup je comprends que la censure soit parfois nécessaire, histoire de conserver l’insouciance de nos chères têtes blondes! 😉

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    • Merci beaucoup pour ces compliments!!

      Je suis comme toi sur le sujet de la violence au cinéma: choquer pour choquer n’est pour moi ni de l’art ni intéressant. Ces dernières années le torture porn avait pris trop d’ampleur dans le genre « horreur » et je suis bien content qu’il disparaisse au fur et à mesure mais certains réals résistent et pensent que l’horreur n’est qu’une question de violence physique avec du sang et tout le toutim. grosse erreur mais bon.

      A Serbian Film est finalement comme l’a été Cannibal Holocaust en son temps: un film choc et puis….point barre et rien à foutre de ce que pensent tous les « fans » du film le « plus horrible de tous les temps »!!

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  5. Bonjour. Ce petit aperçu des rouages de la classification des films en France est intéressant. J’aimerais toutefois apporter quelques précisions dans l’ordre de l’article.

    -le renvoi en assemblée plénière n’est obligatoire que si la Commission propose une restriction à la programmation et sauf si le demandeur se remet à l’avis de la sous-commission. In fine, le ministre en charge du cinéma ne rend pas d’avis mais décide de l’attribution du visa d’exploitation ;

    -« Martyrs », de Pascal Laugier n’a pas été interdit aux moins de 18 ans mais aux mineurs de 16 ans avec avertissement après un second passage en assemblée plénière ;

    -La police municipale du maire a bien évolué et repose aujourd’hui sur le risque de troubles à l’ordre public eu égard aux circonstances locales plus que sur la morale ;

    -La Commission est composée de 29 titulaires et de 54 suppléant répartis en quatre collèges depuis le décret du 23 février 1990 ;

    -Il n’y a plus de censure morale ou politique en France depuis plus de 30 ans. La Commission se tient au mandat rappelé par l’ordonnance de 2009 et repris dans le Code du cinéma et de l’image animée : protection de l’enfance et de la jeunesse, et respect de la dignité humaine ;

    -« A Serbian film », tout comme « The Human Centipede » 1 et 2 n’ont jamais fait l’objet d’une demande de visa en France.

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    • Merci beaucoup pour ces précisions et j’espère que si vous en avez sur les autres pays vous nous en ferez part.

      Par contre imposer à nos lecteurs (ainsi qu’à nous!!) une publicité pour votre fanzine sur un premier (et certainement unique!!) commentaire, et sans nous le demander d’abord, n’est pas très cool….donc vos liens sont…censurés 😉

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  6. Bonsoir. Je comprends votre . Toutefois, la mise en ligne de liens – à l’instar de ceux mis en ligne par Selenie – n’avait pour objectif que d’informer les lecteurs intéressés. En revanche, je mets le lien menant à votre site sur ma page Facebook. Certains de mes lecteurs seront sans doute curieux de vous connaître. Nous ne sommes pas si nombreux à écrire sur le sujet. Bonnes fêtes de fin d’année !

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    • C’est très sympa comme réaction et ça me permet de voir quel genre d’internaute vous êtes….Et du coup je vous promet de faire un tour sur votre fanzine et de vous ajouter dans notre liste de « sites et blogs amis » car, c’est vrai, nous sommes peu nombreux à écrire sur ce sujet 😉

      Merci de votre compréhension et bonnes fêtes de fin d’année aussi!!

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