Crazy, Stupid, Love. (2011) de John Requa et Glenn Ficarra par Flow

Amour toujours.

Les comédies romantiques US où tout finit bien, on en bouffe à la pelle. Du coup, on est un peu blasé de se faire avoir à chaque coup devant l’éternel happy-end. Le film qui nous occupe ici fait partie de ceux-là. Mais il constitue aussi un excellent divertissement.

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Cal (Steeve Carell), la quarantaine, marié depuis 25 ans, vit une vie de rêve jusqu’à ce que sa femme (Julianne Moore) lui avoue avoir couché avec David Lindagen (Kevin Bacon). Désemparé, il noie sa solitude dans un bar. C’est là qu’il rencontre Jacob (Ryan Gosling), un séducteur qui va le prendre sous son aile afin qu’il retrouve sa virilité perdue. Tout un programme.

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Le pitch est prometteur de délires en tout genres. Bien évidemment, le résultat n’atteint jamais les promesses les plus folles. Ce n’est pas très important tant le résultat est divertissant et prenant. Il y a peu de temps morts et si on ne rit pas à gorge déployée, on sourit souvent devant les situations insolites dans lesquelles les personnages sont impliqués. En gros, le film n’est pas si crazy.

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Mais il est loin d’être stupide tant il instaure une certaine gravité à son volet comique. Le personnage de Carell porte sa solitude de conquêtes en conquêtes alors que celui de Gosling cache des blessures plus profondes. A cette gravité relative s’ajoute une volonté de désassemblage. En effet, ils tentent de désamorcer tous les clichés du genre en les présentant à l’écran. Une entreprise périlleuse et réussie qu’à moitié. La séquence qui se déroule chez Jacob en est l’exemple le plus probant. Rien ne se passe comme prévu. Emma Stone en est à l’origine, elle vient pour du sexe, se moque du playboy et de ses techniques de drague (qui valent le détour) et ne s’endort pas «comme dans les films».

(L-r) RYAN GOSLING as Jacob and EMMA STONE as Hannah in Warner Bros. Pictures’ comedy “CRAZY, STUPID, LOVE.” a Warner Bros. Pictures release.

Alors bien-sûr, le résultat est le même, Jacob est tombé sous le charme de la jeune fille et rentre dans le «droit chemin» mais qu’importe, la façon de parvenir à ce résultat n’était pas commune. Le film parvient donc à s’extirper du carcan imposé par les conventions de ce type de long-métrage mais ce n’est que pour mieux y replonger dans un final grandiloquent et mièvre. Dommage.

Il reste donc prévisible et convenu (le chemin croisé entre les deux personnages masculins qui passent de prédateur à monogame et de monogame à prédateur (pour mieux redevenir monogame). L’armature du film est convenue mais l’intérieur recèle d’inattendu (le twist avant la fin).

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En conclusion, Crazy, stupid, love évolue entre deux eaux. D’un côté, il se veut imprévisible et critique mais de l’autre, il reste convenu et peu surprenant. Le tout en étant divertissant (le principal?) et en offrant une conception de l’Amour naïve (le gamin) et des dialogues trash. La nuit et le jour en gros.

Sympa, sans plus
Sympa, sans plus
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