N’oublie jamais (2004) de Nick Cassavetes par Flow

Académisme sirupeux.

On a beau vouloir s’impliquer, vibrer pour cette histoire d’amour contrariée à différentes époques, rien n’y fait. Ni le charme de Rachel McAdams, ni le talent de Ryan Gosling et encore moins la sympathie dégagée par les vieux acteurs. Dommage.

Noah et Allie sont jeunes, beaux et amoureux. Oui mais voilà. On est en 1940 et le jeune homme est pauvre alors qu’elle est issue d’une riche famille du sud des États-Unis. Leur amour adolescent est rendu impossible par les évènements, puis par le temps. Pourtant, la flamme ne demande qu’à être rallumée…

Le film n’est pas honteux, il se laisse déguster avec plaisir même, mais on ne ressent jamais l’émotion qu’un tel long-métrage devrait procurer. Et un film romantique sans émotions, c’est comme un Macdonald sans hamburgers, ça n’a pas de sens. Comme je l’ai dit, on a beau vouloir s’impliquer, les acteurs ont beau en faire autant et le réal a beau savoir tenir une caméra rien n’y fait. Et c’est la faute de personne, c’est juste trop classique, trop cousu de fil blanc.

C’est le problème principal du film. Dès le générique, on saisit l’académisme plombant. Et on ne se trompe pas. La trame scénaristique est divisée entre deux époques: le présent où Noah raconte l’histoire de sa vie à sa femme, atteinte de la maladie d’Alzheimer et le passé, lorsqu’ils se rencontrent. Ce procédé est tellement galvaudé de nos jours qu’il en devient indigeste. Pire, il n’apporte ici aucune nostalgie à l’histoire (ce qui est pourtant sa fonction primaire). Le déroulé des évènements est lui aussi convenu. L’amour contrarié à la Shakespeare, la guerre, les retrouvailles, le triangle amoureux. Tout est dans nos esprits avant que ça se produise et ça désamorce toute implication de notre part.

Un film académique dans le pire sens du terme, jusque dans ses lieux et sa musique sirupeuse qui n’atteint jamais l’ampleur de la fresque historique qu’il voudrait être. Dommage, les ingrédients étaient là.

Un film conventionnel sur lequel il est un peu vain de s’attarder. Pas honteux mais dispensable. A voir après une rupture à la rigueur (ou pour voir Ryan Gosling dans un rôle similaire à sa plus belle performance actuelle: Dean dans Blue Valentine).

« N’oublie jamais » de Nick Cassavetes (2004). Distribué par Metropolitan Filmexport. Avec Ryan Gosling, Rachel McAdams, James Garner. Durée: 2h01.

 

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