Final Fantasy VII : Advent Children de Tetsuya Nomura (2005) par Tootsif

FAN SERVICE ABSOLU.

 

Deux ans se sont passés après la victoire de  Cloud et le groupe AVALANCHE sur  Sephiroth.

Depuis sa quasi-destruction par un météore, Midgar n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était : une mégapole économique et industrielle, que ses habitants commencent petit à petit à reconstruire. Cependant, une mystérieuse maladie, les géostigmates, les tourmente ; c’est la preuve que Jénova se bat contre la rivière de la vie même après la mort. Cette dernière apporte la mort et encore plus de désespoir dans un monde en proie à la misère.

Cloud, devenu livreur, mène une vie calme et vit avec Tifa et des orphelins. Toutefois, atteint par les géostigmates, il s’en éloigne afin que les autres ne s’en aperçoivent pas. Mais bientôt un étrange groupe mené par Kadaj fait son apparition. Ils recherchent leur « mère » et agressent Cloud et ses proches….

La saga Final Fantasy est pour nombre de joueurs un des fleurons de l’industrie vidéoludique et parmi cette saga le 7eme opus a une aura toute particulière. S’il n’est peut être pas le meilleur de la franchise (les vieux qui veulent se la péter en étalant leur culture vidéoludique diront que c’est le 6 le mieux mais comme à l’époque il n’était pas sorti chez nous. Et ouais sur consoles nintendo les sorties de rpg se comptent sur les doigts d’une main, et encore amputée la main) il est celui qui marqua le plus les joueurs.

Ben ouais, outre de faire découvrir au grand public les joies du jeu de rôle japonais, cet épisode concentrait une histoire assez mature (même si pas toujours compréhensible avec sa traduction de merde), des personnages classieux (Cloud et surtout Sephiroth) et marquait un tournant dans l’histoire du jeu vidéo en le rapprochant du monde du cinéma à coup de cinématiques qui dépotaient (pour l’époque).

Alors quand Square annonça un film se déroulant dans l’univers  de F.F. VII je peux vous dire que cela entraîna chez nombre de geeks une érection dans leur caleçon à motif chocobo ou mog.

Chez moi ? Ben on va dire que j’étais plutôt circonspect  Oui j’avais fait FF VII que j’avais adoré (et un peu retourné dans tous les sens avec le frangin pour battre les armes rubis et émeraude à grand coup de chevaliers de la table ronde) mais je me souvenais que le précédent film estampillé Final Fantasy de Square n’avait pas grand-chose à voir avec la franchise (du point de vue visuel qui le faisait ressembler à une grosse prod ‘US car dans le fond les thèmes abordés étaient assez proches). Alors j’espérais que cette fois on allait plus coller au style de la saga.

Et bien là pour coller on y colle ! Si vous n’avez pas fait Final Fantasy VII ben vous comprendrez pas grand-chose car FF VII Advent Children se destine avant tout aux fans. Et aux fans tendance hardcore !

Alors, oui l’intro nous fait un résumé du jeu vidéo pour essayer de ne pas perdre le spectateur lambda qui aurait lancé le film par hasard mais la narration chaotique n’a pas spécialement pour vocation de lui faire découvrir l’univers du jeu vidéo mais plutôt de faire plaisir aux gamers en leur montrant en version classieuse les cinématiques maintenant vieillottes du jeu. Car le début est en effet un best of des cinématiques de FF VII dont la narration éclatée ne servira pas à grand-chose pour la compréhension du noob.

Le film n’est en fait que ça, un concentré de fanitude comme si Square s’excusait de Final Fantasy, Les Créatures de l’Esprit qui avait été conspué par les fans car ne collant pas assez à leur jeu.

Ici la panoplie totale du parfait F.F. y est (et du parfait F.F VII aussi) : un chocobo vite fait sur une photo, une peluche mog dans les bras d’un gamin, musiques reprises du jeu, passages renvoyant aux lieux (le village des anciens, le cratère) et moments (passages en moto rappelant le mini-jeu pas très maniable, heureusement ils ont évité la référence au sous-marin) cultes du jeu, les matérias et invocations, les membres de la Shinra….

Alors si certains sont juste des clins d’œil et n’entravant en rien la compréhension du film pour un non-initié ce n’est pas le cas de nombre d’entre eux (va expliquer qui sont Kadaj et ses 2 frangins à quelqu’un qui n’a pas fait le jeu) et cela est d’autant plus problématique que l’histoire ne les explique en rien. Donc le non-initié n’y pannera rien.

Le problème c’est que même le fan n’est pas certain de tout comprendre. Ben ouais F.F VII en version française était affligé d’une traduction bien pourrie et nombre d’éléments restaient assez obscurs (le personnage de Zach n’y est pas développé, pour plus le connaître il faut avoir vu la série animé qui a été faite) or ils sont aussi présents aussi.

Et puis il faut reconnaître que l’histoire est quand même un gloubiboulga indigeste à base d’états d’âme larmoyants de Cloud assez gonflants (bon ils étaient aussi présents dans le jeu mais pas aussi lourds) et d’un complot  tordu des clones de Sephiroth (d’ailleurs d’où ils viennent ceux là ?) afin d’affaiblir la rivière de la vie (l’énergie de la terre).

Mais le fan aveugle se fout de ça tout content qu’il est de retrouver Cloud (et sa bande dans une très petite mesure, le film étant vraiment centré sur Cloud) et le spectacle visuel se déroulant devant ses yeux ébahis. Car il en a rêvé de ses passages, de voir Cloud être autre chose qu’une sorte de lego et Square l’a fait !

Car il faut le reconnaître le film est juste une tuerie graphique à tous les niveaux ! Les effets de matières (tissus,, métal, roche, fumée) sont somptueux, le design des personnages classieux (même s’il faut apprécier le côté visual-rock de ces derniers) et les scènes d’action défoncent la rétine !

Clairement on n’apprécie pas Final Fantasy VII : Advent Children pour son histoire mais pour les scènes d’action dantesques qu’il nous propose. Entre joutes à l’épée où les chevaux sont remplacés par des motos, combat épique contre un dragon démolissant la ville de Midgar (ce qu’il en reste) et corps à corps furieux pour se terminer dans l’apothéose fanesque absolue par un revival du combat entre Cloud et Sephiroth d’une bonne demi-heure tandis que retenti l’air « One Winged Angel ».

Bref le fan est en transe et même le spectateur lambda est fasciné tant le spectacle visuel proposé est hallucinant.

Alors oui FF VII : A. C. est avant tout et surtout du fan service et ces derniers apprécieront et passeront outre un scénario tout aussi indigeste qu’insignifiant et des combats un poil long pour retrouver avec plaisir Cloud dans des séquences époustouflantes.

Le spectateur non joueur se contentera  peut être .de la claque visuelle

Note pour les fans inconditionnels :

Un bon film

Note pour les autres :

« Final Fantasy VII : Advent Children » de Tetsuya Nomura (2005). Durée : 01 H 40.

Bande Annonce Final Fantasy VII Advent Children… par Soludik

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2 commentaires

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