La maison du Docteur Edwardes de Sir Alfred Hitchcock (1945) par Marc Shift

L’établissement psychiatrique Green Manor vit un bouleversement : son charismatique directeur doit céder sa place, suite à des problèmes de santé, au jeune et talentueux Docteur Edwardes. La froide docteur Constance Petersen, ayant tous les autres médecins à ses pieds, tombe immédiatement sous le charme du nouvel arrivant. Mais celui ci n’est pas celui qu’il prétend être….La-maison-du-docteur-Edwardes-Alfred-Hitchcock-Ingrid-Bergman-Gregory-Peck-poster-affiche

Premier où est Sir Charly?

Alors non, ce n’est pas le premier film de Sir Alfred Hitchcock que je vois, mais c’est le premier qui est chroniqué sur notre modeste blog-site. Ce qui est intéressant quand on chronique des films ce n’est pas d’étaler une quelconque cinéphilie ou une « méga culture »  (qui est loin d’être encyclopédique dans mon cas…). L’intérêt est de découvrir des films qu’on aurait pas forcément fait l’effort de voir et au minimum de donner l’envie de les faire (ou refaire) découvrir quand ça en vaut la peine, et c’est grandement le cas ici.La-maison-du-docteur-Edwardes-Alfred-Hitchcock-Ingrid-Bergman-Gregory-Peck

Sur la monstrueuse filmographie d’Alfred Hitchcock (une cinquantaine de film tout de même!!) je n’en connais qu’une poignée (Les oiseaux, Psychose, La mort aux trousses et la 39ème marche), qu’en plus j’ai vu pour la plupart il y a bien longtemps. Et je dois avouer qu’il y a un point sur lequel j’ai toujours fait un blocage. Le fameux moment où il y a une conversation à l’intérieur d’une auto (généralement)….qui ne bouge pas avec un paysage en mouvement (sur écran ou sur toile). Effet dû à la mode du moment mais aussi totalement assumé par Hitchcock (par dérision?).

Ici le concept est appliqué à une balade en ski située dans le dernier tiers du film, effet toujours aussi kitch, mais il est vrai collant parfaitement à l’ambiance du film.

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C’est quoi l’ambiance dans un film d’Hitchcock me direz-vous? Une très habile combinaison entre du suspens, de la tension dramatique et un zeste d’humour (macabre, ironique….c’est un anglais on a donc l’embarras du choix!!). Et là son savant cocktail il le met au service d’un monde assez peu glamour, voir carrément rébarbatif : la psychanalyse.

Bon, en même temps la porte d’entrée dans ce monde se fait par l’entremise du Docteur Constance Petersen, incarné par la magnifiquement belle Ingrid Bergman, ce qui a le don de rendre la psychanalyse absolument attirante. Elle est évidement courtisée par l’ensemble de ses collègues, mais reste hermétique à leurs avances.

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Le postulat de départ est aussi simple que chiant (si si). Suite à une dépression le directeur de l’établissement doit laisser sa place, au grand regret de ses collaborateurs. Son remplaçant est le Docteur Edwardes, inconnu de l’établissement, de réputation flatteuse.

Nous faisons donc connaissance avec l’ensemble des docteurs (et d’une partie du personnel) qui défilent dans les bureaux (toujours une personne en mouvement, des personnages rentrent et sortent sans raison des pièces, le flot de parole est continu…) dans une sorte de ballet incessant qui donne rapidement un ton très burlesque à l’ensemble. Avec l’arrivée du Docteur Edwardes le ton change subtilement, et on comprend rapidement que cet homme n’est pas à sa place. Et pour cause, ce n’est pas le vrai Docteur Edwardes.

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Qui est cette homme? Qu’a-t-il fait du vrai Docteur? Le docteur Constance Petersen, tombée amoureuse de ce beau et mystérieux inconnu, prendra tous les risques tant sur le plan professionnel que face à la justice (l’inconnu est rapidement suspecté de meurtre….) pour découvrir la vérité.

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En dire plus sur l’histoire, avec un film d’Alfred Hitchcock, serait criminel. Mais en plus d’un réel suspens (formidablement maitrisé) le film a bien d’autres qualités. Le héros est en fait une héroïne incarnée par Ingrid Bergman qui apporte charme et qualité d’interprétation à son personnage (une femme brillante, courageuse même de nos jours on en voit pas souvent en fiction…). Son partenaire Gregory Peck possède un jeu moins subtil (voir même un peu trop figé dans ses expressions), mais apporte une classe naturel à son personnage d’amnésique. Et pour une séquence onirique, les compétences d’un artiste fou furent mises à contribution, Salvador Dali dessina des scènes (prévues plus longue à l’origine, mais ne plaisant pas au producteur elles furent en partie coupées ce qui est bien dommage…) qui sont vraiment réussies.

Ce film est un vrai bon classique, à redécouvrir sans modération.

excellent, brillant
excellent, brillant

 La maison du Docteur Edwardes – » Spellbound » de sir Alfred Hitchcock (1945, Usa) Décors onirique par Salvator Dali, avec Ingrid Bergman, Gregory Peck, Michaël Tchekhov, Léo G. Carroll….durée 1h51.

P.S. J’ai bien évidement trouvé Charly, il a un cigare et un étui de violon 😉

La Maison du Docteur Edwardes ( bande annonce VO ) par guiderapide

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