Crimes à Oxford de Alex de la Iglesia (2008) par Tootsif

 RÉSULTAT FAUSSÉ.

            Une vieille dame est assassinée à Oxford. Son corps est découvert par deux hommes qui se rencontrent à ce moment-là pour la première fois : Arthur Seldom, un grand professeur de mathématique et de logique et Martin, un étudiant qui vient d’arriver dans l’université et qui rêve d’étudier avec Seldom. Rapidement d’autres meurtres ont lieu, tous annoncés par des symboles bien singuliers. Martin et le professeur s’associent pour retrouver les pièces du puzzle. Rien ne sera comme il paraît. L’identité du meurtrier sera une réelle surprise et son motif encore plus.

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            J’aime bien Alex de la Iglesia, réalisateur hispanique auteur de films certes assez brouillons mais  dont l’énergie et le côté franchement bien barré me faisait passer outre les nombreux défauts qui les émaillaient.

            Alors quand Alex de la Iglesia quitte son pays pour rejoindre la perfide Albion et réaliser un film d’un genre typiquement local et assez formaté je suis assez dubitatif : Alex allait il explosé le carcan et les codes du genre ou se retrouver brider par ces derniers ?

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            Non parce que bon si les comédies policières à la Agathe Christie peuvent par certains côtés jubilatoires, elle sont aussi ultra-prévisibles donc si Crimes à Oxford n’apporte rien au genre on risque de vite s’ennuyer.

Avec Alex de la Iglesia aux commandes j’étais plutôt optimiste et ce d’autant plus que l’univers instauré pour ces crimes parfaits (et non plus « Farpait »), les milieux des théories mathématiques, sortait de l’ordinaire et que le casting était plutôt luxueux avec Elijah « Frodon » Wood et John « Elephant Man » Hurt (sans oublier l’inconnue mais sexy Leonor Watling).

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            Malheureusement toutes ces belles notes d’intentions ne se traduisent pas dans les faits et ce qui devait arriver arriva, on tombe très vite dans une routine ennuyeuse.

            Pourtant le début semble tenir ces promesses. Certes on ne reconnaît en rien le style d’Alex de la Iglesia mais le spectacle proposé est plutôt plaisant : les personnages sont délicieusement barrés et semble tous cacher des petits secrets (même si le langage très théâtral utilisé par ces derniers donne une impression de sur jeu plutôt horripilante), le milieu des mathématiques et universitaire est plutôt intelligemment utilisé et offre des échanges plutôt savoureux entre Martin (Elijah Wood) et son idole Arthur Seldom (John Hurt) et en prime un joli plan séquence nous présente ingénieusement les divers protagonistes.

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            Malheureusement cette bonne mise en bouche ne va pas durer. Le scénario cousu de fil blanc avec faux twist final visible 3 kms à l’avance ne réserve que peu de surprises et ressemble au mille et uns du même genre d’autant plus que la plus-value de départ sur les mathématiques et le milieu universitaire ne fonctionne plus au bout de 20 minutes car ne donnant lieu qu’à des discussions abscondes.

            Et pendant ce temps là Wood est empêtré dans son rôle d’étudiant sans charisme tandis que John Hurt tourne en rond dans celui du vieux prof prétentieux qui sait tout. Seul les personnages féminins donnent du peps aux relations entre personnages et aux dialogues.

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            Car oui le récit manque de peps et hélas la réalisation de Alex de la Iglesia aussi ! A aucun moment celui-ci s’empare du récit pour lui apporter sa touche personnelle, ce petit grain de folie qui relancerait notre intérêt.

            A croire que la grisaille anglaise a déteint sur le cinéma de notre habituellement ensoleillé espagnol.

Bof, pas terrible
Bof, pas terrible

« Crimes à Oxford » de Alex de la Iglesia (2008). Avec : Elijah Wood, John Hurt, Leonor Watling, Julie Cox. Distribué par : La Fabrique de Films. Durée ; 01 H 43.

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4 commentaires

  1. de l’Eglise m’a pas mal déçu avec 800 balles, vraiment ce film tourne à vide, c’est consternant (et dommage), son « Balada Triste » est bien meilleur, sans doute son meilleur film depuis bien longtemps. Celui-là, je ne le connaissais pas. Il semble confirmer le manque d’énergie notable du réalisateur…

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  2. J’ai adoré l’énergie, l’inventivité de Perdita Durango et du Crime Farpait mais là c’est d’un convenu et d’un manque d’énergie que c’en est désolant (surtout quand on connait la fougue habituelle du réal).
    Pas encore vu Balada Triste si tu m’en dis du bien va falloir que je me le procure

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