La maison au fond du parc de Ruggero Deodato (1980) par Marc Shift

Deux garagistes sont inopinément invités par des bourgeois pour une petite fête qui dégénère rapidement…..

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Qui se trouve sans doute à gauche d’un truc….

-« Hé c’est par où la fête? » (Captain Calva)

-« Vient je t’emmène en boite, c’est sympa y a plein de filles pour toi » (Marc Shift)

-« Tu crois? »

-« Oui tu les fais picoler, et je suis sûr que quand y en a une qui aura atteint les 4 gr, dans chaque bras de préférence, elle ne pourra plus rien te refuser »

-« C’est vrai, tu crois qu’elle me ferait des pâtes à la mama?? »

-« ……T’es vraiment trop con….. »

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C’est alors qu’arrive un bourgeois et sa bourgeoise avec leur super bagnole qui a une panne toute naze pouvant être réparé rapidos (juste le temps de se pencher et hop miracle, les mains sont sales….). Comme on a trop la classe et qu’on est trop beaux gosses (enfin surtout moi) et qu’en plus on a l’air trop cool le couple n’hésite pas très longtemps avant de vouloir nous emmener à la petite fiesta (oui c’est un mot espagnol, mais ça sonne trop cool) organisée par leurs amis.

En plus la maison, avec son parc autour et sa piscine, est vraiment trop classe. Et puis la p’tite bourgeoise ça me changera des greluches que j’me tape d’habitude. J’ai connu mieux et elle est maquée mais devrait pas y avoir de problèmes, son mec ne fait pas le poids à côté de moi.

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Bon, pour l’instant c’est un peu n’importe quoi avec Calva qui s’agite sur cette musique de merde. D’ailleurs ça les fait un trop rire les bourgeois, il a pas l’air bien finaud comme ça, mais ça m’énerve de le voir se ridiculiser comme ça….

Par contre la blondasse là, commence bien à me chauffer. J’vais visiter l’étage un coup avec elle histoire qu’elle me fasse le tour du propriétaire. Mouais, elle me chauffe, mais pour l’instant elle a encore l’air d’avoir des réticences. J’comprends son mec est en bas, mais va pas falloir me tourner bourrique trop longtemps, j’ai pas qu’elle à foutre…..

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J’redescend histoire de voir où en est Calva. Putain ce con est train de s’ faire plumer au poker comme un po’ve naze!! y sont plein d’thunes ces bourgeois, mais ça les empêchent pas de mystifier ce pauvre demeuré qui ne voit rien bordel!!

J’ai plus l’choix, je sort ma lame…. Bizarre l’ambiance change d’un coup….j’aime trop cette sensation, j’ai définitivement pris le contrôle des opérations……on va jouer selon mes règles maintenant….

-« Calva tu refais une partie avec nos amis »

-« Ouais, je sens que ma chance a tourné…..de toutes façons la gagne est pour moi!!!! On fait quoi maintenant? »

-« On va s’amuser un peu avec les amies de nos amis, ça te dis? »

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Voilà donc grosso modo, en résumé, les deux premier tiers du film, avec une histoire assez ténue, des acteurs assez moyens à l’exception de David Hess (qui a déjà tenu le même rôle dans La dernière maison sur la gauche de Wes Craven) plutôt bon en charmeur sadique, des actrices qui n’hésitent pas à dévoiler leur charme (mais qui hésitent un peu plus avec leur talent….).

Ce film n’évite pas l’écueil de la « justification » qui ici arrive comme un cheveu sur la soupe. Attention révélation!! Le motif à beau être dévoilé dans l’intro, le « plan » a bien du mal à être machiavélique de par la lenteur et l’apathie des personnages qui l’ont mis en place (pas sur que vous compreniez quelque chose avec cette explication lumineuse….).

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De fait le film de Déodato peine à se trouver une justification et encore plus à se différencier de son modèle : La dernière maison sur la gauche dont il devient un simple ersatz et en perdant en chemin le côté plus craspec de l’œuvre de Craven (de par ses scènes en extérieur et la photographie qui en découle….).

Ce film évite tout de même d’être une purge totale, mais n’intéressera que les amateurs de home invasion / rape & revenge movie dont je ne fais pas partie….

bof, mais ça passe
bof, mais ça passe

La maison au fond du parc / La casa sperduta nel parco / The house on the edge on the park de Ruggero Deodato (1980, Italie) avec David Hess, Giovanni Lombardo Radice, Annie Belle, Lorraine de Selle…..durée 1h31

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8 commentaires

  1. ben j’ai plutôt bien aimé moi. J’étais fasciné par la situation en me demandant jusqu’où ça allait aller. Malheureusement ça manque un poil de folie dans son dernier acte (trop soft à mon goût) et le twist final ultra convenu casse un peu l’ensemble

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  2. Le twist final m’a bien fait rigoler mais sinon à part le fait que ce soit assez mal construit, joué et réalisé, je me suis quand même laissé prendre par l’histoire étrangement, sûrement grâce à David Hess, un sacré méchant celui-là.

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