John Rambo de Sylvester Stallone (2008) par Marc Shift

La Birmanie, sa jungle, sa junte militaire, ses exactions et John Rambo au beau milieu de tout ça…..

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Bienvenue en Birmanie

 

Après les States, le Vietnam et l’Afghanistan Rambo est embarqué dans une histoire qui le mènera en Birmanie. Les intentions sont louables car cette région du globe est régulièrement ravagée par des conflits, des génocides quand ce n’est pas par des catastrophes naturelles (entre la Thaïlande, le Cambodge, le Laos, le Bangladesh on peut pas dire que ce soit la joie….) et la Birmanie ne fait pas exception à la règle.

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C’est d’ailleurs l’une des raisons avancées pas Stallone pour la localisation du film, il voulait mettre en lumière les atrocités commises dans ce pays où la démocratie n’est que poudre aux yeux (faut pas rêver c’est encore le cas….). Bon l’idée est la même que dans Rambo III, film qui tient plus du nanar que du chef-d’oeuvre où le perso tombe bien trop dans la démesure (seul contre un pays? Pas de problèmes!!!!) pour avoir une quelconque crédibilité.

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Et ce John Rambo donc? Tout comme Rocky Balboa ce film doit conclure la saga, mais ce dernier à un côté bien plus touchant et humain que notre chère machine à tuer, qui est sans doutes moins attendu (il fait en gros 400 000 entrées de moins pour l’exploitation française) et peut être plus vraiment dans l’air du temps. Et dès le début du film on sent rapidement que ce qui importe plus est le personnage de Rambo, pour l’histoire on va pas trop se creuser la tête, on va trouver un prétexte pour faire une mission d’exfiltration.

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Et ça tombe bien, une mission évangélique a besoin du bateau de Rambo, devenu un paisible chasseur de serpents en Thaïlande, pour les transporter près d’un village birman malgré les refus initiaux. Bien évidement la traversé sera sanglante, histoire de rappeler que Rambo est une parfaite machine à tuer et tous arriveront à bon port. Les missionnaires sont bien évidement capturés et emmenés dans un camp pendant que notre guerrier sera reparti à ses saines occupations. Lorsqu’une expédition est montée pour récupérer les missionnaires ce dernier fera bien évidement parti du voyage….

Bon on est pas dans la grande finesse, ça ressemble aux autres Rambo, à du porté disparu et à toute une ribambelle de film de sauvetage burné mais avec une différence de taille : y a Stallone dedans. Et en plus y a Stallone derrière la caméra, au scénario…..en bref il est partout. Mais comme il a l’habitude de ce genre de situation autant ne pas s’en formaliser. Car malgré la transparence des seconds rôles, une histoire qui tient sur un timbre poste le film fonctionne.

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Il fonctionne car y a Stallone dedans, que le concept est fort (la dénonciation du génocide Karen, même si on va plus parler d’une mise en lumière) et que le film est extrêmement impressionnant. Rarement des combats on été filmé avec cette intensité, ce déluge d’effets gores au réalisme (enfin cela semble réaliste) bluffant. En fait on peut même dire que le film est aussi impressionnant dans ses scènes de combat qu’il est manichéen, car le chef des méchants en plus d’être un immonde tortionnaire est en même temps pédophile (c’est vrai pourquoi faire les choses à moitié??) alors qu’il est joué par…..un véritable chef de la résistance!!!

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En fait le film est bourré de défauts, comme les autres Rambo (et les Rocky aussi d’ailleurs) il est très peu crédible, mais tout ça on s’en fout y a Stallone dedans……..

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John Rambo de Sylvester Stallone (2008, USA) avec Sylvester Stallone (je le remet au cas où….), Julie Benz, Paul Schultze, Richard Crenna…..durée 1h31

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9 commentaires

  1. Rien n’est bon… La moitié du film il est seul avec une mitrailleuse et tire de droite à gauche !… Et quand je dis la moitié je dois être loin… Et je passe sur le reste, navrant… 0/4

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  2. RIP Sage Stallone qui a contribué au coté « gore over the limit » du projet, sinon un Rambo plus Rambo1 que le 2 ou 3; un scénar pas folichon, des seconds rôles totalement transparents (a l’exception de quelques mercenaires) car Sly a tout misé sur la psyché de son perso, mais un métrage d’une violence rare et qui prends aux tripes 🙂 le dernier plan pose le doute sur une éventuelle suite, la boucle est bouclée ou Johnny revient se venger au pays de l’Oncle Sam? Sinon le director’cut apparemment change la donne (en moins bien) car se la joue bcp trop sur le coté messianique du perso, curieux de voir quand même à quoi ça ressemble cette version..

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  3. Je l’ai regardé d’un oeil distrait en DVD… mouais, bon, ok, c’est violent, mais je n’ai pas retrouvé le côté port’nawak et nanardesque d’un porté disparu, par exemple… il est trop dans l’actualité, sans doute…

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