Grey’s anatomy 8 (2012) de Shonda Rimes par Flow

Saison 8.

Comment se faire enculer en dix leçons.

Cette série, c’est mon plaisir coupable ultime. Je n’ai donc pas honte (ah la justification simpliste) d’avoir regardé huit saisons quasiment identiques alignant les cas médicaux toujours plus grotesques et les histoires de cœur et/ou de cul les moins inspirées de la télévision américaine. Tout ce sentimentalisme gluant m’a toujours amusé. Et je me suis attaché aux personnages avec le temps. Alors que la série a encore été renouvelé, j’ai décidé de m’arrêter là. Explications.

On suit toujours Meredith, Christina, Alex et les autres dans leur vie sentimentale et chirurgicale au sein de l’hôpital de Seattle.

Que retenir de la saison? J’aurais envie de dire rien. Ce n’est pas compliqué, je ne me rappelle de quasiment aucune intrigue. La série ronronne. Le couple vedette n’a plus rien à dire donc ils leur ont collé un bébé à récupérer. Karev s’est découvert une conscience donc ils s’occupent d’enfants africains dans le besoin, Owen et Yang se séparent durant presque l’intégralité de la saison dans des engueulades à rallonge et Lexie et Mark patinent dans la semoule. La platitude et la linéarité de cette intrigue représentent bien cette saison 8. Plate, sans enjeu véritable et faisant du surplace.

Pourtant, l’enjeu du final (qui se dessine trop tardivement donc) était intéressant et constitué surtout la fin naturelle de la série. L’internat des protagonistes s’achevait (enfin, diront les mauvaises langues) et ils prétendaient pour la plupart à de brillantes carrières dans les meilleurs hôpitaux du pays. Ils allaient partir pour de bon, c’était réglé. De quoi jouer sur la séparation de tout ce beau monde en forme de nouveau départ afin de faire verser par le public une dernière coulée de larmes.

Oui mais voilà. Lorsqu’une série fonctionne plus ou moins (et surtout lorsqu’une chaîne tardant à trouver un nouveau souffle n’a pas d’autre choix que de se reposer sur des ex-stars de l’audience) les producteurs n’hésitent pas à étirer leurs séries jusqu’à plus soif, aux dépends de la qualité.

Le constat est amère pour Grey’s anatomy. Shonda Rhimes a laissé passer sa chance. Pire, l’intrigue mise en place dans le final pour retarder (ou annuler) le départ de ses personnages est tout bonnement ridicule. Je vous le donne en mille: un crash d’avion. Il n’y a pas plus con. Surtout quand on sait comment la série traite ce genre d’évènements… Irréalisme rime avec disparition d’un personnage central. Forcément. Quoi de mieux pour relancer l’intérêt déclinant de sériphiles lassés?

Entendre Rhimes dire que le premier épisode de la saison prochaine sera encore plus triste, plus intense, avec d’autres morts, il y a de quoi gerber devant la multiplication de coups marketing ayant perdu de vue toute idée créatrice. Sans moi.

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3 commentaires

      • Autant j’adorais Urgences (et je continue d’aimer!!) autant celle-là je ne peux pas: trop de bla bla et d’histoires d’amour. En plus j’ai l’impression (en voyant ta critique et ce qu’on en dit sur le net!!) que ça fait comme Desperate Housewives: ça part dans le n’importe quoi niveau scénar’ et situations impossibles.

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