Wake Wood de David Keating (2012) par Bruce Kraft

LA DORMEUSE DOIT SE RÉVEILLER.

Louise et Patrick sont sous le choc de la mort tragique de leur fille Alice. Ils décident de déménager dans une petite bourgade reculée appelée Wake Wood. C’est dans ce lieu qu’ils découvrent l’existence d’un rituel païen entretenu par les habitants depuis des décennies, et permettant de faire revenir d’outre-tombe pour une durée de trois jours n’importe quelle personne, afin de lui accorder un dernier adieu.

Y a des films comme ça qui sortent de nulle part, avec un réalisateur inconnu, un budget aussi conséquent que le salaire d’un chroniqueur de La Pellicule Brûle et des acteurs aux noms aussi obscurs (alors que leurs visages vous parleront) que celui d’un défenseur de l’équipe de football de la Thaïlande (je vous en donne un quand même: Niweat Siriwong) mais qui par leur pitch intrigue quand même l’amateur d’horreur que je suis. Et en plus ça sort des studios de la Hammer, que demander de plus?

La réalisation ne mérite certes pas le déplacement, formelle et ultra classique, et on serait même presque tenté de dire que l’on se trouve devant une sorte de téléfilm avec un bon casting (Timothy Spall, le bailli Bamford dans Sweeney Todd, Aidan Gillen, « LittleFinger » dans la série Game of thrones) mais Wake Wood possède des qualités insoupçonnées si l’on ne s’y penche pas plus que ça.

Ne le nions pas Wake Wood fait fortement penser au fameux Wicker Man de Robin Hardy sortit en 1973 (et malheureusement remaké en 2006 avec Nicolas « sale moumoute » Cage!!) avec son ambiance typique irlandaise que ce soit au niveau du paysage qu’au niveau des habitants pas forcément très bavards et très communautaires.

C’est ce qui fait d’ailleurs le ciment du film puisque c’est la communauté qui, tout du long, va s’insérer dans la vie de Louise et Patrick et les amener à faire des choix concernant leur fille.

Le couple va cependant comprendre peu à peu que l’appartenance à un groupe les oblige à respecter des règles. Keating va ainsi faire évoluer la perception que l’on peut avoir du couple en les faisant passer du statut de « victimes » à celui de « fouteurs de merde qu’on a envie de frapper tellement y sont cons ».

Wake Wood ne fait pas que dans le psychologique, loin de là, et propose quelques scènes angoissantes et parfois même gores (Merci pour la césarienne pratiquée sur une vache!!). Et oui, n’oublions pas que le film de Keating reste un film d’horreur en plus d’être un thriller à la grosse touche de fantastique par le biais de la gamine du couple, au physique aussi innocent qu’inquiétant.

Sans être inoubliable disons que Wake Wood reste un petit film de bonne tenue qui contentera les amateurs du genre l’espace d’une soirée. Sympa et sans prétention.

Un film moyen

Wake Wood (Irlande) de David Keating (2012). Avec Eva Birthistle , Amelia Crowley, Aidan Gillen , Timothy Spall . Durée: 1h30.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s