Sket, le choc du ghetto de Nirpal Bhogal (2012) par Bruce Kraft

A la suite du meurtre cruel et brutal de sa grande sœur par un chef de gang violent, Kayla – 16 ans – n’a plus qu’une idée en tête : la vengeance. Pour parvenir à ses fins, l’adolescente intègre un gang rival. Mais elle va devoir apprendre à survivre dans la jungle urbaine où seules les règles de la rue font loi…

GIRL POWER.

Grâce aux cinéma les gangs de mecs, aux states, tout le monde connaît: ils sont blacks, mexicains, cubains ou porto-ricains, tous tatoués avec des bandanas et écoutent du rap dans leur grosse bagnole avec des bagues en or et un gros gun dans le caleçon qu’ils ont acheté à Carrefour. Par contre si je vous parle des gangs de nanas en Angleterre et bien y en a pas un qui pourra me dire à quoi ça ressemble…

Coup de bol pour vous je peux vous en parler puisque j’ai vu le film Sket, le choc du ghetto!! Enfin…coup de bol si on veut puisque l’histoire qui nous intéresse ne se concentre que sur une petite bande de nanas qui se sont regroupées que pour tenir à tout ces mecs des cités hyper machos qui ont une fâcheuse tendance à croire qu’une femme n’est qu’un punching-ball ou une poupée gonflable.

Quoi? C’est un cliché? Ouai et bien allez dire ça à la gente féminine des banlieues bien obligée de se saper en mec et de raser les murs pour pas se faire traiter de « grosse pute ». Et oui, car une fille qui met un décolleté ou une jupe n’est pas forcément une prostitué…mais ça y en a certains qui ont du mal à le comprendre (attardés? Sûrement!!).

Bon, et le film dans tout ça? Et bien Bhogal (qui a réalisé un épisode des Misfits) réussit à nous donner un petit film assez réaliste au regard pertinent sur la vie de la femme dans les quartiers populaires britanniques et leurs manières, biens différentes, de survivre dans cet environnement hostile. D’ailleurs, oubliez le titre et l’affiche qui semblent dire: » ça va bastonner sévère avec des émeutes de oufs malades!! ». Elle est racoleuse (à blanc!!) et trompeuse.

Certaines jouent de leur féminité et d’autres…avec leurs poings. Bien sûr, au milieu de tout ça, le parcours de notre héroïne Kayla est un peu tiré par les cheveux (il lui arrive tous les malheurs du monde en deux jours!?) mais c’est avec beaucoup d’attention que l’on suit cette histoire de vengeance urbaine.

La réalisation est du niveau d’un téléfilm anglais mais comme on a envie de savoir si Kayla, et ses « copines », va s’en sortir on s’en fout un peu. Par contre au niveau de la B.O. c’est plutôt positif puisqu’on a le droit à de la drum’n’bass, et autres dérivés plus électro, et non pas à l’habituel rap qui n’en finit plus de nous saouler dès qu’une banlieue est à l’écran.

Après, disons le tout net, Sket ne restera pas dans les annales (surtout avec une fin aussi peu rassasiante) mais constituera une petite pause idéale entre deux grosses productions américaines. Nirpal Bhogal réalise donc un premier film honorable bien que dispensable.

Un film moyen

Sket, le choc du ghetto (GB) de Nirpal Bhogal (2012). Avec Aimee Kelly, Emma Hartley-Miller, Lily Loveless. Durée:1h23.

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Un commentaire

  1. Manque de vraisemblance ; il est difficile d’imaginer une gamine aussi juvénile hors gang qui devient du jour au lendemain une caïd quasi leader de son groupe, il est même invraisemblable de croire à une gamine de 16 ans non prise en charge par l’assistance sociale après la mort de sa tutrice légale… Bref ça manque d’un fond plus solide… 0/4

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