Space Time – L’ultime odyssée de William Eubank (2012) par Bruce Kraft

Lee Miller, astronaute à bord de la Station Spatiale Internationale, perd tout contact avec la terre. Ses ressources diminuent et Lee lutte pour ne pas sombrer dans la folie. Une lueur d’espoir se présente lorsqu’il trouve un journal à bord qui va lui permettre de voyager à travers le temps jusqu’en 1864 en pleine Guerre de Sécession. A travers les récits du soldat Briggs, Lee a accès à une découverte extraordinaire et va se rendre compte que leurs destins sont liés….

Quand on lit le pitch de ce Love Space Time il est difficile de ne pas avoir envie de voir ce film tant il paraît original. Du coup, comme je vous aime bien (si si c’est vrai!!) et je me suis jeté dessus et je peux d’ores et déjà vous dire que ce film risque méchamment de diviser le public fan de SF.

Dès les premières secondes il paraît évident que Eubank (dont c’est ici sa première réalisation) a voulu soigner l’esthétisme global du film et dire que c’est beau relève de l’euphémisme. Le boulot sur l’image est énorme (la scène au ralenti du champs de bataille entre fédérés et confédérés est hallucinante!!) et que l’on se trouve dans un décor naturel ou dans la station rien n’y change rien.

Ne le nions pas Eubank a compris, tout comme Kubrick et son 2001, odyssée de l’espace dont il s’inspire (trop?) largement, que pour asseoir une réflexion aussi profonde sur l’amour il était nécessaire de fasciner visuellement le spectateur afin d’ouvrir une porte sur sa conscience et lui faire comprendre certaines choses.

(Disons alors que c’est ici que les fans de SF bourrée d’action auront compris qu’ils peuvent arrêter de lire parce que de l’action il n’y en aura jamais…)

Le problème, dirons-nous, est que parfois le message est un peu trop basique et que les interventions d’autres hommes, témoignant face caméra de certains événements de leur vie, sont un peu naïves. Dommage, car la réflexion par la solitude, et les répercussions graves qu’elle peut engendrer, était amplement suffisante et maintenait l’aspect énigmatique de l’œuvre. Le trop-plein de réponses tue alors un peu le film.

Ceci dit certains y verront quand même une belle pièce de science-fiction contemplative bien léchée, avec une BO qui donne bien le change, mais pas assez dense pour éviter certaines longueurs alors que le film ne fait que 1h24. C’est toujours le risque quand on veut faire ce genre de film.

D’autres trouveront aussi certaines similitudes avec la théorie de Ridley Scott, et de son Prometheus, sur les origines de l’homme et on ne pourra pas leur enlever ça. Toujours est-il que même si ce Space Time reste un film avec quelques défauts il montre le visage d’un réalisateur bien prometteur qui doit maintenant s’affranchir de ses références pour montrer son vrai visage…

Un film moyen

Space Time – L’ultime odyssée (U.S.A) de William Eubank (2012). Avec Gunner Wright, Bradley Horne, Corey Richardson. Durée: 1h24.

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