Diary of the dead de George A. Romero (2007) par Marc Shift

Un groupe d’étudiants en cinéma tourne un film d’horreur à petit budget au fin fond d’une forêt lorsqu’une étrange nouvelle tombe: les morts reviennent à la vie. D’abord incrédules ils décident tout de même de rejoindre leur famille, et l’un d’eux décide de tout filmer pour révéler au monde la vérité sans filtre.

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All land of the dead

Quand ça ne veut pas, ça veut pas. Pas d’inspiration, je ne sais pas par quel bout prendre ce film qui m’a pourtant vraiment bien plu. Alors bon faire des chroniques de films ça ne demande pas forcément beaucoup de talent (j’en suis la preuve….vivante) et ça ne relève pas d’une ambition démesurée. Mon modeste but de blogueur est de dominer le monde grâce à mes chroniques lapidaires, lumineuses et divinement (oui je suis un être divin) intelligentes.

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Je pourrais juste dire qu’il y a des jeunes cons poursuivis par une horde de zombie qui font « beuhaaa » qui finissent par être bouffés dans des gerbes de sang avec la boyasse qui vole de partout. Ouais mais nan, George Romero fait des films  gore (certes un peu moins ici) mais intelligents et se sert des zombies pour faire des portraits au vitriol de la société contemporaine (au delà de la société américaine).

Alors que je cherche toujours péniblement de l’inspiration Captain Calva tente (péniblement) de découper un groin de porc. Pas facile avec une souris. Non, il n’y a rien à comprendre.

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C’est le contraire de ce film….Alors que me parviens la phrase « mais putain j’arrive pas à coller le groin il est trop gros ».  Ce qui est faux Loana est largement assez grosse. Non ne cherchez pas… Les conditions de travail devenant déplorables je tente de recoller les morceaux de cette chronique qui n’en est pas une (ce qui est une habitude pour du Romero).

Bon revenons à nos moutons (ou plutôt nos zombies), Diary of the dead fait tourner sa réflexion sur les médias et sur les nouvelles technologies. Après un prologue présentant rapidement la situation, (non ne réfléchissez pas trop: les morts reviennent à la vie), on rentre rapidement dans le vif du sujet. On retrouve une bande de djeun’s étudiants en cinéma en train de filmer un film d’horreur.

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Et avec sa double introduction Romero définit plusieurs choses: son univers visuel avec l’utilisation de la caméra à la première personne (traduction: elle est tenu par l’un des personnage du film), la réflexion sur les les médias, et une mise en abime de ses précédents films.

Alors en temps normal, c’est à dire tout le temps, je n’aime pas la technique du found footage. Parce que ça donne surtout mal à la tête, et que c’est tourné n’importe comment. Au début c’est le cas ici. Normal le caméraman est un débutant, mais au fil de l’avancement de l’intrigue il gagne en assurance et l’image en stabilité. Après, tous les films de Romero ne sont pas égaux en qualités mais je n’en ai pas encore vu de mal filmé (Land of the dead est pas génial mais y a pire dans le genre).

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Et quand c’est réussis le found footage ça permet une meilleure immersion dans l’intrigue et c’est le cas ici. Le plus gros écueil restant le « pourquoi est-ce que ce con continue de filmer? », Romero choisit d’y répondre malicieusement: face aux mensonges massifs des médias officiels l’un des étudiants veut ouvrir les yeux des spectateurs avec la vérité (sa vérité?) sans filtre, et ce malgré le malaise croissant régnant dans le petit groupe.

L’univers de Diary of the dead, que ce soit au niveau du scénar (par papy Romero toujours) ou de la réalisation, est vraiment une réussite. Et chose limite anormale dans ce type de production (même celle de Romero) tous les acteurs sont bon.  Mais vraiment bons, on s’attache vraiment à eux et comme ils sont quasi inconnu (ils viennent en majorité du théâtre) difficile de savoir qui va arriver au bout….ou pas.

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Le film n’est pas un chef d’oeuvre, mais papy Romero montre qu’il n’a rien perdu de son talent et démontre à la nouvelle classe que le patron ça reste lui….

un bon film
un bon film

Diary of the dead de George Romero (2008, USA), effet spéciaux Greg Nicotero, avec Michelle Morgan, Shawn Roberts, Joshua Close….durée 1h35.

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9 commentaires

  1. Moi aussi j’ai bien aimé ce film, même si j’ai trouvé, au final, la critique des médias assez poussive… mais il est meilleur que le précédent, et que le suivant. Et le found footage est souvent contourné par l’usage des caméras de surveillance. Et il y a beaucoup d’humour, de second degré dans ce film, ce qu’il n’y avait pas vraiment dans les précédents films de Romero, je pense que ça mérite d’être souligné…

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    • Poussive oui sans doutes, mais tu connais les américains et leur amour de la théorie du complot donc du coup je trouve ça assez cohérent avec leur culture. Après oui le second degré est bien présent dans ce film qui vaut quand même largement le coup d’oeil….

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  2. Un Romero trés decevant,humour à coté de la plaque avec un second degrè risible j’ai trouvé sa mise en scéne poussive, un director act horrible et une critique des médias qui sent le réchauffé et pas trés finaude finalement,devrait ptét arréter les frais papy georges de Pittsburg..

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    • Vu le nombre de chronique positive que j’ai lu je ne suis pas le seul à avoir aimé le second degré et les acteurs du film, que toi t’es pas accroché c’est autre chose.
      Après la critique pas très finaude, je suis d’accord il fait un peu dans la facilité, mais c’est déjà le haut du panier de la réflection sur le sujet.
      Après désolé au niveau de la réal pure il botte encore largement le cul de la nouvelle génération, parce que des zomblard new génération tout pourris y en plus que de mauvais Roméro dont d’ailleurs celui là ne fait pas partie….

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  3. Quitte à me mettre ses fans à dos, Snyder et son « Armée des morts » l’a pas mal ringardisé de toute façon, cependant Romero reste un pillier de l’horreur comme Big John c’est indéniable, mais bon ce « diarée of the dead » est pour moi raté.

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    • C’est pas devenu ringard non plus, j’aime le film de Snyder mais faire courrir les zombies c’est pas non plus l’idée qui révolutionne tout le cinéma. Et moi je préfère quand il ne court pas de toutes façons….

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