Sinister de Scott Derrickson (2012) par Bruce Kraft

Ellison est un auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Dans l’espoir d’écrire un nouveau livre à succès, il emménage avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés inexplicablement pendus. Ellison y découvre dans le grenier des bobines 8mm contenant les images de meurtres d’autres familles….

Il y a des fois où, rien qu’en regardant l’affiche d’un film, on sait déjà à quoi on va avoir le droit et ici pas difficile de comprendre que l’on va retomber dans le film type The Ring (au demeurant un excellent film!). Du coup pour l’effet de surprise on repassera. Par contre si on aime avoir peur on sait déjà que c’est le type de film qui convient….en théorie.

Scott Derrickson, dont les autres réalisations ne sont pas passées inaperçues (Le jour où la Terre s’arrêta,  L’exorcisme d’Emily Rose), nous propose donc l’histoire de cet écrivain un peu idiot (quand même!), et avide de gloire, qui emménage avec sa famille dans une maison que l’on sait rapidement hantée.

Soyons francs Derrickson aurait pu faire mieux. Si les moments de visionnage des bobines sont bien tendus et malsains à souhait (barbares?), et que visuellement c’est bien foutu lors des « apparitions qui font un petit peu trembler », on regrette l’étalage habituelle de jump scares pas originaux pour un centime et distillés de manière trop mécanique (temps de pause-temps de peur-temps de pause-temps de peur).

Dommage car l’intrigue centrale reste un poil travaillée (pas aussi tortueuse que dans The Grudge 2) et que les rapports conflictuels entre le héros (un Ethan Hawke jouant encore et toujours de la même façon) et sa femme sont moins niais qu’il n’y paraît.

Par contre ne parlons pas des enfants du couple dont les personnages sont malheureusement survolés à cause, en partie, d’un montage parfois approximatif (quid des rapports entre la gamine et les apparitions? Quid du somnambulisme du fils?).

La plus grande réussite du film, finalement, reste la B.O. composée par Christopher Young (The grudge, Jusqu’en enfer) vachement inspiré et offrant quelque chose de profondément écorché. J’en reste encore troublé.

Bon, tout cela ne m’empêche pas de penser, même en voyant un dernier acte sans concession et bien noir, qu’il aurait été de bon ton de dire à Derrickson que ce qui plaît aux fans d’épouvante c’est d’être surpris….

Sinister (U.S.A) de Scott Derrickson (2012). Avec Ethan Hawke, Juliet Rylance, Fred Thompson. Durée: 1h50.

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2 commentaires

    • L’efficacité réside, normalement dans ce genre de film, dans la surprise et la peur…ici, c’est plutôt restreint malgré toutes les bonnes intentions de Derrickson. C’est pourquoi je ne lui met pas la moyenne…

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