The Day de Douglas Aarniokoski (2012) par Bruce Kraft

Adam a perdu sa femme et sa fille après la fin du monde tel que nous le connaissons. Il a rejoint un petit groupe du survivants qui erre sur les routes avec l’espoir de reconstruire la vie dans un lieu où la mort ne serait pas présente. Mais le danger rôde autour d’eux….

The day est mauvais. Et paf!! Voilà, je n’ai pas pu m’en empêcher de lâcher le morceau!! J’ai conscience de tuer ma critique d’entrée de jeu mais je ne savais pas comment la commencer de toute façon!! A défaut pour vous tenir je vais essayer de vous distraire avec mes explications…

The Day c’est le film d’un réalisateur qui a dû regarder La Route, de John Hillcoat (qui est vraiment apprécié ici même!!), au moins 125 fois parce qu’il devait trouver l’ambiance vraiment énorme!!! Du coup il a voulu faire son film post-apocalyptique à lui. Du coup niveau ambiance c’est couleur sépia à fond pour « faire comme ».

Si l’envie de reproduire (pour être poli) l’univers de La Route s’arrêtait au visuel ça ne serait pas vraiment important mais malheureusement ici ça va plus loin: Pas d’explication sur la nature de cette fin du monde, pas de nourriture (sauf, comme par hasard, des conserves!!) mais nos héros ne sont pas vraiment physiquement touchés, pas de soleil, pas d’animaux, etc….

Aarniokoski, par contre, nous refait le coup de la douche improvisée en échangeant un Viggo Mortensen tout maigre par une Shannyn Sossamon (Road to nowhere, bientôt sur ce blog d’ailleurs!) pas squelettique pour un sou et plutôt agréable à reluquer. Aarniokoski est un malin….

Sinon il reste quoi de ce film? Un Mickael Eklund (The Divide) une fois de plus charismatique (ça devient énervant à force!!), un Dominic Monaghan (Lost, Le Seigneur des anneaux) disparaissant au bout d’un quart d’heure et une Ashley Bell (Le dernier exorcisme) en mode Terminator…mouai. Offrons une mention spéciale, pour le black de service Cory Hardrict, à qui l’on donne le rôle du « comique aux répliques pourries alors qu’il va crever ».

Rajoutons à cela des CGI d’un niveau réellement faiblard et une action aussi poussive que mollassonne finissent par avoir raison de notre patience.

Autant dire que le final, qui est d’un ridicule visuel et scénaristique sans nom, est une délivrance pour le fan de post-apo que je suis et que vous êtes peut-être. On a beau penser qu’Aarniokoski est animé par son amour du genre, on ne peut que l’encourager à arrêter de le massacrer.

The Day (U.S.A) de Douglas Aarniokoski (2012). Avec Dominic Monaghan, Shannyn Sossamon, Mickael Eklund, Ashley Bell. Durée: 1h33.

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