Les Bêtes du Sud Sauvage de Benh Zeitlin (2012) par Bruce Kraft

Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s’emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d’aurochs. Avec la montée des eaux, l’irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.

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Les Bêtes du Sud Sauvage, le premier film de Benh Zeitlin, arrive sur nos écrans après avoir emballé l’ensemble des spectateurs et des critiques dans les différents festivals où il a été présenté et quand on voit le nombre de prix qu’il a raflé on se dit légitimement que c’est forcément du très bon.

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Et c’est vrai. Le film de Zeitlin prend le spectateur immédiatement à la gorge et on a du mal a expliquer pourquoi aussi rapidement. La caméra à l’épaule tremble, est en retard, cumule certains flous et se veut volontairement hésitante….En fait, Zeitlin est loin d’être un amateur et chaque défaut s’avère en réalité un outil de narration idéal dans cette partie des États-Unis où la vie est, elle-même, imparfaite.

La caméra trébuchante de Zeitlin nous transporte à la veille du terrible ouragan Katrina (en 2005) dans un bled paumé dans le bayou afin de nous conter l’histoire de la petite Hushpuppy interprétée par la jeune et impressionnante Quvenzhané Wallis (5 ans lors du tournage). Un bled où le lendemain n’existe pas et où chacun prend la vie comme elle vient…

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Le film mêle de façon extraordinaire la dure réalité de la vie dans ce bidonville du bord de mer, où se mêle toutes les communautés, devant une digue les séparant du monde « réel et civilisé », et le monde de Hushpuppy, la vision fantasmée et fantastique (les aurochs) d’une enfant qui ne veut que l’amour de son père et l’aide d’une mère partie il y a bien longtemps.

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Conte réaliste ou drame fantastique? Les Bêtes du Sud sauvage est un film difficile à définir, c’est vrai, mais c’est peut-être parce qu’il se vit et se ressent plutôt qu’il ne se raconte alors quand les mots me manquent à ce point je préfère vous conseiller de courir dans la première salle de ciné pour aller le voir….

Excellent, encore!!

Les bêtes du Sud sauvage (U.S.A) de Benh Zeitlin (2012). Avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Levy Easterly. Durée: 1h32.

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5 commentaires

  1. Je n’ai pas autant accroché. La petite est épatante et l’idée bonne. Mais je trouve que ça s’éparpille. Pour moi le fond n’est pas aussi écolo que ça, ça reste surtout une belle histoire d’amour entre un père et sa fille. Le reste c’est un peu bidon… 2/4

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    • Et bien pour le fond écolo je suis bien content que ça ne soit pas aussi moralisateur que ça. J’ai trouvé l’histoire belle et bien mise en image. Après c’est le genre de film que l’on aime ou pas mais il m’a fait beaucoup de bien d’un point de vue personnel….Quand c’est beau j’estime qu’il n’y a pas besoin de se prendre la tête à savoir ce qui manque ou ce qu’il y a en trop. Là c’est juste une question de point de vue…

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  2. Ah tu m’as coiffé au poteau 🙂
    En même temps, j’ai repoussé l’écriture de la critique au maximum car je ne savais pas trop quoi écrire. Et je vois que tu as eu le même problème. C’est une expérience à vivre, à ressentir. Captivé au début, j’ai tout de même lâché à plusieurs moments. Pour moi, il ne tien pas s0ur la longueur. Un ovni, avec une gam0ine épatante.

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