On l’appelle Trinita d’Enzo Barboni (1970) par Tootsif

Trinita et Bambino sont deux demi-frères aux physiques et caractères diamétralement opposés. L’un est longiligne et séducteur, l’autre massif et bougon. Ensemble, ils repoussent les assauts de bandits mexicains qui souhaitent attaquer une colonie de mormons.

affiche on l'appelle Trinita

WESTERN RAVIOLI BUITONI

Si le milieu des années 60 marque l’apogée du genre western spaghetti, le début des années 70 marque le déclin de celui-ci, d’un genre qui semble être à bout de souffle et qui n’arrive plus à se renouveler. Tout ayant été dit ou presque, il ne reste plus qu’alors à se moquer du genre, c’est ainsi la naissance des comédies spaghettis où un acteur va s’illustrer : Terrence Hill.

Et s’il va s’y illustrer c’est aussi bien pour le meilleur, avec le généralissime Mon Nom est Personne qui consacre le chant du cygne d’un genre devenu surexploité, que pour le pire avec celui qui allait devenir son compagnon de buddy movie : Bud Spencer.

image on l'appelle Trinita - 1

Et, malheureusement pour toi cher lecteur, c’est du pire que nous allons parler aujourd’hui avec On l’appelle Trinita, car là nous sommes en présence de ce que le genre comédie western fait de plus mauvais.

Car, il n’y a pas grand chose à sauver dans ce film et c’est là que l’on se dit que la mémoire joue des tours car dans mes souvenirs (je ne l’avais pas revu depuis l’enfance), s’il n’était pas aussi bon que le génial Mon Nom est Personne, le maître étalon de la comédie western spaghetti, s’en rapprochait fortement.

Et en fait…..euh……comment dire……pas du tout !

Alors on va faire court et simple, ce qui sera au moins le grand avantage de ce film, c’est à dire de ne pas me prendre la tête a en foutre des pages (ce qui en plus fera plaisir au patron qui estime que j’en fais toujours trop long), en disant qu’il y a rien à sauver.

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On l’appelle Trinita marque le début de la coopération humoristique (car les 2 compères avaient déjà tourné ensemble) de Terrence Hill et Bud Spencer pour le pire et pour……le pire.

Ouais mais non, je suis désolé on peut pas dire du bien tant de ce film que du reste de leurs collaborations. Ah si ! C’est le meilleur de tous ! C’est vous dire le niveau du reste.

Le problème principal de ce film est son absence total de rythme : très bavard on s’emmerde sec 90 % du temps. Le pire c’est que ça parle pour ne rien dire ‘les dialogues se limitant à salut mon frère ! Comment vas tu mon frère ? Bien mon frère, et toi ?…. Ce qui est d’un déprimant et d’un ennui mortel.

Et, ce n’est pas les rares répliques censées être drôles tout comme les scènes de baston qui vont relever notre intérêt et nous empêcher de tomber dans les bras de Morphée.

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En effet, les blagues et gags tombent souvent à plat car ils ne sont tout simplement pas drôles et les scènes de baston sont d’une mollesse absolue à cause d’une mise en scène des plus plates.

Et c’est pas les coups de poing brises crânes de Bud Spencer ni les coups de pistolet improbables de Terrence Hill qui feront mieux que vous arracher un sourire.

On l’appelle Trinita marque donc 2 terribles choses : la fin de l’âge d’or du western spaghetti et le début d’une collaboration qui engendrera tout un tas de navet qui feront la honte du genre buddy movie. Bref, une double célébration des plus déplorables.

Quelle bouse!!

« On l’appelle Trinita » de Enzo Barboni (1970). Avec : Bud Spencer, Terrence Hill, Farley Granger. Durée : 01 H 46.

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7 commentaires

  1. Wouah t’es dur avec un des nanards de mon enfance 🙂 … Certe si on est objectif c’est un nanard mais pas un navet à mon sens (nuance !). Le duo signe là son meilleur film (c’est pas dur ok) et la fantaisie fait mouche, en sachant que le cinéma a sa dose de subjectivité je dirais que c’est un petit péché mignon… 1/4

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    • Je suis dur parce que je l’avais pas revu depuis une paire d’année et que dans mes souvenirs ça restait con mais bon et en fait c’est con et pas bon. Mais pas le mauvais qui en devient nanardesque c’est juste chiant à mourir

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  2. A vrai dire, ce duo est plutôt conçu pour les enfants. Il ne faut rien attendre en terme de qualité cinématographique. Alors oui, c’est une fin d’exploitation d’un genre, mais c’est surtout le début d’une franchise qui a su trouver son public…

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  3. @Tootsif… Tu compares 2 films complètement différent. Par exemple mon fils attendra une paire d’année entre ces deux films. « On m’appelle Trinita » reste effectivement plus pour les enfants.

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  4. Bon perso je ne suis pas du tout d’accord avec les avis précédents.
    Pour moi « On l’appel trinita » est un film comique sans grande prétention qui dispose de décors et d’une photographie bien foutu. J’aime ce film car il dégage un truc, terence hill est juste énorme en cow boy flémard. Son personnage est assez génial je trouve. Certes les blagues ne volent pas bien haut mais je trouve que globalement le film a du charme. Quelques bonnes idées par ci par là rendent le film agréable. Evidement ce n’est pas un chef d’oeuvre mais une honnête série B qui se laisse regarder !

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    • Le problème c’est que je n’ai pas trouvé ça comique du tout car des gags il y en a vraiment très peu et au mieux ils arrachent juste un sourire. Le film est d’une effroyable mollesse et les pitreries du do Jill/Spencer n’y change hélas rien.

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