Crying Fist de Ryoo Seung-Wan (2005) par Tootsif

Tae-shik, naguère grand boxeur, gagne maintenant sa vie en se faisant boxer dans la rue par les passants. Tout ce qui lui reste, c’est sa femme – qui demande le divorce – et son fils, seule lumière de sa vie. Accablé de dettes, sans plus rien avoir à perdre, le vieux boxeur décide de briguer le titre de boxe amateur. Sand-hwan est un jeune rebelle désaxé et violent, qui se retrouve en prison pour vol. Au club de boxe de la prison, il se sent pour la première fois capable d’accomplir quelque chose.

Crying-fist-film-movie-poster-affiche

UN FILM POI(N)GNANT

Je suis le genre de mec super chiant à jamais m’enthousiasmer à la vue d’une bande annonce qui dépote ou d’un casting de malade. Bref je suis un gars chiant, un râleur patenté, un blasé de la vie que rien n’enthousiasme.

Mais, comme je ne suis pas à une contradiction prêt, il y a des films que je n’ai même pas besoin de voir pour savoir que je vais apprécier.Un thème abordé, un nom dans le casting peuvent suffire à emporter mon adhésion avant même tout visionnage Hé ouais je sais, je suis pas chiant du tout comme gars.

Crying-fist-film-movie-6

Crying Fist entre directement dans cette deuxième catégorie : un thème, la boxe, que j’adore et un acteur, Choi Min-Sik, que je porte aux nues (c’est lui le tourbillon vengeur de Old Boy) font que j’étais dans de très bonnes dispositions avant d’enfourner le dvd.

Toute façon moi un film sur l’univers sportif ça peut raconter que dalle que ça m’emballe (cf L’Enfer du Dimanche dont la simple beauté des images de matches et l’ambiance suffisent à me faire prendre mon pied) donc là le film étant en outre servi par une histoire qui, si elle n’évite pas le pathos et quelques clichés, se fait suffisamment intéressante et forte pour se laisser suivre sans déplaisir.

Crying-fist-film-movie-1

L’histoire nous fait suivre les destins croisés de Tae-Shik et de Sang Hwan. Destins croisés, aux origines différentes mais qui vont finir par se rencontrer et s’affronter pour la réalisation de leurs rêves.

Ainsi on a dans le coin droit, Tae-Shik, ex-gloire de la boxe reconverti en promoteur immobilier véreux ? Mais endetté jusqu’au cou il se retrouve à la rue mais aussi séparé de son fils, sa femme en ayant marre de son attitude de looser. Son seul moyen de subsister ce sont ses poings et il devient punching-ball humain, se faisant rémunérer pour servir d’exutoire aux badauds.

Crying-fist-film-movie-2

Mais, s’il veut regagner la fierté de son fils il décide d’accomplir un dernier challenge en gagnant un tournoi de boxe amateur.

Dans le coin gauche, on a Sang-Hwan, jeune en marge du système dont le quotidien, la violence, le conduit derrière les barreaux. Là sa rage non canalisée va le faire remarquer par un des gardiens qui va le présenter au club de boxe.

Mais là aussi son comportement brutal, anarchique lui cause problème et il faut attendre le décès brutal de son père pour que Sang-Hwan se pose et se fixe un objectif : gagner un tournoi de boxe amateur pour rendre fier sa famille.

Crying-fist-film-movie-3

On voit ainsi directement où le film va nous mener avec la confrontation finale prévisible de nos 2 protagonistes et leur rédemption à travers le noble art sauf que, pour nos 2 personnages ce long combat vers la lumière passera par la douleur tant physique que morale.

Douleur physique car tant Tae-Shik que Sang-Hwan vivent dans la violence : à l’hyper-violence de l’univers de Sang-Hwan (sa propre violence et celle de l’univers carcéral) répond celle des bandits en col blanc de Tae-Shik.

Douleur morale car chacun des 2, par ses actes, s’éloigne peu à peu de sa famille et malgré tous leurs efforts ils voient leur environnement familial voler en éclat, le désespoir de la solitude s’approche peu à peu.

Crying-fist-film-movie-4

Alors, oui, les thèmes abordés semblent clichés, mais la manière dont ils sont traités va plus loin que les histoires banales de rédemption par le sport (il suffit de voir la scène du décès du père de Sang-Hwan entre tragédie et comédie, ou le « travail » de Tae-Shik : punching-ball humain!) et leur mise en scène, sait prendre son temps pour nous faire découvrir ses 2 écorchés vifs et nous les faire apprécier et se faire rythmé lors des phases d’entraînement et de combats

Crying-fist-film-movie-7

Alors, quand vient l’heure du combat final, on sait que devait arriver là mais on est heureux car c’est à cette place qu’ils doivent être, avec leurs proches qui les encouragent. Le résultat ? On s’en fiche. Ils ont forcé leur nature, combattu leurs démons intérieurs, se sont dépassés et nous livre un dernier combat monumental.

Crying Fist est donc un très bon film, mais ça, je le savais déjà avant de l’avoir vu, un drame humain où les émotions sont sublimées par la dureté du sport.

Bon film
Bon film

« Crying Fist » de Ryoo Seung-Wan (2005) Avec : Choi Min-Sik, Ryoo Seung-Bum ; Gi Ju-Bong, Byeon Hee-Bong. Durée : 01 H 56.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s