Crazy Kung-fu de Stephen Chow (2004) par Marc Shift

Dans la Chine pré-révolutionnaire les gangs font la loi dans les rues des grandes citées. Dans l’une d’elles, seul un quartier surnommé la porcherie échappe à la main mise du gang des Haches, à cause de sa trop grande pauvreté. Sing, une petite frappe aussi ambitieuse que navrante, va chambouler tout ce petit monde.

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Très très bon, toi prendre….

En voilà un film dans la plus pure tradition de ce blog, coincé entre les catégories plaisir coupable ou celle du no brain. Non pas que ce film soit mauvais, loin de là, mais si vous voulez un film qui apportera une pierre à l’édifice de la haute pensée humaine phylosophico-politiquement correcte et bien ce film n’est pas le bon. Tant mieux ce n’est pas ce qu’on lui demande.

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On lui demande du crazy et du kung-fu. C’est à dire du dingue, du fou et la possession d’un métier (voire une bénédiction) en énergie investie dans l’action de cette technique, en bon français (merci aux outils de traduction pour les définitions).

Bon forcément ce genre de film n’est pas exempt de tout reproche, avec une histoire un peu bateau, avec des gangs foutant une paix royale à un quartier car trop pauvre pour y gratter quoique ce soit. Mais suite à une offense tout va changer, et ce quartier surnommé la porcherie dévoilera ses petits secrets…

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Il y a donc des méchants très méchant, des gentils très gentil, et au milieu de ça la petite frappe Sing veut faire son trou auprès du gang des haches, aidé par son ami gras double prénommé Os (ça s’appelle un paradoxe ça). Mais tous deux sont si navrant que le gang des haches ne les intégrera qu’en dernier recours….

Oui car l’un des secrets les mieux gardé de la porcherie est de faire cohabiter au moins trois des plus grands maîtres du Kung-fu. Ce qui nous promet donc de biens jolies scènes de combat, du spectacle, des voltiges avec des câbles (dont je ne suis pas toujours fan, mais là ça passe bien) et tout ça quoi.

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Ce ne sont pas non plus les plus grandes scènes de baston du monde, mais elles sont bien délirantes, filmés avec une bonne humeur communicative, avec parfois un petit zeste de port’nawak (la scène avec la mandoline de la mort qui tue n’étant qu’une prémisse….si si c’est féminin, j’ai vérifié!!) qui fait du bien.

Donc la partie kung-fu remplie plutôt bien son cahier des charges (même si on a déjà vu mieux) avec ce petit côté comédie musical bien fun (avec des figurants plein l’écran lancés dans des chorégraphies sympatoches). Mais là où le film se révèle vraiment c’est avec la partie crazy.

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Alors attention ça ne fait pas dans la finesse, avec une accumulation de blagues plus ou moins potaches qui forcent le respect, « soutenues » quand il le faut par des CGI assez grotesques, des dialogues souvent très cons et même si le dernier tiers s’essouffle (un peu) le film se révèle bien fun et au final c’est tout ce qu’on lui demande….

moyen mais sympa
moyen mais sympa

Crazy Kung-fu de Stephen Chow (2004, Chine, HK), chorégraphié par Sammo Hung et Yuen Woo-Ping avec Stephen Chow, Yuen Wah, Danny Chan Kwok Kwan,….durée 1h39.

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3 commentaires

  1. J’avais été déçu par celui-ci. JE n’ai jamais réussi à rentrer dans le trip que j’ai donc subi du début à la fin. C’est bien simple, en réfléchissant, je ne me rappelle même pas une seule scène du film (pas même la mandoline qui a l’air de t’avoir marqué).

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