Cogan: Killing Them Softly de Andrew Dominik (2013) par Bruce Kraft

Jackie Cogan est engagé par un émissaire d’une « famille » de truands pour enquêter sur un hold-up ayant eu lieu au cours d’une partie de poker entre truands et punir comme il se doit les coupables.

Cogan-killing-them-softly-Andrew-Dominik-Brad-Pitt-James-Gandolfini-Ray-Liotta-film-movie-poster-affiche

Pondre un film tous les 6 ou 7 ans ça laisse du temps pour bien bosser. C’est ce qu’on pense lorsque le nom d’Andrew Dominik est évoqué car après un Chopper déstabilisant et le somptueux, mais incompris du public, Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford on ne pouvait s’attendre qu’à du bon de la part du réalisateur néo-zélandais.

Cogan-killing-them-softly-Andrew-Dominik-Brad-Pitt-James-Gandolfini-Ray-Liotta-film-movie-5

Et du bon, il y en a. Ne serait-ce tout d’abord qu’au niveau du visuel avec une photographie hyper léchée et des plans originaux. Dominik sublime ainsi certaines scènes (la conversation entre les deux truands défoncés, l’assassinat au feu rouge) grâce à cette volonté de rendre vraiment palpable son univers et de mettre en immersion le spectateur.

Cogan-killing-them-softly-Andrew-Dominik-Brad-Pitt-James-Gandolfini-Ray-Liotta-film-movie-3

Puis il y a les personnages avec en tête de liste un Cogan joué par un Brad Pitt toujours aussi convaincant, et qui fronce encore plus les sourcils que dans Inglourious Basterds. Le problème, et ce n’est que le premier, est que Pitt éclipse totalement le reste des personnages qui, pour certains, apparaissent plus souvent à l’écran que lui.

Cogan-killing-them-softly-Andrew-Dominik-Brad-Pitt-James-Gandolfini-Ray-Liotta-film-movie-2

Faisant les frais de cette ombre de super star on retrouve Scoot McNairy (Monsters), Ben Mendelsohn (Animal Kingdom) et surtout James « Soprano » Gandolfini qui tient le rôle d’un tueur complètement à la ramasse. D’ailleurs, c’est surtout son personnage qui va soulever le gros problème du film: le scénar’.

On ne sait pas où Andrew Dominik veut aller avec son histoire et ce qu’il veut faire de ses personnages. Du coup, pas de vrai dénouement (et ça ça fait c…. comme l’atteste l’article suivant ICI ) avec une histoire qui trahit un réel manque d’inspiration et des personnages qui manquent d’une réelle profondeur dans leur traitement (Le personnage de Ray Liotta et celui de Gandolfini écarté d’une manière honteuse).

Cogan-killing-them-softly-Andrew-Dominik-Brad-Pitt-James-Gandolfini-Ray-Liotta-film-movie-6

En fait Dominik essaye, de manière involontaire ou pas, de nous faire du Tarantino, époque Reservoir Dogs (pour les dialogues et la musique), avec une pincée de Snatch (pour l’humour à l’anglaise dans le milieu truand) mais accouche finalement d’un film un peu vain qui aurait mérité plus de boulot au niveau du fond. Quoi? Il a eu cinq ans pour le faire?

Bof, pas terrible
Bof, pas terrible

Killing them softly (U.S.A) d’Andrew Dominik (2013). Avec Brad Pitt, James Gandolfini, Scoot McNairy, Ben Mendelsohn, Ray Liotta. Durée: 1h37.

Publicités

2 commentaires

  1. Beaucoup de parlotes dans ce métrage cependant on ne s’ennuie pas, par contre Liotta et Gandolfini sont trop peu exploités (il y avait de quoi faire avec ses deux purs sangs!) la grossiére ellipse sur le perso de ce dernier fait desordre. la fin « a la tranche de vie » (les persos continuent leur train train malgré le « the end » du film) ou l’absence de fin ne m’a pas choquée enfin pas plus que celle qui cloturait bancalement la série « les Soprano »

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s