The théâtre bizarre, anthologie (2012) par Marc Shift

Une jeune femme est poussée par sa curiosité à rentrer dans un étrange théâtre dirigé par un automate étrangement humain. Celui ci lui présentera des histoires plus inquiétante les unes que les autres….

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Entrouvrons les portes du théâtre du bizarre!!!

Il est assez rare que je regarde ce type d’anthologie, surtout par manque d’opportunité et c’est un tort. Et le tort tue. Enfin bref, les anthologies pour moi c’est un peu comme ces compils métal qui étaient vendues avec les magazines que j’achetais dans ma jeunesse (qui commence à être loin, je suis donc un vieux con après avoir été un jeune con….). Dedans il y avait forcément du top et du pas top, des trucs affligeants, d’autres sympa donc de quoi se forger une «identité » musicale. Et même si c’est mieux avec le métal vous avez le droit de le faire avec d’autres courants musicaux.

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Ou mieux vous pouvez le faire avec le ciné de genre, le format court étant une très bonne porte d’entrée dans cet univers plus ou moins barré, plus ou moins sanglant sur des histoires qui de toutes façons s’essouffleraient bien trop rapidement sur un format plus long. Et comme dans tout type de compil les trucs qui vous gonflent durent moins longtemps.

Ce qui a été reproché à cette anthologie c’est entre autre le manque de fil conducteur, les histoires n’ayant pas grand chose à voir entre elles. Comme dans n’importe quelle compil, et je trouve de toutes façons plus sympa que les auteurs aient le maximum de liberté au niveau du script et de l’univers pour faire un truc plus personnel, on se fait une meilleure idée de leur potentiel.

Pour lier les histoires entre elles et donner une identité forte au concept le segment « théâtre guignol » a été créé. Une femme attirée par sa curiosité pénètre dans un théâtre où les automates se mettront en route et lui raconteront différentes histoires. C’est assez sympa, cela donne une bonne ambiance et cela permet à Udo Kier de cabotiner un max sous la peau d’un automate pour nous présenter les segments. On atteint pas les sommet du burlesque de la présentation des contes de la crypte par exemple mais ça reste très sympa.

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Sympa comme le premier segment « The mothers of toads » histoire se déroulant dans le sud de la France, dans un univers très lovecraftien où on retrouve une actrice emblématique du genre: Catriona MacColl (Frayeurs et l’au-delà excusez du peu). Histoire assez classique autour du necronomicon, mais la localisation donne un côté très exotique (il est impératif de regarder en VO celui là) et la réalisation de Richard Stanley tient bien la baraque (note de 4/7).

Avec le segment « I love you » changement de tonalité, dont l’action se déroule dans un appartement avec un homme émergeant dans une salle de bain (un peu) couverte de sang. S’en suit un long flashback assez ennuyeux où sa femme lui révèle son infidélité. Plastiquement ça reste solide, mais c’est moyennement écrit, assez mal monté rien de catastrophique non plus, juste assez moyen (note de 3/7).

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Vient « Wet dreams ». Alors ceux qui découvre Tom Savini avec ça sont priés de relire tous les articles du blog. De loin le meilleur segment de l’anthologie, où on ne distingue plus très bien le réel de l’imaginaire. C’est bien réalisé, bien joué, avec en plus Debbie Rochon et encore une histoire d’adultère bien macabre (note de 6/7).

« The accident »….je cherche encore à comprendre en fait ce qu’il vient faire dans cette anthologie, une histoire d’accident de moto, une mère en parlant avec sa fille (dans sa voiture puis chez eux) car elles ont tout vu…..bof (note de 2/7).

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« Vision stains » développe un très bon, voir même un concept assez unique de boogeyman cette fois-ci féminin se déroulant dans les bas fonds d’une ville. Une fille étrange vole la dernière vision des paumées dont regorge la ville. L’idée est très bonne, mais le côté très cheap, le ton assez sentencieux et le manque de rythme plombe cette histoire qui mérite d’être retravaillée (qui pourrait même se voir sur un long, note de 3/7).

« Sweets » encore une histoire de couple pour clore cette anthologie, dans une ambiance assez sympa, un univers très décalé et burlesque, dont la chute n’est guère surprenante mais qui est parfaite en format court avec une actrice Lindsay Goranson aussi sexy que vénéneuse où l’on comprend ce qu’est une passion dévorante….(note de 5/7).

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Au final cette anthologie est franchement sympa, si vous aimez faire des découverte n’hésitez pas vous ne serez pas déçu.

Un film moyen

The théâtre bizarre (2012, USA, Canada, Fra….). Théâtre guignol de Jeremy Kasten avec Udo Kier, The mother of toads de Richard Stanley, I love you de Buddy Giovanizzo, Wet dreams de et avec Tom Savini et Debbie Rochon, The accident de Douglas Buck, Vision stains de Karim Hussein, Sweets de David Gregory…… durée 1h54.

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8 commentaires

  1. Il faut vraiment que je me motives à le voir celui-ci car ça fait un moment qu’il me trotte dans la tête mais j’ai toujours un autre film à voir avant.

    Pourtant ta critique confirme que ce n’est pas un film de bas étage.

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  2. déja vu, j’en garde un sentiment mitigé, même si je suis d’accord avec toi que “Wet dreams” est le plus réussi, je ne lui donne pas la note de 6/7, pouquoi sur 7 d’abord? pourquoi pas 5 ou 10 c’est déroutant.
    mistergoodmovies.net

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    • Pourquoi faire comme tout le monde? Pourquoi garder un format scolaire? Et pour rappel le cinéma est le 7ème art donc….
      Sinon 6/7 pour Wet dreams, car sur un format court dans ce genre là difficile de faire mieux, et que 6/7 chez nous ça veut dire excellent ce que ce segment est, il n’est pas juste « bon ».

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  3. J’aime bien les anthologies, la meilleure à mes yeux étant Creepshow. Je vois que celle-ci n’est pas à mettre au sommet du genre, mais cet article m’a donné une petite envie de la voir… à l’occaz’

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  4. Résultat est plutôt inégal. La qualité des segments varient énormément… On pense à chaque minute aux « Contes de la crypte » et on se dit que ce film ne vaut pas les meilleurs épisodes de la série horrifique. Parfois annuyeux parfois intéressant mais jamais passionannt… 0/4

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    • Ramené sur 6 épisodes la qualité est pas si mauvaise que tu le dis, et ce n’est pas un « film », des bons moments, des défauts mais bien loin d’être une purge (même les moins bons segments n’en sont pas, ratés mais honnêtes), ça vaut pas ton 0/4…

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