Insensibles de Juan Carlos Medina (2012) par Bruce Kraft

A la veille de la guerre civile espagnole, un groupe d’enfants insensibles à la douleur est interné dans un hôpital au cœur des Pyrénées. De nos jours, David Martel, brillant neurochirurgien, doit retrouver ses parents biologiques pour procéder à une greffe indispensable à sa survie. Dans cette quête vitale, il va ranimer les fantômes de son pays et se confronter au funeste destin des enfants insensibles.

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Les espagnols nous ont, depuis quelques années, habitué à leurs films fantastiques sur fond de réalité historique (Le labyrinthe de Pan, L’échine du Diable). Avec Insensibles c’est encore une fois le même refrain. Non pas que je sois blasé mais le problème c’est que du coup on a l’impression de revoir un peu les mêmes événements.

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Je comprends que les espagnols soient fortement marqués par leur terrible histoire mais la formule « histoire+fantastique=originalité » commence lentement à être remise en cause. Bon, ce coup de gueule étant passé quid du premier long-métrage de Juan Carlos Medina?

Le jeune réalisateur s’est vu adjoindre la collaboration de Luiso Berdejo, scénariste de REC et réalisateur d’Instinct de survie, afin de finaliser son histoire qui s’avère être une enquête au bout de laquelle notre « héros » David (Alex Brendemühl) va enfin découvrir qui sont ses véritables parents.

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Le film se partage, au niveau intrigue, entre le passé et le présent de manière assez équitable en terme de réalisme jusqu’à la moitié de la bobine puis le passé s’imprègne de plus en plus de fantastique. C’est là que le film perd de sa crédibilité. La faute à l’arrivé de Berkano (très bon Tomas Lemarquis), personnage dont je ne dirais rien pour ne pas gâcher le plaisir, et un physique trop typé et un maquillage plutôt grotesque.

Dommage car le personnage est vraiment intéressant mais Medina s’est trop enflammé et en a perdu cette volonté de faire du fantastique réaliste et crédible. Et ça s’empire au fil des minutes jusqu’à un climax final malheureusement trop grandiloquent, voir ridicule.

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Medina termine mollement son film avec ses personnages, et son intrigue devenue burlesque, dans une narration pseudo poétique et philosophique accompagnée d’un visuel bourré d’effets spéciaux plus que passables. Dommage.

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Insensibles (Espagne) de Juan Carlos Medina (2012). Avec Tomas Lemarquis, Alex Brendemühl, Irene Montala, Derek de Lint. Durée: 1h45.

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2 commentaires

    • Le problème c’est que la deuxième partie est trop bâclée car trop vite envoyée à la face du spectateur qu’on a habitué à un rythme beaucoup plus lent pendant les deux tiers de la bobine. Et puis ce qui reste souvent à l’esprit après le visionnage d’un film c’est quand même le dénouement et là…c’est pas terrible.

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