The Sessions (2013) de Ben Lewin par Flow

Mark fait paraître une petite annonce : « Homme, 38 ans, cherche femme pour relation amoureuse, et plus si affinités. En revanche paralysé… Amatrices de promenade sur la plage s’abstenir… ». L’histoire vraie et bouleversante d’un homme que la vie a privé de tout, et de sa rencontre avec une thérapeute qui va lui permettre d’aimer, « comme tout le monde ».

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Sujet audacieux.

On peut dire que The Sessions m’intriguait. Son sujet audacieux, mais surtout très casse-gueule, avait, sur le papier, de quoi plaire. Le «sexe et les handicapés» couplé aux «assistantes sexuelles». Un thème, à ma connaissance, peu traité au cinéma et donc à même d’offrir un résultat original…

Basé sur une histoire vraie. Cette formule, de nos jours galvaudée, fait généralement assez peur car elle donne à penser que le récit qu’on s’apprête à nous raconter est lourd de sens et (ou) extraordinaire alors que souvent il se révèle n’être rien d’autre qu’un mélo tire-larme et totalement vide. The Sessions évite au moins cet écueil.

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Le thème s’y prêtait pourtant. Il faut donc féliciter Ben Levin d’avoir évité ce piège et le remercier de n’avoir pas essayé de nous cueillir avec un misérabilisme facile. Puisqu’on en est à parler des bons points, le casting est très solide.

Entre une Helen Hunt qui n’a pas froid aux yeux et visiblement très inspirée par son personnage d’assistante sexuelle, un John Hawkes méconnaissable et un William H Macy touchant en confident, le long-métrage repose sur une galerie de personnages haut en couleur.

The Sessions - 2012

Pourtant, malgré ses qualités réelles, le film laisse assez indifférent. Intrigué tout d’abord par la vie de cet homme gravement atteint par la polio depuis qu’il a six ans et touché par sa volonté d’essayer d’avoir une vie sexuelle normale, on se détache petit à petit de la réussite de son projet et l’émotion n’est jamais réellement au rendez-vous.

La faute à une approche trop didactique et répétitive des sessions qu’il partage avec son assistante sexuelle tuant petit à petit tout l’intérêt cinématographique de la chose. Le résultat se révèle un peu fade et le manque d’audace dans le traitement du thème se fait clairement sentir. Comme si le réalisateur avait choisi la neutralité pour éviter tous les écueils possibles auxquels son sujet le prédestinait.

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C’est dommage. On tenait là une matière première en or, partiellement gâchée par l’orientation détachée prise par le metteur en scène. Toujours, est-il que The Sessions se suit sans déplaisir, ne serait-ce que pour son casting, globalement très inspiré.

Un film moyen

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2 commentaires

    • Non, ce que je veux dire c’est qu’il semble que le réalisateur ait pris peur. Pour éviter de tomber dans le graveleux, comme tu dis, il adopte une approche documentaire, tuant toute émotion. D’où le manque d’audace dans le traitement du sujet (mais non dans son choix). C’est mon ressenti.

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