Les Piliers de la Terre de John Pielmeier (2010) par Tootsif

 Passion et complots dans l’Angleterre du XIIème siècle. Maud, la fille du monarche Henri 1er, se dispute la succession au trône avec son cousin, Stephen. Une lutte de pouvoir qui cause des tensions et déchire le royaume. L’évêque Waleran Bigot et les Hamleigh en profitent pour tirer avantage de la situation et satisfaire leurs propres ambitions. Au milieu de cette guerre, le Prieur Philip doit surmonter les innombrables obstacles pour assurer la construction de la cathédrale de Kingsbridge. Face à l’ampleur de la tâche, il peut heureusement compter sur le maître-maçon Tom Builder, son beau-fils Jack, et jeune Aliena. Ensemble, ils vont se serrer les coudes pour réaliser leur rêve…

affiche les piliers de la terre

Sur La Pellicule Brûle comme on aime pas faire comme tout le monde (non en fait le mot « organisation » ne fait pas parti de notre vocabulaire) voici la chronique de la mini-série Les Piliers de la Terre, qui précède Les Piliers de la Terre : Un Monde sans Fin que le boss vous avait précédemment chroniqué.

Mais bon, ces deux mini-séries, adaptation de deux œuvres de Ken Follet peuvent être prises indépendamment l’un de l’autre (bon ok, Un Monde sans Fin, tout du moins dans sa version bouquin, comporte quelques liens avec le premier volet, de sorte qu’il est quand même mieux de les lire dans l’ordre) donc vous allez pas en chier une pendule !

Et puis l’important c’est que la chronique est là ! Et que la série est bonne !

image les piliers de la terre - 1

Alors pour ceux qui ont lu la chronique de Bruce sur Un Monde Sans Fin il va y avoir une désagréable impression de redite puisque les forces et faiblesses des Piliers de la Terre sont peu ou prou les mêmes.

Ken Follet est un écrivain qui aime mélanger petites histoires et Histoire en mélangeant à la réalité historique des faits purement romanesques.

L’histoire prend ici place au prieuré de Kingsbridge dans l’Angleterre du XIIème siècle, qui deviendra le lieu autour duquel graviterons ambitions, espoirs, amours et haine.

Ouais dit comme ça on dirait les Feux de l’Amour et franchement ça y ressemble un peu par moment mais le contexte historique (les décors sont bien sympas et les costumes ne font pas trop cheap), des personnages bien écrits , et pour la plupart superbement interprétés (notamment les 3 principaux : le prieur Philipp, L’évêque Waleran Bigod et surtout Jack Jackson, interprété par Eddie Redmayne qui crève aussi l’écran dans Black Death)ainsi que des jeux de pouvoirs et d’influence plutôt habiles (même si on n’est loin des manigances de Rome ou de Game of thrones) nous font adhérer à la série.

image les piliers de la terre - 2

Les pérégrinations de tous ces personnages nous happent ainsi pour ne jamais nous lâcher et ce d’autant plus que Ken Follett ne se fait pas tendre avec ces personnages leur faisant traverser les pires épreuves (la série se faisant d’ailleurs plutôt crue dans la violence entre décapitations et sangs qui giclent pendant les batailles et séances de torture ou de viol, tranchant ainsi plutôt radicalement avec le côté gentiment romanesque que dégage dans l’ensemble la série) tout le long de leur existence.

La série se suit donc à un rythme soutenu (quand on voit qu’un tome de 100 pages de Walking Dead s’étend sur une saison complète, là on a 600 pages de bouquins, 50 ans d’histoire en 8 x 52 minutes), parfois trop, donnant peut être la désagréable impression que le sort s’acharne vraiment sur certains protagonistes.

image les piliers de la terre - 3

Cette impression de rythme trop soutenu est aussi renforcé par des ellipses temporelles qui si elles existent bien au niveau de la date qui défile, se voit beaucoup moins à l’écran puisque les personnages donnent très peu l’impression d’avoir vieillis.

Ainsi s’il y a des dizaines d’années qui défilent entre certains événements, à l’écran, par la faute de maquillages pas assez aboutis, on a plutôt que seulement quelques semaines ont passés.

Reste que les personnages bien travaillés et attachants (même les « mauvais ») car dans l’ensemble pas manichéens (mêmes les « bons » ont leurs faiblesses),, des situations qui s’enchaînent sans temps mort, une reconstitution historique certes romancée mais qui fait franchement son petit effet grâce à un des costumes et décors plutôt crédibles nous font rentrer dans la vie de la communauté de Kingsbridge.

Un bon film

« Les Piliers de la Terre » de John Pielmeier (2010). Avec : Ian McShane, Rufus Sewell, Matthew Macfadyen, Eddie Redmayne. Durée : 8 x 52 minutes. Allemagne – Canada

 

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