Et si on parlait…de la mort au cinéma par Tootsif et Flow

J’étais fier d’avoir eu cette idée il y a quinze jours. On avait déjà parlé de nos méchants préférés, je me suis tout de suite dit que parler des morts qui nous ont le plus marquées serait chose aisée. Je me trompais. Car depuis ce moment de grâce (oui, rien que ça), je cherche désespérément celles que je trouve mémorables. Mais je n’y arrive pas.

Je les ai sur le bout de la langue pourtant! Je me dis mais oui, t’étais scotché à ton siège en train de te dire: «Non, ne meurt pas» ou «Non, ne le tuez pas». Mais il n’y a rien à faire, je ne les retrouve pas ces putains de scènes dans ces putains de films! Du coup, désolé si celles que j’ai sélectionné ne vous évoquent rien. D’un autre côté, Tootsif n’a apparemment eu aucun souci à choisir les siennes. Mais ça c’est juste parce qu’il est génial…

Bien évidemment, attention aux spoilers.

Et si on parlait

 …de la mort au cinéma.

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-Les morts marquantes de Tootsif:

 

L’Ours de jean Jacques Annaud (1988):

 

la mort de maman ourse.

Ma première mort au cinéma et celle qui m’a peut être le plus marquée. Ben ouais voir à 7/8 ans maman ourse mourir au bout de 5 minutes de film avec l’ourson qui comprend pas pourquoi môman elle bouge pas et bien c’était trop pour mon petit cœur.

Et j’ai donc explosé en pleurs comme jamais dans ma vie je ne referai.

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Star Wars – Episode IV: Un Nouvel espoir de Georges Lucas (1977):

la mort d’Obi-Wan Kenobi.

Dès le début du duel contre Vador on se doute que celui-ci mènera à la mort d’Obi-Wan car on sait que c’est par celle-ci que se forgera la destinée de Luke. Mais la surprise est totale lorsqu’ Obi-Wan se laisse tuer et encore plus lorsqu’il ne reste plus que sa bure.

On comprend alors qu’il recherchait cette mort et que cette dernière n’est qu’une étape dans sa vie de Jedi et de maître de Luke.

Et cette fin c’est juste trop la classe avec ce levé de sabre.

 

Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone (1968):

la mort du frère d’Harmonica.

L’harmonie parfaite entre image et son. La classe du montage et des images de Sergio Leone associées à la sublime musique d’Ennio Morricone donne tout simplement le frisson.

On sait qu’Harmonica ne tiendra pas, que lorsque la musique s’arrêtera il basculera et que cela entraînera la mort de son frère. Mais on espère. Quoi? Que la musique ne s’arrête pas? Qu’Harmonica tienne malgré l’arrêt de cette dernière? Tout cela à la fois même si on sait le sort d’Harmonica et son frère inéluctable.

Le Grand Bleu de Luc Besson (1988):

les morts d’Enzo et Jack.

Quand la rivalité et l’amitié entre 2 personnes totalement opposées de caractère les pousse à dépassé leur limite jusqu’à la mort. Quand la passion qui les anime est plus forte que leur vie puisqu’elle est leur âme.

Et il y a la simplicité et la beauté des images de Besson qui arrive à faire de la noirceur des profondeurs maritimes un havre de paix.

Magique.

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L’Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford de Andrew Gominik (2007)

Tout est dans le titre: on va assister à la mort de Jesse James. Pourtant, pendant plus de 2 heures c’est à sa vie qu’on assiste et on l’attend cette mort, inéluctable. Et elle arrive mais on l’a tant fantasmé qu’elle semble aussi banale que brutale, comme si la vie de cette figure quasi mythologique n’avait été qu’un bref feu de paille.

Et puis cette mort nous est rejoué 100 fois devant nos yeux avec de plus en plus d’intensité, de précision, chaque geste de ce moment prenant de plus en plus d’importance en faisant ainsi un moment unique.

Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro (2006):

la mort d’Ofélia.

Si la mort d’obi-Wan nous a déjà montré que la mort n’était pas la fin celle d’Ofélia fait de cette dernière une délivrance car on en vient presque à se dire que c’était peut être ce qu’il y avait de mieux pour cette petite fille perdue dans un monde bien trop dur pour elle.

Doit on être triste ou heureux pour elle on ne sait pas.

 

-Les morts marquantes de Flow:

 

Le Roi Lion des Studios Disney (1995):

La mort de Scar.

Certainement la première fois que j’ai été confronté à la mort au cinéma. Elle arrive à point, elle est très bien menée (et filmée) pour des yeux d’enfants. L’art d’en montrer assez sans ne rien montrer. Bref, elle m’a toujours accompagné et je la revois avec plaisir. Encore aujourd’hui.

Certes, vous vous dites qu’il y a un problème car dans Le Roi Lion, la mort marquante est celle de Mufasa. Mais, au risque de passer pour un être sans cœur, je vous l’avoue, elle ne m’a jamais marqué plus que ça. Je suis bien plus fasciné par les méchants et par leur déchéance.

 

Watchmen de Zach Snyder (2009):

La mort de Rorscharch.

Je trouve la mort du meilleur personnage de Watchmenà la fois poétique et graphique. Totalement inéluctable, elle apparaît vide de sens mais pourtant nécessaire. En effet, un cadavre de plus ou de moins sous les fondations du nouveau monde ne va pas changer grand chose…

 

The Place Beyond The Pines de Derek Cianfrance (2013):

La mort de Luke Glanton.

Pas forcément marquante, cette mort le devient par son contexte. C’est à ma connaissance le seul personnage interprété par Ryan Gosling qui passe de vie à trépas. Et qui plus est de manière assez violente. Évènement matriciel pour le reste du film, il survient en son début de manière inattendue. Assez pour que l’on s’en souvienne.

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Friday Night Lights de Peter Berg. Saison 4 Épisode 5: «The Son» (2009):

La mort du père de Matt Saracen.

Une mort qui ne parlera certainement qu’à ma petite personne mais ce n’est pas grave. Cette série est de loin ma préférée. J’en garde un souvenir impérissable. L’épisode en question est (avec le final) celui qui m’a le plus fait pleurer. Pourtant, la mort du personnage en question n’est pas émouvante en elle-même. C’est un personnage secondaire qui nous a été donné de voir que le temps d’une poignée d’épisodes. De plus, elle a lieu en hors champ, en Irak (ou en Afghanistan je ne sais plus). Le père de Matt était un soldat. Ce qui est marquant dans ce passage de vie à trépas, c’est la réaction du quatterback lorsqu’il apprend que son père (avec qui il n’a jamais eu de lien) est mort. C’est, et je pèse mes mots, tout médium confondu, le traitement le plus réaliste des effets de la mort d’un être cher sur un personnage. Poignant.

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Battlestar Galactica de Ronald D. Moore. Saison 4 Épisode 20: «Daybreak» (2009):

La «mort» du Galactica.

Pour les ignorants, le Battlestar Galactica est un vaisseau spatial terrien de combat. Le dernier en leur possession après la destruction de leur monde par les cylons, les robots qu’ils ont crée à leur image. C’est aussi une ruine, une relique du passé qui devait devenir un musée volant. Pendant les quatre saisons de la série, il porte les derniers survivants de la race humaine vers le refuge qu’ils recherchent en subissant les affres du temps et les attaques répétées des cylons. A la fin de la série, épuisé et prêt à sombrer (symbolisant ainsi l’état psychique des personnages), il part vers le repos éternel. Émouvant.

 

Metal Gear Solid de Hideo Kojima (1998):

La mort de Sniper Wolf.

Je ne pouvais pas ne pas parler de ce jeu dans cet article. Plus film que jeu-vidéo, il offre de nombreuses morts à la puissance cinématographique intense. J’aurai pu évoquer The Boss dans le troisième volet mais la mort de Sniper Wolf me fait à chaque fois quelque chose. Il faut dire que le cadre aide bien le propos de l’auteur. Un champ de neige, la nuit, les hurlements des loups. Tout est réuni pour rendre le caractère vain de la mort poétique. C’est ça Hideo Kojima. Être capable de faire pleurer avec une bouillie de pixels.

 

The Dark Knight Rises de Christopher Nolan (2012):

La mort de Talia al’Ghul.

Finissons sur une note humoristique! La mort du personnage est marquante plus qu’elle ne devrait l’être. Et ce grâce au «talent» de son interprète, Marion Cotillard au jeu très…inspiré. On ne s’en lasse pas.

 

Et vous, quelles sont les morts qui vous ont marqué au cinéma ?

 

Rendez-vous le 19/05/13 pour Et si on parlait…de nos premiers effrois cinématographiques.

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18 commentaires

  1. Vu qu’apparemment les miennes étaient pas bonnes :p voilà ce que je pense des votres et de la mort en général au cinéma….

    Celle de l’ours reste une des plus touchantes du cinéma (avec celle de la mère de Bambi!!) et je suis d’accord avec Tootsif….

    Personnellement c’est souvent la mort de seconds couteaux qui m’attriste le plus dans un film mais dans le sens: « aahh noooon fait chier pas lui, pas déjà!!! ».

    Genre Jackson (le tireur d’élite) dans le Soldat Ryan ou Sean Bean dans le Seigneur des anneaux, Blain Cooper (le mec avec la sulfateuse) dans Predator, Bill Paxton dans Aliens…. C’est le genre de personnages qui m’intéressent vraiment dans un film. ça en arrive à un point où, limite, je me fous de ce qui peut arriver aux autres personnages par la suite….La mort des autres n’est qu’un événement parmi tant d’autres….

    Sinon le dernier film a m’avoir vraiment marqué avec la mort omniprésente c’est Le Territoire des Loups…La mort s’est invitée tout le film de manière vraiment impressionnante (pour une fois mon personnage préféré meurt en avant-dernier).

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    • Ah merde! Tu me les a envoyé??? J’ai rien reçu. En plus je voulais t’envoyer un maïl car je trouvais bizarre que tu me les ais pas fait passer… Bref, je suis désolé ^^ Ne me vire pas ! Rajoute les !

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    • Et pour les personnages secondaires t’as totalement raison. Je viens de revoir la mort de Denis Hopper dans True Romance est c’est juste trop bon. Ou genre dans Les fils de l’homme le papy.

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      • Les fils de l’homme!! J’avais oublié la mort du vieux qui est vraiment excellente (façon de parler bien sûr). D’ailleurs ça paraît presque incroyable de dire « sa mort est vraiment géniale!! », il n’y a qu’au cinéma que l’on peut trouver une mort « belle »….

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  2. Difficile à dire. Le gamin dans « Il était une fois dans l’Ouest », Dizzie dans « Starship Troopers », le personnage de Nancy Allen dans « Blow Out », et sans doute bien d’autres…

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  3. Si on peut parler de jeux vidéos je citerai alors :
    – Shadow of the colossus : putain tuer un adversaire dans un jeu vidéo n’a jamais été aussi dur. A chaque fois que j’achevais un géant je le regrettais

    – Silent Hill : la « morrt » de l’infirmière, enfin quand cette dernière se rencontre qu’elle est déjà morte.

    – Walking dead : la mort que l’on côtoie en permanence car nos actes et choix déterminent ceux qui vont survivre et, hélas, ceux qui vont mourir, nous sommes responsables de leur mort par nos actes.

    – Final Fantasy VII : la mort d’Aerith, juste culte

    – Fire Emblem : la mort d’un personnage car ce jeu demande la perfection par son gameplay et donc perdre un perso lors d’une mission me fait reseter ma console pour recommencer

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  4. Bin moi non plus elle doit pas être très bonne vu qu’elle n’est pas là non plus…..:
    -Il était une fois dans l’ouest, la scène de la pendaison qui traverse tout le film, image, son hypnotique. A la limite je devrais plus choisir la mort de la brute dans le bon la brute et le truand car il n’y a aucune moralité dans ce film, mais celle d’il était…. a vraiment un truc en plus.
    -Dans Aguirre la colère de Dieu, tous les perso meurent les uns après les autres comme s’il n’avait jamais existé ça donne un sentiment de malaise assez profond quand on sort de ce film vraiment fou…
    -C’est pas forcément une mort en particulier, mais quand y a des zombies qui bouffent un corps (un peu comme une masse de rats boufferais….n’importe quoi) j’adore ça.
    -Savior, film de guerre méconnu, dans le dernier tiers du film des civils sont exécutés et j’ai rarement été aussi dégouté (dans une scène très peu graphique où le son est très important).
    -La mort de Jeff (Chow-Yun Fat) dans The killer pathétique à souhait, un très grand John Woo….

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    • Toi aussi tu m’avais envoyé un billet ??? Décidément ^^
      « -C’est pas forcément une mort en particulier, mais quand y a des zombies qui bouffent un corps (un peu comme une masse de rats boufferais….n’importe quoi) j’adore ça. »
      Je plains tes gosses 😮

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      • Il t’a pas dit? Ses gosses sont en fait des lézards déguisés en êtres humains!! Ils bouffent de la chair humaine en cachette!! A ton avis pourquoi Marc habite dans un bled paumé? Et pourquoi il a une cave aussi grande? Pourquoi ça l’arrange que tout son bled sente la bouse de vache pendant l’été? Mdr!!!

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  5. SERIES TV/BD: La mort de Shane Vendrell dans l’ultime saison de « The Shield » étonamment touchante pour un perso aussi detestable. La fin brutale de Opie dans SOA, le meurtre de Ortalani (qui semblait étre l’anti héros du show) dés le premier épisode de « Oz ». Le décés de Glenn dans la bd « Walking dead » fini a coup de batte ou de Tyrell mal décapité (sous les yeus de ses amis) par le Gouverneur

    FILMS: le plombage de crane de John Doe dans Se7en ou quand David Mills voit s’ecrouler sa vie en 5mn. Les sacrifices amers de Tony Leung dans « Hardboiled » et du bras droit de Kitano dans « Brother », le dégommage mérité à la « Sin City » de Christinni dans « Dobermann » Dupontel qui se trompe de gars et qui ne punit pas le bon coupable dans « Irreversible » la fin de Marvin dans « Pulp Fiction » 🙂

    JEUX VIDEO: Une des fins (toutes traumatisantes en passant) du jeu « Spec ops the line »

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    • Bien aimé le Spec Ops qui derrière ses airs de TPS lambda cachait une belle profondeur et un côté malsain asse fou pour un jeu a priori très grand public dans ses mécaniques de jeu et vu le passif de la série (du shooter glorifiant l’armée)

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