Massacre à la tronçonneuse: Le commencement de Jonathan Liebesman (2007) par mat Castle

Eric et son frère décident, avec leurs petites amies, de prendre du bon temps avant de s’enrôler (plus ou moins forcé pour l’un des frangins) pour la guerre du Vietnam. Un crash de bagnole plus tard, ils sont repérés par le shérif Hoyt, leader d’une famille de « fucked up » texans et accessoirement oncle de Thomas Hewitt,futur « tronche de cuir ». Les jeunes adultes vont voir leur vie défiler à vitesse grand V…

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Préquelle du carton surprise du « remake » de Nispel (9 millions de budget pour 120 millions de recettes) « Massacre à la tronçonneuse, le commencement » se voulait dès le départ plus « pushing the enveloppe » que son modèle. Les nouveaux scénaristes (Scott Kosar ne rempilant pas)ont préféré, au détriment des fans qui espéraient une suite directe, s’intéresser aux origines d’un des plus flippants « boogeymen » de l’histoire du cinéma de genre: le légendaire « Leatherface ».

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Très bonne idée sur le papier, de connaitre le pourquoi du comment d’un homme atteint d’une grave maladie de peau qui dégringole dans la folie pas beaucoup aidé c’est vrai par une famille d’adoption ravagée vivant en totale autarcie dans le plus profond du Texas.

Le générique glauque et le prologue rassure dans ce sens,avec la naissance de Thomas dans un abattoir, recueilli plus tard dans une poubelle. Une entrée en matière des plus poisseuses et macabre qui respecte le métrage précédent du Teuton mais également l’ oeuvre originale de Tobe Hopper. Malheureusement le passé intéressant s’arrête à peu près la. Savoir pourquoi « Tronche de cuir » a choisi une tronçonneuse et pourquoi il se met des masques humains aurait mérité d’être un peu plus travaillé surtout par rapport au résultat à l’écran.

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C’est bien beau de savoir comment Hoyt a perdu la moitié de ses dents ou comment Monty a paumé ses giboles mais c’est quand même loin d’être suffisant. La bobine se révèle plus être un « copier/coller » du premier qu’a une véritable préquelle finalement mais en beaucoup plus gore et ça le malheureux réal de « Nuits de terreur » s’en donne à cœur joie.

Pétages de genoux à coups de marteau,massage de colonne vertébrale à coups de tronçonneuse et décalottage de faciès avec la meuf de la victime en observatrice malgré elle, ça tabasse sévère en ignorant les hors champs ce qui fait toujours plaisir ( une jeep à fond les ballons + une vache sur la route, je vous laisse imaginer le résultat bien cra-cra!).

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R. Lee Ermey est toujours aussi « borderline » dans la défroque du faux shérif (on s’en doutait un peu en voyant ses méthodes!) en sorte de « Uber Sergent Hartman » (voir son boulot de coach sportif à base de matraque ou son usage très personnel du film plastique) au point d’une nouvelle fois éclipser « Leatherface » (une mauvaise habitude dans les adaptations Michael Bay/Platinums dunes).

Les actrices qui composent le reste de la famille Hewitt s’en tirent plus que correctement en apportant beaucoup de détachement et de « pets au casque » nécessaires à leurs rôles respectifs. La « chair à canon » ou  les héros du film comme vous voulez, ne sont pas trop tête à claques et la bien belle Jordana Brewster est parfois plus touchante que Jessica Biel qui officiait dans le premier volet, Bryniarsky impose encore une fois, de belle manière, sa carcasse en athlétique « Tronche de cuir ».

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Liebesman ose même refaire la scène du « souper » mythique de l’original des années 70 sans vraiment de succès mais enfin l’effort est à signaler et on a droit à un effet bien craspec lors de cette séquence.

A noter qu’une des fins alternatives était plus sobre mais du coup plus malsaine et collait plus, que celle retenue, à l’esprit dérangé du film. « Massacre à la tronçonneuse: le commencement » est bien une suite mercantile mais suffisamment singulière et bien troussée (belle photo au passage) pour éviter totalement le terme de « pompe à fric ». Son insuccès au « box office » U.S condamne néanmoins la franchise à un troisième chapitre du moins sous cette forme (sans Michael Bay aux manettes j’entends).

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Il faudrait se tourner vers un autre média (les comics) pour retrouver  la véritable suite directe avec un « leatherface » amputé d’un bras mais toujours aussi vénèr, écrit par Dan Abnett par et dessiné par Wesley Craig. Cette B.D allumée est vivement conseillée pour prolonger l’expérience de la famille la plus deglingo du Texas (derrière les Bush quand même!).

Un film moyen

Massacre à la tronçonneuse: le commencement (U.S.A) de Jonathan Liebeseman (2007). Avec Jordana Brewster, Taylor Handley, Diora Baird, Jessica Biel. Durée:1h32.

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