Tremors de Ron Underwood (1990) par Bruce Kraft

Earl et Valentine, deux loosers, vivent au sein de la petite communauté marginale de la ville de Perfection. Le calme de ce trou paumé va bientôt être troublé lorsque les disparitions d’habitants se succèdent et que des secousses sismiques font leur apparition. Quelle est la cause de tout ce bordel?

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Y a des films comme ça….des films sortis de nulle part, fait avec deux dollars en poche, garnis d’un scénar’ qui tient sur un mouchoir en papier, un peu niais, qui vous marquent et qui, en le re-re-re-re-regardant, vous fait dire: « putain, finalement ça a pas vraiment vieillit!!? ».

Tremors en fait partie. Aussi dingue ça puisse paraître il m’était impossible de vous proposer une semaine sur les monstres géants sans vous parler de ce film mettant en scène des vers de sable géants.

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Ron Underwood, qui a fait ses armes à la télévision, et aux côtés de gens comme David Schmoeller (Tourist Trap), se lance dans l’aventure Tremors avec presque rien (11 millions de dollars pour un film de monstres géants ce n’est vraiment rien). Grâce à un casting minimal savamment trouvé et surtout grâce au duo, multipliant les vannes, Kevin Bacon (Hypnose, Death Sentence)(au creux de la vague à cette période) et Fred Ward (30 minutes maximum , Sans Retour) et à des gros vers en caoutchouc, Underwood donne la part belle au système D et va mettre Tremors dans le rayon des films devenus cultes au fil du temps et des rayons de VHS.

En effet, quant tu n’as pas de fric et que tu veux faire un film de monstres géants il faut avoir des idées. Déjà en choisissant un cadre vierge avec par exemple un désert orné des trois baraques. Ensuite tu prends des gros vers baveux (appelés Graboïds) qui vivent sous le sol, du coup on les voit très peu et quand on les voit c’est rarement en entier. Et puis tu fais en sorte qu’ils soient aveugles et ne réagissent qu’aux vibrations comme ça pas besoin de véhicules, le simple fait de marcher les attire.

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La force de Tremors c’est que pour le spectateur de 2013 le film n’a presque pas pris une ride grâce au fait, notamment, de son absence d’effets spéciaux numériques et de fonds verts. Encore mieux, comme l’action se situe entre des montagnes au milieu du désert l’absence de téléphone portable n’est même pas un handicap (d’ailleurs le réalisateur Alexandre Courtès (The Accident) expliquait que c’était une force de situer un film dans les années 90 pour occulter la technologie castratrice d’action).

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Alors oui Tremors c’est pas très fin même si c’est malin, c’est pas hallucinant même si c’est frais (plus de vingt après!!) mais franchement la bande de rednecks méchamment armés de Perfection (les membres de la NRA doivent se le passer en boucle) vous fera passer un moment vraiment sympa (et puis c’est nettement moins con que les productions The Asylum). De toute façon c’est sa seule prétention alors ça tombe bien….

Très sympa, bon film
Très sympa, bon film

Tremors (U.S.A) de Ron Underwood (1990). Avec Kevin Bacon, Fred Ward. Durée: 1h36.

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2 commentaires

  1. Vu au cinéma à l’époque. On avait adoré.
    Je déplore juste les suites « chiées » qui n’ont rien de frais comme le premier. Dommage.

    J'aime

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