Le tueur à l’orchidée, D’Umberto Lenzi (1972) par Marc Shift

Deux femmes sont assassinées de manières assez violente à Rome. Elles ne semblent avoir aucun lien entre elles si ce n’est un talisman en demi-lune que le tueur a laissé sur place. Une troisième femme échappe de peu à la mort, et la police organise des funérailles pour piéger le tueur…..

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Une bien belle fleur….

Le giallo n’est pas un genre que je maîtrise très bien, celui que j’avais vu, dans un lointain passé, ne m’avais guère convaincu. Tout ce que je savais (en gros) c’est qu’il s’y déroule des meurtres assez graphiques (tout pour me plaire donc) souvent à l’arme blanche, avec un tueur plus ou moins fétichiste et ganté. Je n’avais pas essayé le giallo avec n’importe quoi c’était avec Suspiria, mais l’atmosphère m’avais laissé de marbre. Je n’ai donc pas perduré dans le genre, mais je sens que les choses vont évoluer grâce à ce film (même si ce n’est pas un pur giallo au dire des spécialistes).

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Et c’est grâce à Loïc, me l’ayant offert suite à ma formidable victoire à l’un de ses fameux « bloody quizz » que j’ai découvert ce film. Alors forcément tout de suite les mots « collection Les crimes les plus pervers » m’avait parlé et je m’attendais à une débauche de meurtres et d’effets gores et a un scénario bateau. Y’a un peu de ça mais pas que.

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Le film s’ouvre sur le meurtre assez brutal (Rob Zombie a fait le même type de scène dans Halloween 2) d’une prostitué, puis sur celui d’une femme dans un appartement cossu (comme on dit) et chaque fois le meurtrier laisse sur place un médaillon avec une demi-lune. La police n’a pas de réelle piste, jusqu’à une tentative de meurtre qui échoue sur une jeune femme dans un train, laissée pour morte par le tueur. La police tente de piéger le tueur en organisant un faux enterrement, mais ça ne donne rien, le mari de la prétendue victime ne pouvant aider les enquêteurs.

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Et là sans qu’on comprenne vraiment pourquoi le couple de jeune premier (l’allemande Ushi Glas est mimi tout plein dans son rôle de potiche et Antonio Sabato joue bien le beau gosse inexpressif) se met lui aussi en quête du tueur, n’informant pas la police des indices trouvés. En fait le scénario du script est loin d’être sans reproches, les acteurs ne sont pas les meilleurs du monde, plutôt choisit pour leur physique que pour leur talent (mais vu la plastique des actrices ça me va plutôt bien….)

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Et malgré la découverte prématurée du tueur (les lignes de dialogue, le jeu « coupable » de l’acteur….) le charme du film opère tout de même. Lenzi n’est certes pas le plus grand réalisateur du monde, même pas de giallo, mais le film reste suffisamment rythmé dans son déroulement pour que le spectateur se prenne au jeu.

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Il y a assez de rebondissements, même si quelques uns s’avèrent à la limite du burlesque, et même à la limite du portnawak (l’appart des hyppies, summum du non jeu…), des dialogues parfois venus de nul part (celui des deux poulets sur des mots croisés….), un final assez pourris dans une piscine, et surtout surtout des ptites pépées plutôt jolies….Tout ces éléments mis bout à bout donne à ce film un côté plus que sympa, une bonne porte d’entrée dans l’univers du giallo.

moyen mais sympa
moyen mais sympa

Le tueur à l’orchidée, « Sette orchidée macchiate di rosso » D’Umberto Lenzi (1972, ita, all) avec Ushi Glas, Antonio Sabato, Marisa Mell, Pier Paolo Capponi…..durée 1h28

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