Resident Evil Degeneration de Makoto Kamiya (2008) par Tootsif

 

Sept ans après la destruction de Raccoon City, une attaque lancée par des zombies sème la terreur à l’aéroport de Harvardville. Les agents secrets Leon S. Kennedy et Claire Redfield arrivent sur les lieux, fins prêts à affronter les zombies déchaînés.

affiche resident evil degeneration

ZOMBI-EN RATE LEUR COUP

Le cross media est le nouveau mot à la mode dans la bouche des éditeurs de jeux vidéos. Le concept ? Développer sur d’autres médias le background, l’univers d’un jeu vidéo. La raison ? Faire croire à la richesse d’un univers créé en l’approfondissant avec d’autres produits culturels (séries tv, livres, bds….). La vraie raison ? Faire des pépètes en se disant que le fan voudra tout connaître de sa licence vidéoludique préférée.

Et, s’il y a un éditeur de jeux vidéos qui a toujours su exploiter ses licences jusqu’au trognon c’est bien Capcom (remember les 50 versions de street fighter et suites à Megaman dans les 90’s), le créateur du célèbre jeu vidéo de survival-horror, Resident Evil.

Alors si Capcom a déjà permis l’adaptation de sa licence culte au cinéma (dont vous trouverez les critiques sur ce blog) des derniers n’avaient franchement rien à voir avec la mythologie créée par l’éditeur .

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Ce dernier se dit ainsi que, vu qu’ils étaient loin d’être des manches en cinématiques 3D et en mise en scène (les séries Resident Evil, Onimusha et Dino Crisis envoient quand même grave du pâté à ce niveau là) et que y avaient pas de raison qu’ils tirent encore plus sur la corde Resident Evil vu que les fans continuaient à l’acheter par botte de 12 (même les épisodes dérivés ont été foutu de se vendre correctement du shoot en vue interne perrave au jeu en ligne vendu sans son mode en ligne en Europe, c’est vous dire), et bien autant faire un film d’animation qui prendrait place dans l’univers du jeu vidéo.

Et donc Capcom sortit Resident Evil Degenration, film d’animation , qui prend place scénaristiquement parlant dans la saga vidéo-ludique puisque l’histoire, si tant est que l’on peut parler d’histoire, prend place entre les épisodes 4 et 5.de la saga faisant ainsi que le film se réserve exclusivement aux fans de la licence car ce n’est pas le très court résumé du début qui va permettre de comprendre qui sont les personnages et les événements qui se déroulent devant nos yeux.

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On retrouve ainsi Leon S Kennedy et Claire Redfield, les protagonistes de Resident Evil 2 qui ont chacun suivi leur voie depuis les événements qui ont conduit à la destruction par une bombe nucléaire (et ouais on plaisante pas avec les infections zombiesques aux USA) de la ville de Racoon City. Depuis ce funeste jour, Leon est devenu agent spécial détaché auprès du Président des Etats Unis (pour le compte duquel il sauve sa fille dans l’épisode 4) tandis que Claire Redfield a rejoint une ONG luttant contre les expériences menées sur l’homme par les labos bio-pharmaceutiques.

Après les terribles événements de Racoon City la saloperie de société Umbrella Corporation a été dissoute et des rats ont quitté le navire en emportant des échantillons des virus que développaient l’entreprise (les célèbres virus T et G des 3 premiers épisodes) qu’ils s’amusent à vendre aux plus offrants.

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Et donc des petits malins s’amusent à en disperser un échantillon dans un aéroport où se retrouvent nos deux héros. Et c’est alors parti pour un script classique à la Resident Evil (le jeu pas le film hein !) avec des zombis qui crapahutent, un gros méchant Tyran (la créature emblématique des Resident Evil), des méchants scientifiques et des twists à 2 balles.

Bref on est dans du RE, le jeu, 100 % pur jus et on a donc l’impression en fait d’assister à une cinématique s’étalant sur une heure et demi. Et c’est là le problème car les cinématiques dans le jeu sont un complément au gameplay sur lequel repose 90 % de la tension du jeu.

Or ici, le spectateur étant inactif rendant l’ensemble chiant comme la mort.

Et si encore le film était une claque, ce à quoi j’étais en droit de m’attendre vu le pedigree de Capcom dans le domaine des images de synthèse (ben ouais chez eux habituellement ça claque) mais là, c’est quoi ce bordel on est plus proche de cinématiques d’une playstation 2 que des standards actuels du cinéma.

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Ok, le budget n’est pas le même mais putain Capcom nous a généralement habitué à mieux ! Là les textures sont hideuses et floues, les proportions des personnages pas toujours bien respectées (têtes trop petites, haut du buste chelou) et ces derniers sont globalement mal animées avec un absence total d’animations faciales.

Le film est ainsi totalement à la rue côté graphique ce qui ne permet pas de compenser la médiocrité du scénario contrairement à un Final Fantasy Advent Children qui compensait la vacuité de son scénario pseudo-métaphysique par un visuel qui vous décrochait la mâchoire.

Bref, mieux vaut continuer de se contenter des jeux pour avoir sa dose de Resident Evil.

flam2

« Resident Evil Degeneration » de Makoto Kamiya (2008). Distribué par Sony Pictures. Durée : 01 H 37.

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