Vampires de John Carpenter (1998) par Tootsif

Jack Crow est un chasseur de vampires. Apres avoir vu ses parents succomber aux dents acérées de l’un d’entre eux, Crow a consacre sa vie a les chasser dans une traque impitoyable qu’il mene depuis des annees en compagnie d’une poignée de mercenaires connus sous le nom de Team Crow. A la demande du cardinal Alba, émissaire du Vatican, Crow et ses hommes partent au Nouveau-Mexique avec pour mission de detecter les nids de vampires et de les détruire. Après un nettoyage dans une ferme infestée, la Team Crow se fait attaquer par le grand maitre des vampires, Valek.

affiche vampires

NON, LES VAMPIRES NE SONT PAS QU’EFFÉMINÉES !

Les films de vampires n’ont jamais été vraiment ma came (ça y est je sais qu’avec cette expression la bande de guignols qui me sert de confrères de blog va me tomber dessus à bras raccourcis) car souvent inspirés de l’œuvre de Bram Stocker ou Anne Rice, et donc des dandys romantiques fascinants, plus victimes d’une sombre malédiction que des créatures de la nuit hideuses et assoiffées de sang. Et ça, c’est pas ma came !

Moi, les vampires je les appréciais donc plus dans les bandes dessinées ou les jeux vidéos, où on les trouvait plus sous la forme de prédateurs monstrueux; forme pour moi beaucoup plus intéressante que tout ce décorum gothico-romantique pour gonzesses (oui, je sais, c’est machiste et très con de dire de tels propos mai bon quand on voit l’image actuelle du vampire entre la bit lit, version moderne des livres à l’eau de rose, et son image cinématographique ça fait juste peur).

image vampires - 1

Donc les vampires au ciné, ça me branche pas plus que ça. Sauf quand c’est un maître comme John Carpenter qui s’y colle !

Pourquoi ? Parce que Carpenter c’est The Thing ou New York 1997. Donc, avec lui il y a très peu de chances de voir des vampires avec chemises à  jabot s’atermoyant sur leur triste destinée tout en tournant autour du cou de leur charmante et lascive victime qui frissonne de plaisir à ces chuchotements. Bref du bullshit quoi !

Et ça, Carpenter nous le fait comprendre dès les premières secondes. ici bye bye la mythologie du vampire des Carpates dormant dans un cercueil au fond d’un manoir des Carpates. Non, ici ces derniers crèchent comme des pouilleux dans une bicoque moisie du Nouveau-Mexique. ici c’est dans la poussière et la chaleur que l’homme se confrontera au vampire ! Bref on est bien lien de l’imagerie romantique habituelle.

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Et ce coup de pied dans la fourmilière vampirique est tout aussi vrai pour la créature elle-même. Comme nous le fait clairement comprendre Jack Crow pour mettre au parfum le gentil moinillon dont il hérite « ils n’ont rien de romantique? ce ne sont pas des pauvres fiottes hyper chicos qui se la jouent super dandy et qui séduisent leur monde avec un accent qui vient d’on ne sait trop où. Ca n’a rien à voir avec les vampires de ciné. Les croix ça ne marche pas, ils deviennent pas chauve souris. Et l’ail ? Alors là si tu te fais un collier avec de l’ail et que tu rencontres ces baiseurs et bien ils vont te baiser gentiment et ils vont t’écrabouiller ta turbine à chocolat pendant qu’ils te videront de ton sang. Et ils dorment pas dans des cercueils en taffetas. Pour les éliminer il faut leur enfoncer un pieu en plein milieu du cœur et les laisser se consumer gentiment au soleil. »

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Et cette définition colle parfaitement aux vampires de….ben, Vampires. Plus proche de l’animal, ce sont d’hyper prédateurs et pour s’en débarrasser il faut y aller sans prendre de gants. S’en suit donc des affrontements bien couillus et bien sanglants (ah ! Quand un vampire est pas content ça fait du dégât ! La scène du motel est vraiment bien sentie) qui font rudement plaisir en ces temps de bienséance et de politiquement correct. Big John s’en donne à cœur joie et nous rappelle que niveau action il sait y faire !

Et encore heureux ! Car niveau scénar on est dans la série B lambda avec un scénar dont on se fout royalement. Alors ça parle de malédiction, d’exorcisme pas terminé (et à finir pour devenir un super vampire, ce qui est un peu con quand même), d’origine sulfureuse des vampires et de rebondissements merdiques (il avait trop une sale gueule pour être honnête ce cardinal), bref rien de bien intéressant et de faire de Vampires plus qu’une bonne petite série B.

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Dommage car pour le reste c’est plutôt sympa avec la good idea de faire une ambiance western (tant dans les plans, de l’ambiance que de la musique, toujours composée par Big John et pour l’occasion sonnant moins « clavier bontempi » que d’hab) qui donne un vrai cachet au film, un James Woods qui débourre (contrairement au reste du cast qui lui fait vraiment série B avec le Baldwin de la loose en sidekick) et qui outre sa gueule vraiment à part et en décalage avec ce style de films (en chasseur de vampires dans une série B on aurait plus vu un actionner-boy) nous balance quelques répliques bien senties.

Bref c’est fun, ça se prend pas la tête et ça nous évite toutes les conneries habituelles sur les vampires. Nice job Big John !

Un bon film

« Vampires » de John Carpenter (1998). Avec : James Woods, Daniel Baldwin, Sheryl Lee, Thomas Ian Griffith. Distribué par CTV International. Durée : 01 h 42.

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3 commentaires

  1. Dernier bon film du « Big john » , un Wood parfaitement à sa place dans la galaxie Carpenter (ils étaient fait pour se rencontrer ces deux la) une Sheryl Lee bien exploitée, un Baldwin pas trop beurré dans un western gorasse bien maîtrisé malgré le famélique budget alloué. Ptite douceur: la vf avec un Yves Rénier au taquet pour le bagout de Crow

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      • Je suis pas non plus un grand fan de vampires, moi c’est plutôt les zombies, on peut pas dire que ce soit très romantique!!!
        En même temps le bouquin de Stoker recèle de très bon passages assez glauque, et j’aime bien le film de Copola. Rice c’est juste de la merde….

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