Le Livre Sans Nom – Anonyme (2010) par Bruce Kraft

Santa Mondega, une ville du sud des États-Unis proche de la frontière mexicaine, oubliée du reste du monde et connue des habitants pour être la ville la plus dangereuse du monde. Tout commence avec la venue d’un homme étrange encapuchonné au Tapioca, un bar local. L’étranger commande un bourbon et après une démonstration de l’hospitalité locale, le boit et… tout ce que l’on sait c’est que les seuls survivants furent l’étranger et Sanchez, patron du bar.

Loin de là, deux moines, nommés Kyle et Peto, reçoivent une mission, ils doivent se rendre à Santa Mondega pour aller récupérer une pierre magique (« l’œil de la lune ») censée apporter invulnérabilité à celui qui la porte. Ailleurs, une jeune femme, Jessica, se réveille dans une maison et apprend qu’elle sort d’un coma de cinq ans après avoir été victime d’une tentative de meurtre tandis que l’inspecteur du paranormal Miles Jensen se rend à Santa Mondega pour mener son enquête.

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Ainsi commence l’un des livres les plus badass de ces dernières années. Un livre tellement badass que la véritable identité de l’auteur a suscité beaucoup d’interrogations et notamment une principale: ne serait-ce pas l’ami Tarantino l’auteur? J’avoue y a voir pensé mais franchement vu le peu de modestie du réalisateur cela m’étonnerait qu’il soit resté dans l’ombre du succès.

« Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. Ses murs étaient jaunes, et pas d’un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. Rien d’étonnant à cela : l’une des nombreuses règles tacites du Tapioca était l’obligation, pour l’ensemble de la clientèle, de fumer. Cigares, pipes, cigarettes, joints, narguilés, cigarillos, bangs, tout était autorisé, excepté ne pas fumer. Ne pas fumer était tout à fait inacceptable. Le fait de ne pas boire de l’alcool était aussi considéré comme un péché, mais le plus grand des péchés, c’était d’être un inconnu dans ses lieux. »

Car succès il y a eu lors de la sortie du livre en 2010. Ou plutôt succès il y a eu dès la publication de l’histoire sur Internet quand l’anonyme a décidé de faire partager au monde entier cette histoire incroyable avant d’être publié en format papier.

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 » Écoute, espèce de connard de négro. On sait qui tu es. Tu es un putain de flic et tu t’appelles Miles Jensen.  » (…).
 » D’accord », dit Jensen, passablement en rogne. L’adresse à  » l’espèce de connard de négro  » l’avait rendu furieux. Il n’était pas du genre à supporter les insultes racistes, surtout pas de la part de deux gros pédés.

Le Livre sans nom est un véritable melting-pot de tous les genres cinématographiques connus: polar, western, kung-fu, fantastique, thriller….à la sauce Tarantino!!! Tout le style du réalisateur y est présent: galerie de personnages clichés et badass (chasseur de prime sosie d’Elvis, serveuse hyper sexy, moines adeptes du kung-fu, tueur en série qui réagit mal au bourbon…), dialogues cinéphiles (alors? pour ou contre De Niro?), action outrancière et un découpage de l’histoire par personnage qui rappelle fortement Reservoir Dogs.

« Une centaine de mètres plus loin, il vit deux types déguisés en nonnes en train d’en tabasser un troisième, revêtu d’une grosse combinaison bleue et spongieuse, avec un pantalon et un bonnet rouges. Triste époque, où le Grand Schtroumpf ne pouvait se promener dans la rue sans se faire agresser par des nonnes enragées. »

Difficile de ne pas s’emballer au fil des pages en lisant cette histoire mêlant humour, amour, vengeance, sexe, violence et du bourbon. Histoire qui paraît simple au premier abord mais qui s’avère beaucoup plus fouillée que l’on pourrait croire et possédant des enjeux parfois incroyables. Vous apprécierez aussi le traitement des personnages qui, eux aussi, paraissent « simples » et qui, au final, ont tous un passif qui risque de vous faire changer d’avis à leur sujet. Les bons ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

« En l’espace de trois secondes, le verre fut vide. Tout le bar retint son souffle. Rien ne se passa. Alors tous retinrent un peu plus leur souffle. Et toujours rien. Alors tous se remirent à respirer. Y compris le plafonnier. Toujours rien. Ringo écarta son arme du visage de l’inconnu et posa la question que tous, dans le bar, brûlaient de poser: « Alors, blondinet, est-ce que c’est toi, le Bourbon Kid?

– Le fait d’avoir bu cette pisse ne prouve qu’une seule chose, répondit l’inconnu en s’essuyant la bouche du dos de la main.
– Ah, ouais? Et ça prouve quoi?
– Que je suis capable boire de la pisse dans dégueuler. »

Je crois que j’en ai assez dit alors plutôt que de vous gonfler plus longtemps je vous demanderai simplement de lire ce cocktail d’action….si ce n’est déjà fait!!! En plus il est en format Livre de Poche…et en plus il y a des suites. Mais ça, je vous en reparlerai une autre fois!!!

Excellent, encore!!

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2 commentaires

    • Et bien je termine « elle savait » (une aventure de Jack reacher) et je m’attaque au deuxième volume de la trilogie (le quatrième tome est en prévision!!) pour vous faire part de mon impression. Notre chroniqueuse Zabeille dit que le deuxième tome est du même niveau…elle en est au troisième volume.

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