Le chat noir de Luigi Cozzi (1989) par Marc Shift

n scénariste très en vue, voulant assoir la célébrité de son actrice de femme, développe un projet qui serait une variation de Suspiria avec en vedette la déesse / sorcière Levana. Mais les événements étranges s’enchainent et tout ne se passe pas comme prévu….

Le-chat-noir-poster-affiche

C’est la mère Michelle qui a perdu son chat……

AAAhhhhh enfin un truc intelligent sur ce blog, avec cette adaptation d’une fantastique nouvelle d’Edgard Allan Poe…..euh….bin non raté pour le truc intelligent, ce film n’a rien à voir mais alors rien à voir avec un quelconque écrits de Poe. Et c’est bien dommage, car cette nouvelle (plusieurs fois adaptées il est vrai) est glauque à souhait et reste un régal de lecture.

Caroline-Munro2

Je n’ai pas d’images du film….

Bon ce n’est pas bien grave, car même s’il s’en défend, Luigi Cozzi surfe sur la vague de son grand maître et amis initié avec Suspiria avec cette histoire de sorcière, dans ce qui est maintenant appelé la trilogie des enfers ou des trois mères (avec le dernier volet en 2007). Sauf que ce film, découvert au Bloody week end 2013, il l’a lui même présenté comme un film n’ayant rien à voir avec l’univers développé dans les films d’Argento (mais il ne doit pas être à une contradiction près….).

Une petite voix (dont je tairait le nom, un vrai journaliste ne dévoile jamais ses sources 😉 ) m’a même expliqué que Luigi Cozzi a insisté pour le projeter au Bloody week-end car il avait enfin réussis, après des années de galère pour récupérer des bandes, à faire le montage qu’il désirais. Avec en prime Caroline Munro dans le casting il est totalement légitime (vu qu’elle était présente aussi) d’enfin montrer cette version au public à cet événement.

Caroline-Munro

C’est grave ou pas ?

Alors pour mettre bien les choses au clair, et c’est bien dommage pour les adorateurs de minous (…..), ne chercher pas de rapport entre cette histoire et les ptites bètes à poil (si si c’est plus sympa avec des poils…..). On voit bien trois à quatre fois un chat (tout noir donc….), mais je vois pas le rapport avec l’histoire. Et pour bien comprendre où vous risquez de mettre les pieds (si si, là c’est un risque) je rappellerais aimablement (si il m’arrive d’être aimable) que Luigi Cozzi est l’homme derrière ce nanar intergalactique qu’est le culte Starcrash, mais aussi derrière Contamination, ainsi qu’Hercule (1983) qui lui valut un razzie award.

Florence-Guerin-le-chat-noir-Cozzi

Vous ne faite pas attention à ce que j’écris???

Et donc il était là, très content de pouvoir nous livrer SA version de ce film qui avait été monté, remonté par les distributeurs américains pour son exploitation en VHS (mais on comprend vite pourquoi…..), mais il n’a pu faire ce montage qu’à partir de copies de travail, c’est à dire non étalonné (et ça ce voit, mais rien de rédhibitoire). Et le film commence assez gentiment, dans une mise en abime où on se retrouve sur le tournage d’un film (un célèbre giallo donc), puis l’histoire en elle même se met en place avec ce scénariste écrivant un traitement pour une histoire autours d’une très puissante sorcière, Levana, avec l’objectif de mettre sa femme actrice vedette en tête d’affiche au détriment de sa rivale mais néanmoins amie. Amie (jouée par Carolne Munro donc) qui est amie avec le producteur (oui donc elle est sensée coucher avec….le veinard….) lui même ami du scénariste. Non ça ne ce passe pas à Miami.

Et bien sur, quiconque s’intéresse de trop près à Levana prend le risque de la réveiller. Donc là elle se réveille, elle est très moche et surtout très en colère, tente de prendre possession de l’esprit de l’actrice, mais aussi de son tit nenfant (oui car elle a un tit nenfant), son mari commence à la prendre pour une folle quand elle parle du réparateur de frigo (oui il est tombé en panne à cause de la sorcière, trop puissante non ?) qui est venu réparer le frigo, mais en fait le frigo est encore en panne comme si le réparateur n’était jamais venu….Une histoire de SAV normale donc, mais elle se monte tout un bateau avec ça, avec des histoires de miroir aussi. En bref c’est un peu le bordel. Et bien ça c’est avant le dernier tiers du film, qui lui part complétement en vrille, avec des effets spéciaux très approximatifs (normal ils ne sont pas finalisés, mais quand même….), avec des sauts dans le temps, des rebondissements venus de nul part et tutti quanti….

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Ce ne doit pas être si grave alors….

Bon je me suis bien fendu la gueule, mais pas sur que ce soit le but. De toutes façons ce film il y a vraiment très peu de chance (enfin si on peut parler de chance) que vous le voyez avec ce montage (et même avec les autres en fait), pour tout vous dire il est tellement inconnu qu’on ne trouve quasi aucune photos de ce film (on fait ce qu’on peut pour cette chronique, non aucune photo ne vient du film, je me fait juste plaisir) qu’il n’est même pas répertorié sur Allociné (sans commentaire). Mais si vous êtes fan de nanar ce film manquera (gravement) à votre culture, pour les autres…..

une purge totale, à jeter à la poubelle, par la fenêtre, dans le cosmos, bref très loin
une purge totale, à jeter à la poubelle, par la fenêtre, dans le cosmos, bref très loin

Le chat noir -« Il gatto nero »- -« The black cat »- (1989, Ita) écrit et réalisé par Luigi Cozzi (sous le pseudo Lewis Coates), avec Caroline Munro, Florence Guerin, Urbano Barberini…..durée 1h30.

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