The Massive, Tome 1: Pacifique Noir de Brian Wood, K.Donaldson et G.Brown (2013) par Bruce Kraft

Le Kapital, navire du groupe d’intervention écologiste la Neuvième Vague, doit traverser une planète transformée par les catastrophes environnementales et sociales. Tout en recherchant vivres et carburant, les membres de l’équipage tentent de retrouver l’autre vaisseau de leur flotte, le Massive, disparu lors du cataclysme. Le capitaine Callum Israel se voit alors confronté à la question suivante : quel est le rôle d’un écologiste quand la fin du monde a déjà eu lieu ? Accompagné par un ancien mercenaire, une Américaine idéaliste, et la mystérieuse Mary, Israel doit également faire face à des pirates, des bandits, des assassins et aux dangers de l’océan.

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L’auteur de l’excellente série DMZ, Brian Wood, revient en ce beau mois de Juin 2013. Cette fois-ci, plutôt que de se contenter de rester sur la « petite » île de Manhattan le scénariste choisit la mer comme théâtre des aventures d’écolos plus radicaux qu’à l’accoutumée.

Ce que j’aime chez Wood c’est sa très grande facilité à instaurer des personnages vraiment intéressants, bénéficiant de personnalités sinueuses: le chef, Callum, de l’organisation écologiste « La neuvième vague » est un ancien mercenaire qui prône la non-violence, son bras droit, Mag, est un ex-partenaire mercenaire peu bavard et désireux d’armer le Kapital, Mary aux origines troubles se révèle être la femme forte (et tête brûlée) du groupe, Ryan est une bénévole un peu mise à l’écart pour sa fierté d’être américaine…

the massive

Mais, la force de The Massive ne réside pas qu’en ses personnages et à leurs aventures mais à l’ambiance particulière de l’univers de Wood. Imaginez: la moitié des États-unis plongée dans le noir, un tsunami qui a recouvert les deux tiers de Hong-Kong, la fonte de la banquise en Antarctique d’une superficie de 1000 fois Manhattan, les « suicides » de milliers de thons rouges du côté de manille, explosion nucléaire dans le détroit de Magellan, disparition de Taïwan sous la mer….

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Ainsi, au fil du récit Wood distille chronologiquement tous les « événements », sous forme de flashbacks, de notre planète. Autant dire que c’est bien flippant tant on se dit que cela peut-être vrai. Connaissant alors la situation de notre monde le point intéressant du comic devient: « à quoi sert un groupe écologiste quand la fin du monde a eu lieu? ».

Sinon, graphiquement il n’y a pas grand chose à redire sinon que le lecteur sera mis devant le fait accomplit que chaque histoire connaît un dessinateur diffèrent donc forcément avec des hauts et des bas (C’est devenu souvent le cas dans les séries « feuilletons »).

the massive brian wood

Au final on peut dire que Brian Wood nous offre donc une bien belle surprise et je suis heureux de voir qu’un comic-book d’anticipation aborde le thème de l’écologie d’une manière si réaliste. The Massive s’avère être un « sea-movie post-apo » que je vous recommande absolument.

Excellent, encore!!

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