The Darkest Hour de Chris Gorak (2012) par Tootsif

Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.
Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent…
Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette… S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

affiche the darkest hour

HEURES SOMBRES POUR LE CINEMA

Quand mon frangin me tend un dvd avec un sourire en coin et en ajoutant « tiens, tu vas voir c’est de la belle merde », connaissant parfaitement le gugusse, je sais que je dois m’attendre au pire. Et, quand après visionnage, la seule chose que l’on retient de positif c’est la durée très courte, 1 H 20 (qui m’a pourtant semblé s’étirer sur bien plus), du film, c’est que ce dernier a parfaitement répondu aux attentes, si tant est qu’on peut parler d’attentes pour ce genre d’étron.

The Darkest Hour, puisque c’est lui l’heureux gagnant de cette chronique où il va s’en prendre plein la tronche, n’a rien pour lui et ça on le sait dès les premières minutes qui nous envoient à la gueule le message « Mec, tu vas souffrir ! Ce film va être perrave. Mais alors vraiment ! Mais, pour que ton calvaire soit complet, il ne le sera pas assez pour que cela en devienne drôle ». Là, je vous vends du rêve avouez ?

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Faut dire que The Darkest Hour commence très fort : un générique merdique dont on ne verra jamais le lien avec le film (c’est le plan de vol de nos envahisseurs ?) qui enchaîne sur un avion très mal fait en 3D (bon donc comme ça on sait d’entrée de jeux que les effets spéciaux ne nous en foutrons pas plein la gueule) pris au milieu d’un orage (hmmhmmm, quelle subtilité pour nous annoncer le futur du film : des envahisseurs venant du ciel et un lien avec l’électricité. Brillant y a pas à dire) où dedans 2 connards font une blague perrave et balance des répliques bidons (bon donc la force du film ne sera pas non plus du côté du jeu d’acteur et des répliques non plus. Il reste pas beaucoup de moyens de sauver le truc là les gars).

Et une fois l’avion posé, la galère continue entre blagues potaches et surtout présentation de Moscou à chier sur fond de rap russe. L’enfer existe les gars, j’y croyais pas avant mais The Darkest Hour m’a fait comprendre mon erreur. Désolé dieu je vais faire des efforts, je le jure mais m’envoie plus des films comme ça STP !

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En effet, après cette intro tonitruante c’est parti pour une heure et quart de merde infâme où le film va nous décliner les pires clichés sur la Russie et le cinéma.

Alors, du côté de la Russie vue par un nul pour les nuls on aura le droit à tous les lieux communs minables à destination de la jeunesse occidentale crétine : la Russie c’est zéro loi pour 100 % plaisir avec ces boites de nuit blindées de mannequin en mal de golden boys occidentaux se biturant à la vodka au son de rythmes électro wesh-wesh, des mamies incompréhensibles dans des vieux immeubles de l’époque communiste, des locaux bas du front mais le cœur sur la main qui cachent des AK47 sous leur matelas, des savants fous digne de Tesla……

Ah ouais y a pas, le film fait fort quand même.

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Le pire c’est qu’en plus de la Russie vue par un nul, on a aussi le cinéma fait par un nul. Et ça c’est vachement moins marrant que se coltiner tout une tripotée de clichés sur le pays de cocos. Le défaut des films actuels est de faire souvent très long sur une seule thématique et bien, notre « ami » Chris Gorak (ils ont du faire exprès de prendre un réal avec un nom à consonance russe pour dire que, non, il se foutait pas des russkoffs et que c’était pas des stéréotypes de ce pays qu’ils nous ent mais une vraie vision de la Russie moderne, pour preuve, c’est une prod’ russo-américaine et le réal a de la famille là-bas. Et mon cul c’est du poulet) a décidé de faire très court mais en brassant un paquet de genre différents !

D’où le sentiment que le film va n’importe où sauf dans le bon sens car il touche à tout mais mal. Ainsi, on aura droit naturellement au film d’envahisseurs avec les classiques scènes de panique avec mouvement de foule. Bon rien à dire là-dessus, c’est lambda, y a pire mais y a franchement mieux. Juste à signaler que ça manque clairement d’impact vu que ça manque clairement d’un côté massif avec tripotée de figurants courant dans tous les sens se faisant réduire en charpie. ben ouais nos extra-terrestres étant invisibles mais rarement plus de 2 dans le même lieux, le zigouillage de bétail humain manque clairement d’ampleur.

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Après ça le film touche aussi au genre huis-clos, puisque nos héros se planquent pendant 4 jours dans un garde-manger pour échapper aux ET. Le problème c’est que planquer des gars d’un endroit où y a de la bouffe à foison, ça limite quand même toute tension et psychose genre ils vont crever de faim, faut prendre le risque d’une sortie et compagnie. Et puis bon, mettre un peu de background aux personnages pour faire prendre la mayonnaise et en voir certains péter les plombs  ça aurait été pas un mal plutôt que de faire de ce passage un remplissage d’un quart d’heure inutile (un comble quand on a un film qui dure moins d’une heure et demi).

Puis après on tombe dans le classique post-apo avec la ville de Moscou dévastée et semblant vide de tout survivant. Là aussi, le réal réussit à dissiper toute tension puisque notre bande de bras cassés gambadent joyeusement en hurlant à tue tête alors que des extra terrestres invisibles, mais a priori  heureusement sourds (en tout cas cette question est pas abordée mais bon, comme ils sont composés d’onde, ils doivent pas avoir d’oreilles), sont censés hanter les rues.

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A cela il faut ajouter une bande de personnages ultra stéréotypés à mort, et comble du bonheur, mal joués (putain c’est fou comment Emile Hirsch ressemble à Jack Black dans ce film, d’ailleurs là ça aurait été fun avec Jack Black)  dont on devine le rôle, et surtout le sort de chacun, après 2 secondes. Entre le lâche qui aura un instant de courage avant de crever, le boyscout propre sur lui qui mourra pour sauver un membre du groupe, la greluche à 2 de Q.I qui est de la chair à ET en puissance (mais si vous la connaissez celle là, c’est celle qui dans les slashers se planque dans une armoire en faisant claquer les portes devant le tueur mais qui croit que ça va aller), le film enchaîne les lieux communs, ne nous réservant ainsi aucune surprise et foutant ainsi en l’air les rares bonnes idées d’un script pourtant pas très gâté à ce niveau (la détection des ET à base d’ampoule et de déclenchement de phénomènes électriques est La bonne idée qui aurait du être le fonds de commerce du récit pour nous proposer à une sorte de jeu du chat et de la souris dans les rues de Moscou ) puisqu’il se permet même des enchaînements hautement improbables (on peut me dire comment la gonzesse en tombant à la flotte se retrouve catapultée au dépôt de bus) ainsi que des passages WTF (les soldats russes avec leurs « tenues de combat » finiront de vous achever).

Bref, frangin, je ne te remercie pas et crois moi que celé se paiera.

Quelle bouse!!

« The Darkest Hour » de Chris Gorak (2012). Avec : Emile Hirsch, Rachael Taylor, Olivia Thirlby, Max Minghella. Distribué par 20th Century Fox. Durée : 01 H 29

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