Time and Tide de Tsui Hark (2000) par Tootsif

A Hong Kong, la brève rencontre entre Tyler, un jeune homme habitué aux dangers de la rue, et Jo, une femme policier infiltrée, ne sera pas sans conséquence : celle-ci tombe enceinte. Afin de gagner de l’argent rapidement, Tyler devient garde du corps.
Au service de Hong, le chef d’une puissante triade, il s’associe avec Jack, un ancien mercenaire décidé à entamer une nouvelle vie avec Hui, la fille de Hong, qu’il vient d’épouser et qui attend un enfant de lui.
Ensemble, Tyler et Jack parviennent à déjouer une tentative d’assassinat dirigée contre leur employeur, mais leur collaboration va être de courte durée. De complots en guets-apens, d’intérêts opposés en trahisons, ils vont se retrouver opposés et entraînés vers une confrontation mortelle.

affiche time and tide

MAUVAIS RETOUR AU PAYS

Au début des années 90, Tsui Hark est, avec son compère John Woo, la merveille du cinéma hongkongais qui permis de replacer ce dernier sur la carte du cinéma international après la période faste des années 70 et des films de la Golden harvest et de la Shaw Brothers. Et, comme son compère il fut attirer par les sirènes hollywoodiennes qui pensaient que son talent de la mise en scène ferait fureur de l’autre côté du Pacifique. Et, comme son compère il s’y cassa les dents. Mais, lui vraiment. Car si John Woo ne retrouve à aucun moment la flamme de ses films hongkongais il s’en sort tout du moins honorablement (faut dire que son Volte/Face reprend à 95 % ce qui faisait sa force à Hong Kong) contrairement à Tsui Hark qui nous gratifia des « merveilleux » Double Team et Piège à Hong Kong avec un JCVD dont la carrière commençait à tourner en jus de boudin.

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Donc, bien avant son compère qui décida de persister un petit moment aux USA, le père Tsui se dit qu’après 2 années et 2 merdouilles il était peut être de retrouv,er le bon air de son pays natal. Et, contrairement à John Woo qui revint au pays par la grande porte en nous sortant une putain de fresque épique (Les Trois Royaumes à regarder impérativement en version longue), c’est par une porte dérobée et à petits pas que Tsui Hark signa son come back au pays, comme si, sa mauvaise expérience américaine l’avait profondément marquée.

Car, en effet, avec Time and Tide il est bien loin de la folie visuelle et classieuse de Zu, Les Guerriers de la Montagne Magique, de la série des Il Etait Une fois en Chine et de the Blade et on aboutit au final à un polar/actionner des plus banals.

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Pourtant sur le papier ça avait de la gueule : une belle brochette d’acteurs (le beau gosse Nicholas Tse et le vieux de la vieille Anthony Wong), un script sympatoche (une guerre entre une bande de mercenaires et un ancien membre qui veut quitter ce monde, avec au milieu de tout ça une petite frappe looser), une ribambelle de persos barrés (notre petite frappe looser, une lesbienne mise enceinte par ce dernier, un pseudo truand qui se voit plus beau qu’il n’est avec son agence de sécurité, une bande de mercenaires asiatico-latino digne d’un épisode de Walker Texas Ranger) et donc Tsui Hark derrière la caméra pour superviser le tout.

Et malheureusement c’est de ce côté là qui ça suit pas avec une réalisation franchement too much qui a tendance à plomber les scènes d’action. Entre ralentis inutiles et moches, split screen sans aucune tension et scènes d’action franchement pas inspirés et terriblement longues, Tsui Hark est à des années lumières de sa maestria visuelle des années 90 et donne la désagréable impression que le film s’étire sur bien plus de temps que l’heure 40 annoncée.

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C’est dommage car il y a à la base une belle brochettes de personnages frappadingues et que le ton humoristique du début sort de l’ordinaire de l’actionner HK. Mais ces derniers sont bien trop  vite mis au placard tout comme les petites intrigues du début., tout cela vole en éclat après une chouette course poursuite dans un hôtel qui mixe correctement action et cascade dans un style proche de celui de Jacky Chan période Police Story, seule scène qui nous rappelle ce dont Tsui Hark est capable dans un bon jour.

Time and Tide marque donc tout sauf un retour en fanfare pour Tsui hark, incapable de retrouver ce qui faisait précédemment sa force.

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« Time and Tide » de Tsui Hark (2000). Avec : Nicholas Tse, Anthony Wong, Wu Bai, Cathy Chui. Distribué par Columbia Tristar Films; Durée : 01 H 48.

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