Ninja: American warrior de Godfrey Ho (1987) par Marc Shift

Un policier américain se rend à Hong Kong pour démanteler un trafic de drogue, et sur place il est secondé par une policière chinoise de choc. Mais alors qu’il est flic le jour, la nuit (enfin non le jour aussi) il devient le ninja blanc….

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Attention message personnel: non Mickaël Dudikoff ne joue pas dans ce film!!

Vous l’avez constaté ces derniers temps, des chroniques de bon p’tits films d’exploitation sont parues sur notre génialissime blog (Elsa fraulein SS et Nathalie dans l’enfer nazi) ayant en point commun d’avoir été réédité par un éditeur à suivre : Artus film. Et comme nous sommes vénaux sur ce blog, nous n’avons pas laissé passer l’occasion de créer un partenariat avec cet éditeur (on reçoit donc des films et notre poids en capsules de bière).

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Et voici donc devant vos yeux ébahis ce Ninja: american warrior, premier fruit de cette collaboration, issu d’un coffret « Ninja » regroupant trois nanars devenu culte auprès des plus fins connaisseurs regroupant aussi Clash commando (faisant frétiller d’impatience notre brave Flow) et Ninja in action.

« C’est comment t’est ce qu’on fabrique un film qui sera de toutes façons un nanars?? » Me demandez vous dans un français made in Hong Kong? Et bien à vil prix. On prend des acteurs de préférences américains, jeunes et un peu (beaucoup?) naïfs (genre Richard Garrison, un gars très aigri) ou jeunes et enthousiastes (genre Paul Tocha, un fidèle de JCVD jeune), on les faits jouer dans un film, puis on découpe des scènes on en retourne d’autres avec des « acteurs » locaux beaucoup moins cher (ou mieux, on coupe un film local de préférence hard boil avec femme enceinte assassinée….), on mélange le tout et on obtient des oeuvres improbables tout plein de prot’nawak.

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J’ai eu beau l’expliquer à Captain Calva, lui pendant tout le film a cherché, au milieu de soupirs d’exaspération et de consternation, un sens à cette histoire. Alors que rien n’est plus simple que dans ce film, les méchants sont des trafiquants de drogues, les gentils sont des policiers (là il me répond haaaaa ouais….) qui pour quelques-un sont des ninjas (blanc parce que le blanc c’est le bien) que sa collègues chinoise peut être prise pour une blanche avec un masque sur la tronche (métaphoriquement c’est ce qu’il se passe dans le prologue…..pardon? Des métaphores dans un nanars? Oui ok des ellipses….).

Oui bon c’est vrai c’est bien le bordel, on ne comprend pas toujours qui fait quoi dans ce film, mais il doit bien avoir une baston toutes les cinq minutes pour à peu près n’importe quel prétexte, et qu’il est visible que 80% du casting sont de vrai adeptes d’arts martiaux. Mais sans chorégraphie, avec encore moins de répétitions, on ne peut pas dire qu’elles soient d’une folle intensité. Alors c’est dans le tout petit détail qui tue qu’elles atteignent des sommets insoupçonnées, par exemple quand les adversaires n’ont visiblement pas tourné dans le même film (si si c’est possible avec des raccords doublures….), ou aussi avec des accessoires étonnant de non-réalisme, le tout renforcé par des bruitages de haute qualité (là on est dans le fait-maison, mais c’est une maison un peu spéciale….).Ninja-american-warrior-3

Et puis comment résister au charme du doublage approximatif (oui là la VF est obligatoire, j’en ai brulé pour moins que ça pendant l’inquisition….c’était le bon temps…), de répliques venues du vide inter-galactique tel « Hé chef! Là bas y a un ninja!! » (faut dire qu’un ninja blanc se baladant en plein jour c’est pas d’une grande discrétion surtout à découvert….) ou la préférée de Calva « Ta gueule sale flic!! ». Il y a aussi ces décors, digne des meilleurs terrains vagues, un blockaus magnifiquement tagué: « vive la France », « la baguette est d…. » (nous n’avons pas le budget suffisant pour vous livrer la fin du slogan….)!!!

Là on est bien dans le grand nanars de haute qualité, filmé avec une économie d’inventivité rare sauf lors du combat d’une charmante demoiselle uniquement vêtue de sa petite culotte dont on ne verra à aucun moment les nibards (alors que ce n’est pas une doublure masculine, parce que attention ça aussi c’est possible), ce qui est tout de même assez fort. Bon frustrant aussi.

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Vous l’avez bien compris, ce film est fait pour les amateurs de nanars, de ciné bien déjanté, bref, à Sékateur et ses potes accompagné d’un bon pack de bière…..par personne (mention légale sur l’alcool: on s’en fout….). On ne remerciera jamais assez Godfrey Ho, bien plus truand (selon les divers témoignages des acteurs….) que réalisateur, d’avoir fait ces film….

plaisir-coupable

Ninja: American warrior de Godfrey Ho (1987) Distribué par Artus film, avec Jeff Houston, Paul Tocha, John Wilford…..durée 1h27

Pas de B.A., voici un extrait des suppléments avec le très cool Paul Tocha

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