Et si on parlait…de Breaking Bad par Flow

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On ne présente plus Breaking Bad, cette série où un prof de chimie sans histoires, apprend avec stupeur, le jour de son cinquantième anniversaire, qu’il est atteint d’un cancer incurable. Choqué, il décide de fabriquer de la méthamphétamine pour mettre sa famille à l’abri…

Et voilà que je l’ai tout de même présentée… Parler de cette série n’est pas chose aisée. Enfin si, car il y a énormément de choses à en dire, mais en parler avec originalité (ou du moins sans répéter ce qui a été dit mille fois ailleurs, et en mieux) n’est pas facile.

Les superlatifs à son égard, les critiques dithyrambiques et les très bonnes analyses pullulent sur la toile et c’est tant mieux. Une semaine après la diffusion du final, je vous invite à les regarder. J’aurais pu me lancer dans un tel exercice mais comme dit plus haut, ce n’est pas nécessaire. Je vais plutôt vous parler de ma relation personnelle avec Breaking Bad. Et par ce subtile détournement, vous convaincre de la regarder si ce n’est pas encore fait.

J’aime les séries d’un amour inconditionnel, ce n’est un secret pour personne. J’en regarde énormément. Pourtant, et bien que se soit assez triste, très peu sortent du lot. Breaking Bad est de celle-là. On peut lire partout qu’elle est «la meilleure série dramatique de tous les temps». C’est peut-être vrai, je n’en sais rien et ne jugerai pas, mais elle fait partie des rares qui te rappellent pourquoi tu aimes les séries.

-L’addiction.

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Il est assez ironique qu’une série sur la drogue en devienne une elle-même. J’ai commencé à la regarder cet été, au mois d’aout. En un peu plus d’un mois, j’avais vu les 5 (ou 6, c’est selon) saisons. Pendant cette période, mon cerveau était totalement immergé dans cet univers si particulier. Sans ma «dose quotidienne», je ne me sentais pas bien. C’est tellement addictif que t’éprouves un besoin viscéral d’en parler à tout le monde. A tes proches, même s’ils ne regardent pas (et qui du coup souhaitent ta mort), à des gens sur le net et même à des inconnus. Voilà l’effet que Walter White a sur ton cerveau. Les séries avec lesquelles j’ai eu cette relation sont très peu nombreuses, ce sont «mes» chefs-d’œuvres. Breaking Bad est assurément de celles-là.

-Pénétrer un univers et ne plus vouloir le quitter.

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Dès le premier épisode de la série, je savais que j’allais aller au bout. L’univers dépeint, les personnages, la manière de raconter l’histoire, tout fait que tu ne veux plus partir, que tu veux rester là et faire partie toi-même un petit peu de ce monde fantasmé.

-Suivre le parcours de personnages hors du commun.

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L’avantage des séries sur le cinéma n’est pas négligeable. On suit des personnages sur une période plus ou moins longue. Ils ont le temps d’évoluer, de grandir, de régresser. Bref, de vivre. Sur ce point là, Breaking Bad est le top du top. Walter White (et son aka Heisenberg) est le personnage le plus complexe de ces dernières années. Suivre son parcours équivaut à un tour de grand huit émotionnel. Époustouflant. Avec lui, je suis passé de l’amour à la haine en quelques minutes. Vince Gilligan a joué avec moi comme avec un yo-yo.

-Les patients seront récompensés.

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Pour suivre une série sur plusieurs années, il faut de la patience. Les scénaristes les plus intelligents l’ont bien compris et récompensent les fans de leur bébé avec des clins d’œil, des détails que seul le spectateur assidu peut comprendre. Vince Gilligan est passé maître en la matière. De par la réalisation de Breaking Bad et le soin apporté à chaque plan, chaque micro-intrigue, j’ai eu l’impression qu’il s’adressait spécialement à moi (oui je sais, mais dans mon cas c’est psychiatrique).

Toutes ces raisons font que je suis un sériphile. C’est ce que je recherche dans une série. Je veux ne plus pouvoir me passer de mon épisode hebdomadaire comme un drogué de sa dose ; je veux ressentir l’illusion de faire partie d’un univers dont la disparition me fera éprouver une nostalgie immense comme si une page de ma propre vie se tournait ; je veux m’investir dans le destin de personnages sur le long terme comme je le ferais avec des personnes réelles ; et enfin je veux croire qu’il existe une connivence entre moi et les scénaristes.

Breaking Bad m’a apporté tout ça comme aucune autre série l’avait fait avant elle. Voilà pourquoi elle est géniale. Elle est la définition même de la série. Du coup, vous ne pouvez que la regarder et l’apprécier. Parole de Flow !

Collapse

On se quitte avec une déclaration d’amour (attention spoilers).

Je me souviendrais de Breaking Bad parce que:

  • parce que passer de la pitié à l’amour, puis de l’amour à la haine vis à vis de Walter White en moins d’un épisode prouve que c’est un personnage fabuleux.

  • parce que moi aussi parfois j’ai une mouche dans le système.

  • parce que Bryan Cranston.

  • parce que la réalisation sophistiquée prouve que les séries n’ont rien à envier au cinéma.

  • parce que chaque détail compte.

  • parce que même la cleptomanie de Marie n’a rien enlevé au capital sympathie de la série.

  • parce que Jesse Pinkman a bien trop souffert.

  • parce que les «méchants» ont la classe même s’ils sont tous latinos.

  • parce qu’empoisonner un enfant pour arriver à ses fins c’est mal.

  • parce que je n’ai jamais autant stressé pour la survie d’un personnage que pour Hank à la fin de One Minute (3.07).

  • parce que je n’ai jamais autant stressé pour la survie d’un personnage que pour Hank au début de Ozymindias (5.14) et cette fois à raison.

  • parce que Mike voulait juste donner des millions de $ à sa petite fille ^^

  • parce que Better Call Saul !

  • parce que Skinny Pete et Badger sont quand-même vraiment cons.

  • parce que les Terminators mexicains étaient vraiment ridicules.

  • parce que ce con de Walter White a eu des portes de sortie tout au long de la série. Mais qu’il n’en a pris aucune.

  • parce que partir au Mexique en avion pour décimer un cartel c’est ringard. Même dans Breaking Bad.

  • parce que les grands-pères incontinents ça explose.

  • parce que Ozymindias (5.14) est un des meilleurs épisodes de séries que j’ai vu à ce jour.

  • parce que Huey est certainement encore dans sa planque.

  • parce que j’ai oublié plein de parce que.

  • parce que Breaking Bad, Bitch!

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7 commentaires

  1. Alors perso je comprends pas l’engouement pour cette série. J’ai testé et au bout de 5 épisodes ça me gavait tellement ça tournait en rond. Donc très loin d’être culte pour moi

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  2. Franchement je n’ai vu que la saison 4 (bah oui!!) et je l’ai trouvé très addictive et surtout….méchamment réalisée!! Il y a une qualité visuelle rarement atteinte pour une série et ça….chapeau!!! Je pense que je vais me payer le luxe de m’acheter l’ensemble de la série en DVD!!

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  3. @Tootsif: On ne peut plus rien pour toi mon pauvre ! ^^

    @Bruce: Non mais quelle idée ! (je sais que tu n’avais pas vraiment le choix mais bon ^^). Paye toi ce luxe. T’as bien raison et tu ne le regretteras pas.

    PS: en relisant les parce que je me suis rendu compte que celui sur les méchants latinos pouvait être mal interprété. Je n’ai rien contre le fait qu’ils soient latinos, hein ^^ Je tenais juste à signaler l’étrangeté de la chose… Pourquoi TOUS les méchants de cette série le sont ? Voilà ^^

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  4. j’ai tout bouffé en 2mois c’est une très bonne série mais pas ma préférée the shield profit the wire et the sopranos restant mon tiercé gagnant (merde ça fait quatre!) pour une série diffusé sur le câble us non payant c’est gonflé, par contre l’ empathie pour White n’est jamais vraiment venu finalement, Pinkman et les persos secondaires sont plus intéressants
    t’a raison c’est bien addictif elle mérite les recompenses

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    • Pareil, je l’ai dévorée en deux mois. Un an après, le souvenir est encore vif.
      Je suis en train de me rattraper sur The Wire (saison 3). Elle est excellente mais ce n’est pas vraiment comparable 😉
      The Shield Et The Sopranos, je les garde pour plus tard !

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