Resident Evil : Afterlife de Paul W. S. Anderson (2010) par Tootsif

Dans un monde ravagé par un virus, transformant ses victimes en morts-vivants, Alice continue sa lutte à mort avec Umbrella Corporation. Elle poursuit son voyage à la recherche de survivants et d’un lieu sûr où les mener.
Cette quête les mène à Los Angeles mais ils constatent très vite que la ville est infestée par des milliers de morts-vivants. Alice et ses compagnons (dont un vieil ami inattendu) sont sur le point de tomber dans un piège d’Umbrella.

affiche resident evil  afterlife

HELAS IL Y A UNE VIE APRES UN EPISODE DE RESIDENT EVIL

Après 2 épisodes passés comme simple producteur, Paul W. S. Anderson reprend les commandes de la franchise à la gloire de sa chère et tendre Milla, je parle bien sûr de la saga (attention faut prendre sa grosse voix pour la prononcer comme dans l’intro des jeux) RESIDENT EVIL. Et Monsieur revient pour le pire et………….roulement de tambour……………………………..rien que pour le pire !

Ben ouais, on va pas tourner autour du pot des plombes, les films R.E c’est de la merde et naturellement celui-ci ne déroge pas à la règle mais, le souci c’est que si le dernier opus était tellement merdique que c’en était fendard si on était capable de le regarder au second degré, ce n’est pas le cas de cet Afterlife qui est juste une putain de merde qui vous fera chier pendant une heure et demi semblant s’étirer sur des plombes.

image resident evil afterlife - 1

Non mais bordel pourquoi t’es revenu aux commandes Paulo ? Ca te foutait les boules que d’autres que toi filment la plastique de Milla ou quoi ? En plus, salopard tu nous prives de toute scène déshabillée avec Milla et donc d’au moins 50 % de l’intérêt du film et comme le reste vole au ras des pâquerettes, si on nous prive de nos seuls moments de plaisir, le film devient un véritable calvaire.

Bon, et si on parlait quand même un peu du film et de son contexte. Depuis le mot d’ordre de la licence semble être de ne pas en avoir. Bon ok, la licence essaie quand même d’avoir une trame scénaristique (c’est un bien grand mot) qui se suit d’un épisode à l’autre mais, dans le genre cinématographiqe  et le style visuel abordés, si les zombis sont présents d’un opus à l’autre, on fait dans le grand écart. Huis-clos/action dans le premier, action pure dans le second, western post-apo avec pouvoirs psy dans le 3ème et là on passe dans le film de siège à tendance matrixienne.

image resident evil afterlife - 2

Heu, je sais pas son t’as dit mon bon Paulo, mais, Matrix c’était déjà de la merde avec ses ralentis et sa caméra tournante molle du cul lors de sa sortie, mais 15 ans plus tard c’est juste franchement pire. Alors ok, que tu saches pas chorégraphier correctement une scène d’action et que tu tentes ainsi de camoufler les passages un peu trop dur à réaliser pour toi, ça passe, mais que tu nous fasses toutes les scènes d’actions au ralenti, qui plus est pas impressionnant pour 2 sous, c’est juste pas possible. Ca rend ces scènes d’action d’une mollesse et d’une lenteur juste incommensurables et ça impressionnera juste 3 péquins fans de tuning qui pensent que foutre 40.000 effets visuels c’est le summum de la classe.

Bref c’est mou du cul du niveau de l’action. Et c’est pas au niveau du scénario que le film va se rattraper. En même temps on ne peut pas dire que ce soit le point fort du jeu vidéo. D’ailleurs les fans de ce dernier verront que la trame et le design des monstres s’inspirent de la période RE 5 (la plus détestée des fansboys) avec ses Majinis et leur bouche en lamproie et son Wesker boosté au virus qui se prend pour Néo. Ah ben voilà ! C’est donc pour ça que Paulo nous a foutu des scènes d’action à coup de ralentis et bullet time too much (et moche), la fusion des univers, des médias, le clin d’oeil, toussa, toussa…..

image resident evil afterlife - 3

Et mon cul c’est du poulet ?

Alors on a droit à un film de siège où Alice et sa clique ultra stéréotypée (le boyscout, le salopard…..) se demandent comment rejoindre un bateau juste en face de leurs petits yeux. Bon, ça ça arrive après 20 minutes d’un ennui mortel où on voit Alice se balader à travers le globe dans un pauvre petit avion (euh, comment elle le rempli son bousin vu que dans l’opus précédent ils galéraient déjà à trouver de l’essence) et à nous faire des vidéos bien chiantes de ses états d’âme façon found footage (et oui c’est à la mode donc la franchise ratisse aussi de côté là, tout comme avec la tenue très cuir de Milla qui renvoie aux Underworld.

image resident evil afterlife - 4

Pour autant ce passage en prison n’améliore pas grandement la qualité du film puisque le film ne joue quasiment pas (ou très mal) sur l’effet d’enfermement et les conflits entre les divers protagonistes. Pour enfin prendre son pied, dans la mesure où on est un fan de nanar, il faut attendre le final sur le tanker et la prestation remarquable de l’acteur de Wesker (qui a le mérite de faire encore plus mauvais que le jeu du personnage numérique) et son affrontement final tellement nul qu’il fera sourire.

Le retour de Paul W. S. Anderson aux commandes de la franchise Resident Evil ne permet ainsi aucunement à la série de sortir du tas de fumier dans laquelle elle fait son nid mais comme le succès public est au rendez vous à chaque opus pourquoi faire plus ?

Flam0

« Resident Evil : Afterlife » de Paul W. S. Anderson (2010). Avec : Milla Jovovich, Ali Larter, Wentworth Miller, Boris Kodjoe. Distribué par Metropolitan FilmExport. Durée : 01 H 37.

Publicités

3 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s