Quantum Of Solace de Marc Forster (2008) par Tootsif

Même s’il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l’organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu’ils avaient imaginé…
Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d’affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d’une mission qui l’entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manœuvre pour prendre le contrôle de l’une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l’organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique…
Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu’il s’approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l’avance sur la CIA, les terroristes
et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l’organisation…

affiche quantum of solace

007 : COMME L’ÉPAISSEUR DU SCENARIO EN MM.

Casino Royale marquait la renaissance de la franchise James Bond après les années d’égarement brosnanien et pour continuer dans la lancée d’un véritable renouveau de la franchise (nouveau Bond, nouvelle orientation plus réaliste du film) voilà que le second épisode de ce nouvel arc de la franchise se présente comme une suite directe de Casino Royale.

Idée super le papier puisqu’elle évitait les longues phases d’introduction pour ainsi commencer directement au cœur du récit et de la quête, que l’on imagine vengeresse (suite au final de Casino Royale) de Bond. Et effectivement, le moins que l’on puisse dire c’est que ce Bond là nous évite une longue introduction en nous plongeant d’entrée au milieu d’une course poursuite à bord de la somptueuse Aston Martin de Bond. Ca débourre, c’est franchement bien filmé, bref en un mot ça claque !

image quantum of solace - 1

Et ce n’est que le début, à peine le temps de descendre de l’Aston de Bond pour reprendre son souffle, que l’on enchaîne avec une course poursuite cette fois ci acrobatique, sur les toits de Sienne. Là on est juste en plein trip Assassin’s Creed (d’ailleurs c’est limite si le 2 ne s’est pas inspiré de ce passage).

Et hop là après ces 20 premières minutes menées à fond de train vous pensiez pouvoir vous reposer un instant  et bien vous aviez torts ! Voilà Bond à Haiti où après avoir fracassé la gueule d’un mec, failli se faire tuer par une charmante demoiselle, qu’il sauve cette dernière pour se lancer dans un slalom naval !

Heu, siouplé je voudrais 2 secondes pour reprendre ma respiration ! Vous me les accordez ? Que nenni, le film continue les moments de bravoure bondienne et c’est ainsi qu’arrive ……le générique final ?????

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Ouais, ok, je voudrais pas paraître un poil chiant, toute cette action c’est bien sympa et ça maintient le spectateur dans un état de stress permanent, mais vous avez pas l’impression d’avoir oublié un truc primordial ? Genre un scénario et des personnages un minimum travaillés ?

Quantum Of Solace se présentant comme la suite de Casino Royale il était normal de reprendre les pistes laissées en suspens par ce dernier c’est à dire le compagnon de Vesper et cette mystérieuse organisation secrète dont faisait parti le chiffre et qui faisait pression sur Vesper. Donc Quantum devrait normalement, logiquement faire la lumière sur toutes ces zones d’ombre, Bond devant botter le cul à cette organisation, venger Vesper et retrouver ce mystérieux fiancé pour mettre les choses au clair.

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Alors globalement il fait bien ça mais en 2 secondes entre 2 scènes d’action sans trop que l’on sache pourquoi. Vesper et son fiancé on en parlera 2 minutes au départ et 2 autres à la fin dans une conclusion laissant en suspens encore plus de questions qu’il y en  avait à la fin de Casino Royale. Quand à la mystérieuse organisation infiltrée au seins des différents gouvernements et tentant de les contrôler en sous mains, ben heu…. que dalle ou presque.

Il y a aura bien  une scène au milieu du film qui donnera l’impression de lever une partie du mystère mais comme celle-ci  ne dure qu’un instant et n’a pas de suite dans le reste du scénar le mystère reste entier et la frustration est encore plus grande quand on sait que l’opus suivant prend une toute autre direction et zappe tout le background instauré dans les 2 premiers volets.

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On se demande donc vraiment en quoi Quantum of Solace est la suite de Casino Royale d’autant que la trame principale, aussi légère qu’elle soit, peut vraiment être prise séparément et les éléments faisant écho au premier film semblent avoir été mis pour nous faire croire qu’il y a un fond plus noir que ce que l’on croit dans cette saga.

Malheureusement ici ça ne prend pas tant les éléments de scénar sont noyés entre des scènes d’action qui s’enchainent bien trop vite perdant ainsi le parfait équilibre qu’avait su atteindre Casino Royale entre scènes d’action à couper le souffle et moment de tension par les interactions entre les personnages. Ici rien de tout ça, Bond avance en ligne droite et brise les murs foutus en face de lui, laissant derrière lui tous les autres protagonistes qui sont d’ailleurs bien trop succinctement développés.

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Entre des James Bond girls plus potiches que jamais ou au background caricatural on est loin de retrouver le mordant, la classe, la force et la faiblesse mélangées de Vesper, un méchant dont la place dans la mystérieuse organisation n’est jamais clairement établi (manipulateur ou manipulé ?), les rares éléments scénaristiques de Quantum of solace sont mal branlées et bien trop léger pour nous tenir en haleine.

Demeure ainsi au final un sentiment de vacuité absolue, le film étant ainsi totalement dénué de fond. Il a heureusement le bon goût d’un rythme mené à 100 à l’heure et d’une durée raccourcie permettant de camoufler pendant son déroulement le vide le constituant. Malheureusement une fois ce dernier terminé, il laisse, malgré la prestation bestiale de Daniel Craig, un goût désagréable en bouche : quelle était la finalité de tout ça ?

Et bordel c’est quoi ce titre incompréhensible ?

mauvais

« Quantum of Solace » de Marc Foster (2008). Avec : Daniel Craig, Mathieu Amalric, Olga Kurylenko, Gemma Arterton, Judi Dench. Distribué par Sony Pictures Releasing. Durée : 01 H 47.

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3 commentaires

  1. Je suis comme Daniel Craig, je n’ai toujours rien compris au scénario. Un sacré accident. Je me souviens m’être endormi au cinoche à l’époque ^^
    Et Amalric putain ! Qu’est-ce-qu’il joue mal !
    Heureusement que Skyfall est arrivé !

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  2. Ou pas pour l’arrivée de Skyfall qui m’a autant emmerdé que celui-là avec son scénar faussement complexe et son méchant grand-guignolesque.
    Surtout que Skyfall boucle mal le triptyque puisqu’on ne boucle aucune des pistes des 2 précédents opus (cette mystérieuse organisation infiltrée partout) et que le reste est franchement mal foutu (la relation filiales M/Bond est franchement grossière, le passage Manoir piégé ridicule…) et que ça traine franchement en longueur.
    Après un premier épisode convaincant la franchise n’a pas poursuivi sur les bonnes pistes

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