Et si on parlait…des derniers films vus en 2013 (2).

Avant de vous livrer mon flop 10 2013 (lundi 06/01) et mon top 10 2013 (mardi 07/01), il est de bon ton de revenir sur les films que j’ai eu le temps de voir ces deux dernières semaines, que j’avais raté en salles, mais qu’il me semblait important de regarder avant de préparer mes classements.

Petit tour d’horizon, en deux parties (aujourd’hui et demain), et vraiment succinct (trois, quatre lignes) sur des longs-métrages qu’il fallait voir ou pas.

Deuxième partie consacrée aux films live.

White House Down de Roland Emmerich.

White-House-Down-Channing-Tatum-Jamie-Foxx-poster-affiche

Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu’il lui apprendra la nouvelle, il l’emmène visiter la Maison-Blanche. C’est à ce moment qu’un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier…

white-house-down-channing-tatum-jamie-foxx

Après La chute de la maison blanche par Antoine Fuqua, La chute de la maison blanche par Roland Emmerich. C’est pareil mais en moins bien, et encore plus con, et réac. Sous couvert de progrès (faut voir Jamie Fox en caricature de Barak Obama), le film essaie de démontrer que l’heure n’est pas à détente entre les peuples mais à la méfiance et à la peur. C’est pitoyable, d’autant que la géopolitique vu par Emmerich est du niveau d’un gosse de 12 ans. C’est drôle et ça explose mais ça ne suffit pas à masquer le fond puant de l’entreprise. J’aime bien tous les acteurs qui y jouent mais je me demande pourquoi ils ont accepté de se compromettre là-dedans. Roland, fais nous plaisir, arrête le cinéma.

Vraiment très mauvais
Vraiment très mauvais

Le dernier pub avant la fin du monde de Edgar Wright.

Le-dernier-pub-avant-la-fin-du-monde-Simon-Pegg-Nick-Frost-Edgar-Wright-poster-affiche

En 1990, cinq amis célèbrent la fin de leurs années de lycée par une tournée des douze pubs très alcoolisée dans leur village de Newton Haven. Vingt ans plus tard, Gary King, le meneur du groupe, vit encore dans le souvenir de cette nuit et rappelle ses amis pour les sortir de leur vie rangée afin de parvenir à ce qu’ils n’ont pas pu faire plus jeunes : achever leur tournée en parvenant jusqu’au fameux bar The World’s End. Mais tout serait passé pour le mieux si un événement ne venait pas tout gâcher.

Le-dernier-pub-avant-la-fin-du-monde-Simon-Pegg-Nick-Frost-Edgar-Wright-1

Légère déception pour le troisième opus de la trilogie Cornetto. Si on retrouve l’humour décapent des créateurs de Shaun of the dead, l’originalité n’est plus là. On semble même assister à un remake de ce dernier. On rigole volontiers mais c’est celui dont on se souviendra le moins. Dommage.

Moyen, sans plus
Moyen, sans plus

Evasion de Mikael Hafstrom.

Escape-Plan-Evasion-Sylvester-Stallone-Arnold-Schwarzenegger-poster-Affiche-jpg

Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultra sécurisées. Il teste lui-même l’efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s’évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. Piégé dans ce complexe ultra-moderne, harcelé par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray découvre une conspiration pour le faire disparaître à jamais. Sa seule chance de survie : une alliance avec Emil Rottmayer, un co-détenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de s’évader, ils vont d’abord devoir se faire confiance.

Escape-Plan-Evasion-Sylvester-Stallone-Arnold-Schwarzenegger-1

Grosse déception! La réunion de Stallone et Schwarzenegger promettait un film d’action fun et décomplexé. Que nenni! Le film est long et chiant et n’offre que peu d’action. A l’image de la réplique phare du film: «tu frappes comme un végétarien», le tout sent bon le moisi.

Bof, pas terrible
Bof, pas terrible

Don Jon de Joseph Gordon-Levitt.

Don-Jon-Joseph-Gordon-Levitt-Scarlett-Johansson-Julianne-Moore-poster-affiche

Jon Martello est un beau mec que ses amis ont surnommé Don Jon en raison de son talent à séduire une nouvelle fille chaque week-end. Mais pour lui, même les rencontres les plus excitantes ne valent pas les moments solitaires qu’il passe devant son ordinateur à regarder des films pornographiques. Barbara Sugarman est une jeune femme lumineuse, nourrie aux comédies romantiques hollywoodiennes, bien décidée à trouver son Prince Charmant. Leur rencontre est un choc, une explosion dans la vie de chacun. Bourrés d’illusions et d’idées reçues sur le sexe opposé, Jon et Barbara vont devoir laisser tomber leurs fantasmes s’ils veulent avoir une chance de vivre enfin une vraie relation…

Don-Jon-Joseph-Gordon-Levitt-Scarlett-Johansson-Julianne-Moore-1

J’aime bien Joseph Gordon-Levitt. Du coup, j’étais intrigué par ce film qu’il a écrit et réalisé (son premier). Le résultat n’est pas honteux mais n’est pas concluant pour autant. Son porno addict ne finit pas amoureux transis en pleine rédemption (façon romcom pourrie qu’il moque au début) mais pas loin. C’est dans la routine que le film installe, et qui est censée représenter celle de la vie du personnage, que le film ennuie car il en devient lui-même, routinier, avec ses courtes séquences façon Requiem for a dream. Trop tôt pour dire si l’acteur devrait se contenter de jouer mais pas de quoi l’encourager à continuer sa carrière de réalisateur non plus.

Moyen, sans plus
Moyen, sans plus

Les amants du Texas de David Lowery.

Les-amants-du-Texas-Casey-Affleck-Rooney-Mara-poster-affiche

Bob et Ruth s’aiment, envers et contre tout. Et surtout contre la loi. Un jour, un braquage tourne mal et les deux amants sont pris dans une fusillade. Quand Bob est emmené par la police, Ruth a tout juste le temps de lui annoncer qu’elle est enceinte. Dès lors, Bob n’aura qu’une obsession : s’échapper de prison pour rejoindre sa femme et son enfant. Mais quand il y parvient, quatre ans plus tard, le rêve correspond mal à la réalité. En fuite, poursuivi par la police et par les membres d’un gang, Bob peine à rétablir le lien avec sa famille. Ruth est devenue mère et elle ne veut pas d’une vie de cavale : courtisée par un policier attentionné, la jeune femme devra choisir entre le passé et l’avenir.

Les-amants-du-Texas-Casey-Affleck-Rooney-Mara-1

Étrange film que le premier projet de David Lowery. Il a toutes les caractéristiques des grands espaces, le charme et le silence. Il ne se passe pas grand chose au Texas pour les personnages, le scénario est cousu de fil blanc et la réalisation est quelconque. Pourtant, on ne peut se détourner de ce vide plein de charme. Une sacrée prouesse.

Bon film
Bon film

Mud-Sur les rives du Mississippi de Jeff Nichols.

Mud-sur-les-rives-du-Mississipi-Mattehew-McConaughey-Reese-Witherspoon-poster-affiche

Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ?

Mud-sur-les-rives-du-Mississipi-Mattehew-McConaughey-Reese-Witherspoon-1

Un sacré film. Même si je n’en avais entendu que du bien, Mud me faisait peur. A tort. Le dernier Jeff Nichols est un putain de grand film. Ample, optimiste et facile à appréhender (je pensais que ça allait être le total opposé). Récit initiatique, il confronte la naïveté de l’enfance à l’âpreté du monde des adultes. Tout ça en pleine nature (le Mississippi y apparaît tour à tour terrifiant et enchanteur) et porté par un casting flamboyant. Je vous ordonne de le regarder si ce n’est pas déjà fait. Pendant ce temps (et en attendant son prochain, un projet SF), je vais en profiter pour regarder ses deux précédents longs-métrages: Shotgun Stories et Take Shelter. Putain, je suis triste de l’avoir loupé en salles…

Excellent, encore!!!
Excellent, encore!!!
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s