Horreurs nazies, le camp des filles perdues de Sergio Garrone (1976) par Kapitän Von Kalfa.

Alors que je m’apprêtais à commencer une dure journée de labeur, l’idée perverse me vint de ne pas travailler pour regarder ce disque si gentiment envoyé par Artus. Bon, regarder dès six heures du matin, il faut être un peu marteau quand même. Ca tombe bien, c’est ce pourquoi Marc m’a embauché. Mais pourquoi faut-il être dingo pour regarder cette galette, me direz-vous? Et bien , la réponse est très simple. Lorsque l’on pense à de l’exploitation de genre (sexy, nazi, zombi, etc), il faut s’attendre au pire.

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L’histoire:

Un colonel SS tient un camp de prisonnières juives afin de procéder à toutes sortes d’expériences médicales. Un groupe de soldats allemands est joint aux expériences qui deviennent plus grivoises.

Oula, je suis rapide non? Mais si j’en dévoile plus, pas la peine de regarder le film; l’intrigue reposant sur un billet de cinq euros (le nouveau, encore plus petit).

le menu est copieux...
le menu est copieux…

Ce que j’ai aimé dans ce film:

-Le casting m’a semblé absolument inconnu. ça m’arrange, je m’en fous. Mais certains acteurs font des efforts pour se faire détester. J’aime. Le colonel est sympa dans son genre… Je veux dire: fourbe hein; pas cool.La médecin est une lesbienne sadique dont le regard de morue salée m’a bien fait rire. La mère maquerelle, la Kapo et le sergent SS sont pas mal non plus.

l'homme qui murmurait à l'oreille des suppliciées...
l’homme qui murmurait à l’oreille des suppliciées…

-Les décors en carton pâte. Du grand art à l’italienne! Ou comment faire tenir un film entier dans 10m². Sont forts mes cousins! J’ai bien rigolé de voir certains acteurs faire preuve de tact lors d’une ouverture/fermeture de porte; ça tremble de partout et on prie pour ne pas voir de pan de mur ou de plafond se décrocher. Quoique…

Avec Nazi douche, vous aimerez vous doucher...
Avec Nazi douche, vous aimerez vous doucher…

– L’histoire. Je n’ai pas détesté. Les cinq premières minutes furent difficiles; plus à cause de l’enrobage (SS, nanas à poil…) finalement. Car une fois passé le cap, on se surprend à vouloir savoir le pourquoi du comment. C’est d’autant plus facile que ce film évite les longueurs. Bref, on passe un moment loin d’être fastidieux.

 Horreur-nazies-le-camps-des-filles-perdues

 

Je n’ai pas aimé:

– Au vu de l’année, je ne peux pas me permettre de faire le difficile. Je n’ai donc rien détesté. Et j’en suis le premier surpris pour ce genre de films. Certes je peux regretter la sauce tomate à la place du sang, des scènes d’opérations chirurgicales parfois bancales, des musiques pourries (là par contre, c’est dur) et des dialogues proches d’une conversation entre Flow et Tootsif. Mais au final, « tout çà passe comme un suppositoire », comme dirait Marc.

Je prendrais bien un whisky d'abord...
Je prendrais bien un whisky d’abord…

A voir ou non?

Oui. Puisque certains d’entre vous sont des pervers assoiffés de sang, de femmes à poil et de nazillons à dégommer, regardez moi cette cochonnaille de film. Les autres, et bien, soyez curieux.

bof, mais ça passe
bof, mais ça passe

Horreurs nazies, le camp des filles perdues -« SS lager adis kastrat kommandatur »- de Sergio Garrone (1976, Ita) edité par Artus films, avec Mircha Carven, Paola Corazzi, Giorgio Ceroni… durée 1h29

Le camp des filles perdues – trailer par apparitor

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