The Expendables 3 de Patrick Hugues (2014) par Mat Castle

 Suite à une mission qui a salement tournée et qui a laissé un de ses soldats sur le carreau à cause d’ un ancien « expendable », Barney Ross décide de  faussement raccrocher les colts et les grenades en dissoudant son équipe de « old timers » en la remplaçant par une  plus jeune et « high-tech » que la précédente. Son but: détruire Conrad Stonebanks responsable de l’état « entre la vie et la mort » de son compagnon d’armes.
 
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PAPY FAIT (MAL) DE LA RÉSISTANCE
Le projet « Expendables 3 » sentait déjà un peu le bousin bien avant sa sortie , non pas de part l’annonce du forfait de Bruce « Mc Lane » Willis pour cause de gros sous, mais plutôt par la forme générale qu’allait ressembler ce nouvel opus et la réorientation ou repositionnement, si vous voulez,  de l’audience visée.
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 Je parles effectivement de la classification « Pg 13 » du film. Pas toujours dégueulasse, ce type de métrages du au classement de la MPAA (la censure ricaine) a certes donner de bons films ( donc restreints niveau cul, violence graphique ou psychologique et langage châtié) mais dans l’ambiance « retro » « old school » ou « subversif » (cochez la mention inutile) du projet initial de Sly cela pervertit l’idée de base en y faisant entrer le ver dans le fruit.
Les années 80 c’est bien connu, c’étaient des coupes de cheveux immondes, des fringues atroces, de la zik’ bien naze mais c’était aussi le cinéma des gros bras, des « actions movie stars » dont les métrages se construisaient autour d’ elles, et surtout d’une violence complètement décomplexée, assumée et jubilatoire qui façonnait la cinéphilie (bisserie?) de jeune ados de l’époque comme votre serviteur   (j’ ai 35 piges).
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Stallone, Schwarzie ou cette grosse loutre de Steven Seagal faisaient partie de cette clique dans des « actioners » aussi bourrins que fun. Sly a su revenir en force avec ses chants du  cygne de ses « yin/yang » à lui (Rocky et Rambo) pour des résultats critiques et commerciaux très corrects, les autres se sont un peu perdus dans les nanars ou DTV. Le premier « Expendables », malgré de nombreuses critiques réussissait son pari en remettant au gout du jour et sur grand écran ce genre de ciné que l’ on pensait révolu. Sa suite pouvait s’apprécier malgré la caméra toute baveuse de Simon West mais la fibre nostalgique commençait déjà  à atteindre ses limites.
Avec ce nouveau chapitre, on atteint malheureusement le fond du trou. La première séquence sur le train semble rassurer malgré une absence de gore et de cadrages rapides pour éviter de trop en montrer dans la violence mais la suite n’est que plus cruelle. Je ne recherches pas du dur pour du dur , des arrachages de chair ou démembrement dans chaque film mais dans ce genre de péloche c’est exactement ce que l’ on veut voir car on a un recul nécessaire pour les apprécier et se marrer.
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La c’est la douche froide, avec un cynisme digne d’un costard cravate de studio, l’acteur de « Cobra » renie le cinéma, « son » cinéma en par exemple rajeunissant son « cast » pour toucher un max d’audience possible en pleine contradiction avec la pensée de départ. Cela se caractérise par exemple  la distribution des rôles: Des « fighters » de l’ « UFC/MMA »  (sport très en vogue aux U.S donc des spectateurs potentiels) aussi bons sur le ring que très limités devant la caméra, de scènes d’infiltrations même pas digne des « rushes » du plus mauvais des « Mission Impossible » et aussi  molles qu’ un coït de tortues et d’un humour surement trop balourd  pour la « next gen » mais plus du tout référencé pour la vielle garde de fans, donc ça ne contente personne au final.
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Content de revoir Wesley « Blade » Snipes mais il est carrément sous exploité et visiblement hors de forme pour réellement exister. Banderas censé être l’aspect comique du truc, agace réellement malheureusement, Harrison Ford fait vraiment pitié par son grand age et ses expressions limitées (cela annonce rien de très bon pour les nouveaux « Star Wars » mais bon je m’avance peut être) et Statham (« Cranck « fuckin »2 »!!!!!!) commence à prendre de la bedaine. Par respect pour l’ensemble de leur carrière, je ne parlerais pas des « cameos » insignifiants de Arnold et de Jet Li.
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La seule bonne surprise vient de Mel Gibson, sorti d’ un gros « boycott hollywoodien » (il l’a bien cherché) l ‘espace d’ un film, le « Braveheart » donne tout ce qu’il a dans quelques scènes de dialogues bien senties mais c’est loin de sauver un bateau qui prend de toute façon l’ eau de toute part. « Expendables 3 » et son rythme sont aussi touchés de plein fouet par un énorme trou d’air en milieu de métrage ou plus rien ne se passe laissant le spectateur dans un ronflement embarrassant. Le final expéditif et peu spectaculaire laisse tomber « la cabane sur le chien » et laisse un sale gout amer dans la bouche à la sortie de la projo.
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Complètement à la masse en voulant ratisser trop large, « Expendables 3 » se perd dans le consensus en perdant au passage son âme et son identité. Vu les sanctions critiques et commerciales négatives de sa carrière de ces deux cotés de l’ Atlantique , il faut espérer que ceci fasse réfléchir Sly à l’avenir et que  son attrait du dollar facile ne le bouffe pas définitivement artistiquement parlant.
Une bouse ou une purge, au choix
Une bouse ou une purge, au choix
The Expendables 3 de Patrick  Hugues (2014, USA) avec Sylvester Stallone, Arnold Schwarzeneger, Harrisson Ford, Wesley Snipes, Mel Gibson…..durée 2h06
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Un commentaire

  1. On est d’accord cet opus c’est de la merde. En perdant ce côté nostaglique, limite parodique du deuxième opus pour verser dans l’actionner « moderne » lambda on obtient un truc sans âme.
    A cela il faut ajouter des vieux de la vieille qui sont à l’économie (Mel Gibson, Schwarzi et Harrison) ou totalement ridicules (Banderas) ou les 2 (Jet lee dont on se sert pour une scène où il mitraille, wtf), des nouveaux sans charisme et sans répondants et on obtient une purge difficilement supportable.
    Je crois qu’il est temps de laisser tomber l’affaire

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