PIFFF 2014

Cette semaine se tient à Paris, au Gaumont Opéra, la 4ème édition du PIFFF, petit festival bien sympathique, conduit par Mad Movies. Huit films sont présentés en compétition cette année. Huit films ancrés plus ou moins fort dans la SFFF et genre associé, voire même hors genre…

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Le PIFFF 2013 avait révélé une vraie capacité des sélectionneurs à proposer du neuf, du zarb, du fun, en d’autres mots à trouver des films qui méritent d’être vus, au-delà des carcans parfois trop codifiés des genres. Ce que l’on pouvait reprocher à la sélection de Gérardmer, puisant parfois dans le film d’auteur ou la comédie pour étoffer son offre, se trouve ici renforcée, avec une cohérence éditoriale incontestable. Il s’agit ici de présenter des films de genre, certes, mais surtout des films intéressants – ce qui avec le foisonnement de zèderies toutes copié-collées s’avère problématique. D’où cette volonté d’aller toujours plus loin, quitte à se tourner vers d’obscures productions, auteurisantes ou expérimentales.

Pour mémoire, les huit films présentés l’année dernière étaient les suivants :

  • Love Eternal – film émouvant sur la… nécrophilie…
  • The Battery – film intimiste sur la survie en milieu zombifié
  • Animals – film bizarre narrant l’amitié d’un ado avec son ours en peluche
  • All Cherleaders Die – film rigolo très « bit-lit »
  • Odd Thomas – film léger et hollywoodien, très « fantômes contre fantômes »
  • Real – film intriguant sur la virtualité (ou la réalité je sais plus)
  • L’étrange couleur des larmes de ton corps – joli titre pour un film difficile à encaisser
  • Cheap Thrills – film socialement engagé

Cette sélection avait le mérite (et à mon avis, grand mérite) d’être variée et pertinente.

Nous verrons si l’édition 2014 est du même niveau. Rétrospective prévue pour dimanche.

En attendant, parlons du film d’ouverture, « The Mole Song – Undercover Agent Reiji » du fou furieux Takashi Miike. Adapté d’un manga, ce film nous conte l’histoire rocambolesque d’un jeune flic, trop naïf et trop naze pour faire du bon travail, que sa hiérarchie sacrifie en l’envoyant en infiltration dans un clan de yakuza soupçonné de mettre sur le marché une drogue terrible.

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Sur le papier, ça pourrait être banal ou ennuyeux, mais nous retrouvons ici le Takashi Miike de « Gozu », ce même souci du délire, allant bien au-delà de l’histoire racontée.

Les situations improbables et humoristiques s’enchaînent sans faiblir jusqu’au dénouement totalement foutraque. On peut vraiment parler de cinéma cartoon. Il faut s’accrocher car le film est assez long, et mêle dans son intrigue, ancrée dans le polar, des éléments de comédie de mœurs, d’horreur (des papillons en intestin, par exemple), et pour finir de science-fiction. C’est parfois du grand n’importe quoi, mais c’est bon, et ça marche !

Tout comme l’année dernière où le festival s’était ouvert avec l’hilarant « Sorcières de Zugarramurdi » d’Alex de la Iglesia, ce PIFFF 2014 débute avec un gros éclat de rire.

Ca promet…

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