Et si on parlait…de mes dernières expériences cinématographiques.

Dans les mois qui viennent de s’écouler, j’ai réalisé quelques petites expériences en sortant de ma zone de confort. Certaines se sont révélées catastrophiques (The Tribe) d’autres un peu plus concluantes (Lilting) et enfin, une m’a même permis de faire évoluer mon jugement sur un réalisateur que je n’apprécie que très moyennement (je pense à toi David Fincher). Bref, c’était une période très sympathique.

Petit tour d’horizon:

Mon cinéma habituel.

Les Gardiens de la Galaxie de James Gunn.

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Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être …

En 2012, Avengers a été un tournant pour Marvel. En effet, le studio a acquis une notoriété auprès du public bien plus importante que par le passé. Mais ce moment de grâce estompé, il est intéressant d’analyser les réactions du public et du studio. Les attentes du premier ont grandi alors que les seconds se sont contentés de servir des films faciles et vite oubliables tant ils n’ont pris aucun risque (Iron Man 3, Thor 2). Mais enfin, avec Les Gardiens de la Galaxie, il semble qu’ils aient enfin décidé de se sortir les doigts afin de proposer des personnages peu connus des néophytes. Un vrai pari, donc, qui s’est avéré payant tant Les Gardiens… constitue une vrai bouffée d’air frais en attentant Avengers 2. Un vrai blockbuster estival ; fun et décomplexé, emmené par des personnages délirants. Vivement conseillé si vous cherchez à penser un bon moment.

Note:

un bon film
un bon film

Non-Stop de Jaume Collet-Serra.

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Alors qu’il est en plein vol, un agent de la police de l’air reçoit des SMS d’un inconnu qui dit être à bord et vouloir assassiner un passager toutes les 20 minutes s’il ne reçoit pas 150 millions de dollars.

Taken 3 ! Ah non, pardon, je me suis planté. Mais vous en conviendrez, Liam Neeson lui aussi semble s’être trompé de film tant son interprétation dans les deux longs-métrages est totalement identique. C’est assez flippant. Au-delà de ce constat assez triste, le spectacle offert est débile, drôle et complètement dénué de toute vraisemblance (ah le 11 septembre…). Mais ce n’est pas grave car un lendemain de cuite ou un jour de grande paresse, ça passe plutôt bien. Mais attention, si vous lancez ce film, vous ne pourrez vous arrêter avant la fin et vous devrez le regardez…non-stop. Je sors !

Note:

bof, mais ça passe
bof, mais ça passe

22 Jump Street de Phil Lord et Christopher Miller.

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Les deux policiers Schmidt et Jenko, après être retournés au lycée pour mettre à découvert un nouveau réseau de trafiquants, retournent cette fois-ci à la fac pour démanteler un trafic de drogues.

Tout simplement génial. Je trouve ça très drôle. Encore plus que le premier. Après Lego, c’est le deuxième film de Phil Lord et Christophe Miller qui me transporte cette année. Jonah Hill et Chaning Tatum sont excellents dans leurs rôles respectifs, les personnages secondaires sont bien allumés comme il faut et en prime, la mise en abyme est bienvenue. Bref, une comédie de très bonne facture comme j’aimerais en voir plus souvent.

Note:

un bon film
un bon film

Mes expériences.

Gone Girl de David Fincher.

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A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

Je n’aime pas beaucoup le cinéma de David Fincher. Entre son Se7en moralisateur, son Alien 3 ringard, son Fight Club au message antisocial imbuvable, son Panic Room à la réalisation tape à l’oeil et le somnifère Benjamin Button ; j’avais décidé d’arrêter les frais. Il n’y a guère que Zodiac, assez sobre, qui m’a bien plu. Son nouveau long-métrage semblait partir plus dans ce sens que dans celui de ses extravagances passées à l’esbroufe tristounette et prétentieuse. Je me suis donc laissé tenter. Et je ne le regrette pas. Gone Girl est une vrai réussite. A une efficacité formelle inespérée (sa roublardise habituelle sert réellement l’histoire), Fincher ajoute un fond pessimiste et désenchanté sur les relations de couple et sur l’être humain en général. Ses personnages sont sombres et profonds, ils ne se laissent pas appréhender facilement et se révèlent sous leur vrai jour que petit à petit. Un film noir, tortueux et captivant porté par des acteurs très inspirés (oui oui, même Ben Affleck). Je ne sais pas si David Fincher va persévérer dans cette voie mais Gone Girl m’a un peu réconcilié avec son cinéma. Une vraie surprise !

Note:

un bon film
un bon film

Lilting ou la délicatesse de Hong Khaou.

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Londres. Dans une maison de retraite, Junn, une mère sino-cambodgienne pleure la disparition de son fils, Kai. Son deuil est dérangé par l’arrivée soudaine de Richard. Elle ne sait pas ou ne veut pas savoir qu’il a été le compagnon de Kai. Ils ne parlent pas la même langue mais, aidés d’une interprète, vont essayer de communiquer dans le souvenir de celui qu’ils ont aimé.

Ce n’est pas un film que je serais allé voir de moi-même mais passer à côté aurait été dommage tant la sensibilité et l’émotion qui s’en dégagent sont d’une puissance rare. Porté par un casting visiblement très investi, cette histoire de deuil douloureux et d’apprivoisement difficile sent bon la sincérité. Sur un ton grave, qui ne s’interdit pas quelques doses d’humour, on est amené à découvrir cette histoire universelle. La mort d’un être cher est certainement une des expériences les plus difficiles à vivre et pourtant une des plus banales (on passe tous par là). Mais derrière la tristesse de la mort, le film veut surtout offrir une leçon d’espoir et d’optimisme en rapprochant deux êtres qui n’ont en commun que leur chagrin. Poignant.

Note:

un bon film
un bon film

The Tribe de Myroslav Slaboshpytskiy.

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Sergey, sourd et muet, entre dans un internat spécialisé et doit subir les rites de la bande qui fait régner son ordre, trafics et prostitution, dans l’école. Il parvient à en gravir les échelons mais tombe amoureux de la jeune Anna, membre de cette tribu, qui vend son corps pour survivre et quitter l’Ukraine. Sergey devra briser les lois de cette hiérarchie sans pitié.

Certainement un des pires films que j’ai vu de ma vie. Mettons les choses au clair d’entrée de jeu. Ce long-métrage m’intriguait pour plusieurs raisons. Premier film d’un metteur en scène ukrainien réalisé uniquement en multiples plans-séquences et en langue des signes (sans sous-titres, précisons), il semblait constituer un sacré défi. D’où ma volonté de le découvrir, en plus de l’envie naturelle de sortir de ma zone de confort cinématographique. Mal m’en a pris. Le résultat est juste affligeant de médiocrité, et pire, de suffisance. Sûr de son procédé, Myroslav Slaboshpytskiy ne s’interdit rien et en fait des tonnes. Au point de se mettre assez rapidement (une vingtaine de minutes, un record !) le public à dos. L’absence de sous-titre n’apporte rien au film et n’est rien d’autre qu’une volonté prétentieuse de la part de son instigateur. Sauf que le seul effet produit est d’embrouiller le long-métrage (on ne comprend rien aux dialogues). Pire, les plans-séquences offrent un spectacle ennuyant à souhait (traverser une cour prend dix minutes, monter des escaliers en prend vingt, etc…). Ajoutez à cela une complaisance d’un niveau rarement atteint dès qu’il parle de violence et de sexe et vous obtenez 2h15 de spectacle désolant et gratuit. La violence est sourde mais pas la nullité. Affligeant.

Note:

Une bouse ou une purge, au choix
Une bouse ou une purge, au choix
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4 commentaires

  1. J’avoue avoir bien kiffe les gardiens aussi qui m’a rappelé les blockbusters comme Jurassic Park et cie qui prenaient pas leur publics pour des cons en proposant du divertissement bien fun.
    Et après les derniers marvel tout sauf marvel-eux ça fait plaisir

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  2. Les gardiens de la galaxie est aussi dans mon top 10 2014, sans hésiter! J’ai passé un excellent moment de cinéma (http://www.histoiredecoupsdecoeur.com/2014/08/les-gardiens-de-la-galaxie.html).
    J’ai aussi eu la chance de voir Lilting (dans le cadre d’un projet scolaire avec une de mes classes) et j’ai beaucoup aimé l’émotion dégagée par ce film, tout en douceur, en délicatesse (comme dans le titre). Un beau film vers lequel je ne serai pas forcément allée en dehors de ce projet. Je ferai un récap’ des films que ce projet me permet de voir, car finalement, comme pour mes élèves, il me sort de mes habitudes cinématographiques. Je n’ai pas vu les autres mais suis bien tentée par Gone Girl (j’ai lu le roman, je voudrais voir ce que David Fincher en a fait).

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