[Rec4] : Apocalypse, de Jaume Balagueró, par Sékateur

Rec premier du nom fut une grosse claque au moment de sa sortie, sans doute l’un des meilleurs films ayant utilisé la technique du found footage – car le procédé était cohérent, immersif, et solidement mis en scène. C’est l’un des rares qui « restent », que l’on n’a pas encore totalement oublié… Après deux suites sympas mais inégales, Jaume Balagueró pouvait-il redresser la barre et offrir un Rec 4 – dernier du nom – tout aussi mémorable ?

Les suites de suites de suites peuvent parfois offrir de belles surprises. C’est rare, mais ça peut arriver. Regardez Alien4… (quoi ? C’est le seul ?)

C’est difficile à expliquer, mais votre serviteur avait vraiment espoir de découvrir un pur film de flippe, comme l’était le premier. Peut-être pas aussi réussi, non, mais tout de même sérieux et atmosphérique.

C'est bien joli une coisière, mais au milieu de l'océan, quand on veut trouver un dentiste, y'a plus personne !
C’est bien joli une coisière, mais au milieu de l’océan, quand on veut trouver un dentiste, y’a plus personne !

Ok, le sous-titre de ce Rec4 n’était pas franchement emballant. Apocalypse. Terme mille fois emprunté, notamment par Resident Evil… Mais bon, c’est pas un sous-titre qui fait un film, n’est-ce pas ?

Si j’ai nourri tant d’espoirs, c’est parce que Balagueró a repris les rênes de sa propre franchise. Et que Balagueró, mine de rien, c’est tout de même un très bon réalisateur. Mais le talent du réalisateur ne fait pas tout, il a parfois besoin de s’appuyer sur un script de qualité pour construire une œuvre digne d’intérêt.

Allez, le pitch !

Souvenons-nous. Dans Rec, une journaliste tourne un documentaire sur les pompiers. Lors d’une intervention dans un immeuble, elle doit faire face à des agresseurs, sans possibilité de fuite, car les issues sont curieusement verrouillées. A la fin, elle se fait avoir. Dans Rec2, c’est un peu tout pareil, sauf qu’on comprend que le mal vient d’une sorte de gros asticot (!). Dans Rec3, rien à voir, on passe.

Voilà. Maintenant, la journaliste, seule survivante du premier opus, se retrouve sur un bateau, au milieu de l’océan, et apprend qu’elle est mise en quarantaine, avec tous les autres survivants des autres opus. Pourquoi cette quarantaine ? Je ne vous le dirais pas. Bien évidemment, sans spoiler outre mesure, le virus se répandra, et plein de zombies infesteront rapidement ce joli bateau…

Va te bagarrer dans un couloir aussi étroit, toi...
Va te bagarrer dans un couloir aussi étroit, toi…

Bateau, maître mot de ce scénario…

Que de clichés. Que de conventions. Ils nous ont tout fait. Le type sympa, balèze, qui n’est pas ce qu’il semble être. Le geek qui pirate tous les systèmes en mangeant des barres chocolatées. Le scientifique véreux totalement borné. Le virus qui se répand avec une facilité déconcertante (comme si personne ne connaissait sa dangerosité) ; les décisions débiles des autorités du navire…

Bref, tout cela sent très mauvais.

Heureusement, Jaume Balagueró, sans doute conscient de servir un script moisi, fait tout son possible pour animer son film. Tant pis pour l’ambiance horrifique, dans ce Rec4, nous assisterons à un survival répondant aux codes du film catastrophe. Il ne s’en tire pas trop mal, le bougre. Il fera même plaisir aux amateurs de gore dans une scène plutôt bien amenée…

rec4 - 1

Finalement, Rec4 conclut péniblement la franchise, mais n’en demeure pas moins un gentil film d’horreur, idéal pour une soirée pluvieuse… Ce n’est déjà pas si mal…

bof, mais ça passe
bof, mais ça passe
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7 commentaires

  1. Jamais testé Rec. La hype du premier et le fait d’utiliser la technique du found footage (procédé que je trouve être une solution de simplicité pour éviter de se casser le cul à prévoir ses plans et son montage) m’ont fait le zapper.
    Et là dans ce dernier le pitch vend du rêve : zombis, bateau……

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  2. Comme dans « The Purge2 » on nous ment sur le titre, infection globale chaos général fin du monde que l’on découvre dans….un bateau ;-( trop déçu par le script pour le voir en salle, vaut fantasmer (surement en vain)sur un hypothétique « 28 jours plus tard 3 » PLUS à hauteur de ses ambitions..

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  3. vu l’échec commercial totalement immérité du 28 mois plus tard c’est pas demain la veille qu’on aura droit à une seconde séquelle du film de Danny Boyle, dommage les comics ont bien pris la relève mais un segment international sur grand écran aurait été vraiment fun

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