La dernière maison sur la plage de Franco Prosperi par Cineemotionart

Après avoir dévalisé une banque, Aldo aidé de ses complices sont piégés au bord de mer. Ils trouvent refuge dans une maison isolée où vivent une religieuse et ses étudiantes. Ils prennent en otage les occupantes, en attendant le moment précis de la fuite, les jeunes femmes subissent des sévices par leurs preneurs d’otages qui prennent un malin plaisir à les violenter.

Ce genre particulier de film, Rape and Revenge, n’a pas été une révélation mais j’ai été assez surprise par le film de Franco Prosperi. Ce genre particulier, Rape and Revenge, ne m’est pas très habituel mais on apprend toujours. J’avais déjà vu un film de ce genreI Spit On Your Grave de Steven R. Monroe sorti 2010 sans vraiment connaître la catégorie. La dernière maison sur la plage se centre sur des femmes victimes de viol ou témoins d’un viol suivi de la mort d’un de ses proches se vengent de ses agresseurs. Après avoir fait quelques recherches à la suite du visionnage de ce long-métrage, j’ai appris que le premier à être cité comme le créateur de ce genre est Wes Craven avec son film La dernière maison sur la gauche sorti en 1972. 

Dès le début du visionnage du long-métrage, j’ai été assez perplexe. Je crois m’être dit: mais qu’est-ce que c’est ? Le film commençait étrangement et à ce moment précis j’ai pas été très emballé. Je me suis dit que j’allais m’ennuyer. Mais je suis resté car je voulais voir ce que donnait le film. Mais au fur et à mesure que le film s’installait, posait les personnages et les développait tout comme l’histoire, il m’a intrigué. C’est donc au final, un film assez prenant qui révèle trois preneurs d’otages violents, brutaux.

Enfin bref, je m’attendais pas du tout à cette violence, aux mauvais traitements que subissent les femmes. Mais c’est ce qui fait la particularité du film. La tension ne monte jamais complètement, c’est plus une succession de sévices, de situations très intenses.

La trame narrative, de ce que j’ai pu lire, ressemblerait au film de Wes Crave. Les sévices, les humiliations, les meurtres, les viols s’entassent les uns après l’autre jusqu’à ce que les victimes se vengent. Elles montrent ainsi leur part sombre qui s’éveille à la fin du film. Avec cette violence, elles mettent de côté la fonction religieuse qu’il les incombe. On voit dans ce film italien, l’horreur qui sommeille au plus profond des êtres ou le sadisme, les violences n’ont aucune limites.

Autant les deux brauqueurs sont monstrueux et prennent un malin plaisir à violenter les habitantes de la maison, Aldo est sans doute le plus vicieux, le plus manipulateur car il semble ressentir de la compassion envers les femmes mais ce n’est qu’une impression. C’est lui le chef de la meute et même s’il ne participe pas aux atrocités de ces deux congénères, il les laisse s’amuser avec leurs jouets, va-t-on dire.

Ce qui est assez surprenant dans ce film est la manière dont le réalisateur a stylisé et théâtralisé l’ensemble. En effet, il balance un tas d’effets accrocheurs avec notamment des gros plans sur les visages ou des ralentis pour aller au plus profond de la brutalité qui généralement se passe hors caméra.

De nombreuses scènes se calquent de cette manière mais les scènes les plus efficaces et la plus réussies sont:

  • La scène du début lorsque le braquage se produit. On ne voit que les genoux des braqueurs et donc rien de la situation dans la banque. La scène entière revient plus tard par le biais de flash-back plutôt réussi.
  • La deuxième est une des scènes de viols et on voit en gros plan le visage d’un des preneurs d’otages très clairement et près. C’en est déroutant.

A part la scène du braquage, aucune autre scène n’est filmé en dehors de la maison et tous les clichés misogynes s’accumulent au fur et à mesure. Le réalisateur a opté pour un musique qui contraste complètement avec le contenu et cela est réussie. Cela offre une intensité à la brutalité émise.

Les acteurs sont plutôt pas mal, notamment, Florinda Bolkan dans son rôle de soeur torturée. Elle est très convaincante et crédible. Ray Lovelock dans le rôle d’Aldo est captivant par son air manipulateur et intelligent. Enfin bref, La dernière maison sur la plage est assez réussie et cela même s’il n’est pas abouti pour ma part.

Enfin, le film se laisse regarder. Il est prenant avec un air pesant, étouffant qui subsiste et qui met mal à l’aise par l’effet de confinement à l’intérieur de la maison.

un bon film
un bon film
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